THÉÂTRES. AMPHITHÉÂTRE
> sait (|iip lt> mol (m grec «£3tTp>iv,
«le Hsàofiii. Lüiileni|)ler. signifie lieu d’oii l’on r«‘garite , el par extension lien oii se (Innnenl les représenlalions (lramali()ucs.
Inventeurs (In ilranie, les Cirocîs le l'urenl aussi (lu llu'ûlre, et l’on connait dans leur patrie un assez grand nunilu'e d’«-difices de ce genre dont les ruines sont parvemu's jusipi’ù nous ; il suffira de cit«>r les Itniitlres d’Atlii’'nes. de Milo, de Di'-los, d’Argos, de Mantiiu^(>, de Sievone, de Missolonghi, .lero, cri. d. Lnrisse, etc. Mais lors«pi’on «‘li'va ees monu-
ments durables. l’art dram.'itique i^tail d«‘ji’i depuis longtemps en hnnneiir;
THÊATRKS. AMPIIITIIÉATRK.
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perfection de celui qui fut construit par Thémislocle, édifice qui devait servir de type h tous ceux qu’élevèrent dans in suite les Grecs et les Romains.
Le théâtre antique se composait de deux parties principales : 1" la partie semi-circulaire, appelée en grec xoîXov (le creux), on latin cacca ou vison uni, réservée aux spectateurs; 2“ la partie rectangulaire, la scène, destinée à la représentation des pièces.
Le xoï>.civ ou cavea, en italien gradinata, et que noms appelons h tort l’amphithéâtre, était garni de plusieurs rangs de gradins semi-circulaires, en fuite les uns sur les autres, et de plus en plus élevés en s’éloignant de la scène, afin que les spectateurs ne fussent pas gênés j)ar ceux qui élaient devant eux. Ordinairement les gradins étaient comme si‘parés en plusieurs ordres ou étages par des galeries également semi-circulaires, nommées iioi'M;/.», baltei, ou prœcincliones. Selon l’étendue des théâtres, ils avaient une, deux ou trois préciiiclions , qui formaient des divisions portant les noms de ima, media et sumina cavea.
Dans les théâtres grecs, chaque classe de citoyens avait scs sièges distincts. Les premiers rangs étaient occupés par les agonothètes, ou juges des pièces de théâtre, par les magistrats, par les généraux d’armée et les prêtres; les citoyens aisés occupaient les rangs intermédiaires, et le commun du peuple était relégué aux places les plus élevées.
Dans les théâtres romains, les |)atriciens, les plébéiens, les femmes, furent longtemps confondus sans aucune distinction ; le peuple entrait pêle-mêle, et les places étaient au premier occupant. Deux édiles, Serranus et Slribonius, d’après l’avis do Scipion l’.âfricain, qui à cette occasion perdit beaucoup de sa ])opularité, abolirent cette habitude de la vieille liberté, et séparèrent les .sénateurs des plébéiens. La loi Roscia réserva les quatorze rangs inférieurs de gradins aux personnes élevées en dignité. Ktifin Auguste compléta la réforme, et voici comment ce fait est rapporté par .Suétone : • Frappé de l'injure faite à un sénateur â (|ui, dans les jeux célébrés ft l’ouzzoles, aucun des nombreux spectateurs n’avait fait place, il corrigea le désordre et la confu.sion qui régnaient dans les spectacles. Il fit pour cela décréter par le sénat cpi’à tout .spectacle public, et en quelque lieu que ce fût, le premier rang de sièges resterait vacant pour les sénateurs; il défendit que les amba.s.s<idcurs des nations libres et alliées fussent as.sis à l’orchestre, parce qu’il découvrit que quelques-uns d’entre' eux étaient fils d’affranchis. Il sépara le
l'OMPEIA.
peuple des soldats; les plébéiens mariés eurent une place marquée; il y en eut une pour les enfants, et, aupi’ès, d’autres pour les précepteurs. Il ordonna que les gens mal vêtus ne pourraient se placer à l’ampliithéatre ; jl ne permit aux femmes de voir les combats de gladiateurs que du lieu le plus élevé, tandis qu’elles étaient accoutumées auparavant à resU-r confondues avec les autres spectateurs. Il ii’accorda qu’aux .seules ve.slales une pla(* .séparée au tbéétre, et vis-à-vis la tribune du préteur. Il éloigna lellement les femmes de la vue des alhlèles que, dans les jeux qu’il donna coininc pontife, le peuple lui demandant un couple de lutteurs, il le remit au lendemain, et proclama qu’il ne trouvait pas bon (pie les femmes vin.s.seut au théâtre avant la cinquième lieure du jour. »
Vous voyez, que, chez les Romains comme chez les (Irecs, les gradins supérieurs et la galerie, dont je parlerai tout à l’beure . étaient r(■.servé.s aux femmes, aux esclaves et aux hommes cé/as de gris, expression qui servait à indi()ucr la dernière cla.s.sc de la plèbe. • Nous arrivâmes, dit Titus Calpurnius, Tit. VII, nous arