EX, F. I*. F. C. CONSTAT. H. S. DCC. L
(T Mclissæus Aper, Üls du CneiuB. et M»rcus Staius Rufus, lits de Marais, dnninvirs
pour la soüoude fois, out fait faire ce iabrum par décret des Déeurions, et des deniers puMics; il coûte 7S0 sesterces i. »
.A l’autre extrémité de la salle est l’n/ucii.v ou baiilislerium, bassin de marbre de forme rectangulaire, long de 5“, 05 sur l'",59 de largeur, et de 0"',60 de profondeur, destiné aux bains d’eau chaude, caliila lamiio, et pouvant contenir huit h dix personnes. I.(! fond de ce ba.ssin étant à un niveau un peu plus élevé que celui du sol de la salle, on devait, pour y entrer, monter trois degrés h l’('xtérieur, et en descendre "deux à l’intérieur. Le degré supérieur portait le nom de pliileiits, l’inférieur servait de siège aux baigneurs.
La muraille du caldarium était jaune; des pi1a.stres cannelés et peints on rouge soutiennent la comiche; l’un d’eux est coupé d’une manière fort disgracieuse par la porte du le/iidarium. Dans le mur c.st une ouverture
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qui (lut fournir de l'eau fraîche ufm de teinpénu' la chaleur lorstiu’elle devenait insupportable. La voûte (;n partie dt’druite ('tait percée de trois fenêtres autrefois vitrées; elle est décorée de simples cannclure.s peintes en jaune et en blanc, sorte -d’ornement très-propre à faire écoid(!r la vapeur condensée en eau. Le pavé en mosaïque est isolé sur de petits pitiers do briques qui laissaient circuler la chaleur empruntée aux fourneaux voisins; Uîs mura étaient creasés dans le même hui. Ces sortes de pavés se nomm ient suspriisurw.
Lor.s(iue dans le caldarium la transpiration avait été excitée par la vapeur ou par le bain, les masseurs, Iractalores, s’emparaient du baigneur
KlrimUr.
et lui ratis.siient la peau avec un instrument recourbé de corne, d’ivoire ou de métal nommé strigille ', puis ils le livraient aux reunclarii ou aliplæ, charg(’'s de le frotter d’onguents et de parfums.
Souvent au sortir du caldarium, on pa.ssait brus(|uement au friyidariiim sans s’arrêter dans le tepidarium, témoin ces vers de .Sidoine Apollinaire :
Imtrate aljentes post balnea torrida ftuctu$, t’t solidêt calidam frigore tympha culem.
Caam. IX.
« Après le« haiiis brûlants, outrez daus l’eau glacée, afin que l’eau, par sa fraîcheur, fortitiila peau (VbaulTée. •
On si\it ((lie cet u.sage s’est con.servé chez les Russes et les Orientaux, et tend il s'introduire de nouveau dans les régions du Sud et de l’Occident.
A|>rès avoir (varcouru 1a partie publique des thermes, il nous reste à visiter rhy[)ocauste o, qui fuurnis.sail aux salles de bain la vapeur et l’eau chaude. On y arrivait (lar trois entn'es ; la première était ce corridor que nous avons déjà signalé, et qui parlait de Vapodyterium,- la seconde est la fmrle c aujourd’hui murée, qui ouvrait sur la rue des Thermes; la
* On a trouvé ici et |*ort- aa une espèce <le troii$iS(.^u formé de qtuilrr strigillofi, une patère L*l im petit vase A parfums, le tout en bronze et rtiuni par un anneau liristi.
THERMES
troisiètnn onlin donnait sur une cour de forme irrégulière p, ayant sur la ruelle des Tlierines une porte e également condamnée. Cette (jour parait avoir été couverte en partie par un toit en appentis, reposant sur deux colonnes et protégeant contre la pluie le bois destiné à l’alimentation des fourneaux. De la cour parlaient doux escaliers très-étroits, l'un conduisant il riiypocauste, l’antre aux terrasses (pii régnaient sur une partie des bétiments des thermes.
Revenons il l’Iiypocmiste; il se compose de deux parties distinctes, le fourneau, jornax ou furniciila, et le præfurniinn, espace assez étroit sur lequel donnait la bouche du four, et où se tenait le cliaulTeur nommé forimcariiis, foriuiculor, ou plutôt, selon l’in.scription qn’on lisait sur les Iviins mémo, fiinmriitor. On a trouvé dans le pnvfurnium une assez grande quantité de résine dont on se servait pour activer le feu.
Le foyer était rond, et n’avait pas moins de 2”, 20 de diamètre; il avait à sa partie inférieure deux conduits qui portaient l’air échaulfé .sous les pavés suspendus et dans les murs creux des étuves.
I.es chaudières n’étaient |ioint placées au-des.sus, mais ù côté du foyer; toutes deux étaient engagées dans le massif du fourneau. La première, dans laquelle l’eau devait entrer en ébullition, était séparée du foyer par un es|iace d’environ 0“,80 ;, elle recevait l’eau de la s«;conde chaudière, qui, plus éloignée encore, ne contenait que de l’eau tiède, et qui était alimentée par un ré.servoir rectangulaire, long de .S '“,80 sur l^.AO. Nous dirons tout à l’heure comment celui-ci devait être rempli. Tout cet appareil est pre.scpie entièrement détruit.
L’hypocauste étant situé entre les grands Thermes et ceux que l’on désigne sous le nom de Bains des femmes, il pouvait ainsi servir aux deux élablis-scmcnts, et les chaudières étaient placées h une hauteur suffisante pour donner la chute néces.saire aux jets ipii juillis.saient dans leurs diverses salles.
En face de la cour p, de l’autre côté de la ruelle des Thermes, on avait cru découvrir les re.stesd’un grand réservoir, d'une piscine ou aqttariiim qui aurait alimenté le ré.servoir dc.s Thermes; on avait .supposé que les conduits étaient portés par une arche jetée sur la rue, et dont on avait cru distinguer quelques vestiges; il est reconnu aujourd’hui que ces jirétendus restes d’arcade n’étaient autre cho.se que ceux d’un .simple pilastre. D’ailleurs, l’aliscnce d’enduit et celle du dépôt calcaire ipii se trouve dans tous les
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rOMPElA.
autres conduits ou réservoirs trouvés à Ponipéi, démontrent (]ue cette piscine, si c’en était une, n'avait pas encore servi, et n'élait pus tciminée à l'époque de la catastrophe. Gau suppose qu’uir autre réservoir a pu être posé sur les gros murs de la pièce t du bain des femmes, et que ce réservoir étant devenu insunis;uit, on avait commencé à en construire un autre. Nous sommes d’autant plus disposés il adopter celte conjecture, qu’elle est parfaitement d’accord avec le système que nous allons exjioser ?i Toccasion des Bains des femmes.
A l’angle N. -O. de l’î/e occupée par les Thermes existent plusieurs salles n’ayanl avec ceux-ci d'autre communication que les tuyaux qui y amenaient l’eau et 1a vapeur de l’hypocauste; c’est à ces salles qu’on a donné le nom de Bains dtîs femmes. Ce sont des bains en effet, mais leur construction est gro.ssière, leur ornementation pauvre et sans élégance, et il est peu probable que les bains des femmes aient été si négligés quand ceux des hommes étaient si richement décorés. Les partisans de cette opinion ont oublié d’ailleurs que, chez tes Bomnins, il n’y avait pas de bains particuliers pour les femmes à l’époque de Titus. Lorsque des bains publics furent établis à Borne dans les derniers temps de la République, les hommes et les femmes .se baignaient dans les mêmes établissements, mais «i des heures différentes ; il existait même des distinctions parmi les hommes, et un fils ne se fût |)as baigné avec son père, ni même un gendre avec .son beau-|»ère; mais .sous les empereurs, ces distinctions disparurent peu à peu, et les sexes en vinrent à se baigner ensemble, ainsi que l’attestent tant de passages de Pétrone, qui vivait .sous Néron, et de Martial, qui écrivait ses épigrammes sous Domitien. Ce ne fut que plus de quarante ans après la destruction de Pompéi (|u’ Adrien rendit une ordonnance qui proscrivit le retour ù la séparation des sexes et aux princi|)es de pudeur si indignement violés sous .ses prédécesseurs. Il est donc certain (]u’ il ne put y avoir è J’ompéi des bains spéciaux et sc'parés pour les hommes et les femmes.
(Juel le était donc la destination de cet établi.ssement si simple accolé à ft dfts thermes si riches, .si élégants? Voici l’hypothèse la plus vrai.s<-mblable, selon nous : le biHimcnl dans lequel on a crû voir un bain rései"vé aux femmes existait depuis longtemps ; les progrès du luxe et de la |)a.ssion des bains en ayant fiiit reconnaître l’insuffisance, on construisit des thermes plus vastes, tout en conservant les anciens (pii ne servirent plus sans doute que de bains gi'atuits ou pres(|ue gratuits pour les pauvres.
THERMES
Leur position à un niveau inférieur pourrait même faire supposer qu’il.s étaient alimentés par les cau.v sortant des thermes, économie qui confirmerait encore notre dernière supposition.
yuoi qu’il en soit, la destination de ces salles ne saurait être douteuse; elles n’avaient qu’une seule entrée d, ouverte sur la nie des Thermes, et précédée d’un petit vestibule r qui avait été pris sur la largeur du trottoir. Après avoir franchi la porte, on se trouvait dans une chambre 7 qui servait è la fois de spolialoriuin eide fri(jidariiiin;m y retrouva les banquettes appartenant à l’un, et le bassin qui caractérisait l’autre. Cette salle irrégulière ainsi que les deu.v suivantes ne pouvait guère recevoir à la fois plus de dix personnes. De là on passait dans le tepidarium s, échauffé par un pavé suspendu. La vapeur brûlante circulait également sous le sol et dans l’épai.sscur des murailles du caldarium I, où se trouvent le buplistrriuni et le labrum construits en maçonnerie grossière. Les voûtes sont bien conservées, mais entièrement nues; les peintures ipii décoraient les parois sont à peine visibles; en un mol ces salles sont dans un tel état de délabrement, que seules elles n’eussent pu fournir à l’archéologie des renseignements plus positifs que ces vestiges de bains qu’on découvre chai|ue jour dans toute l’étendue de l’ancien empire romain ; elles servent aujourd’hui de magasin pour les objets trouvés à Pompéi.
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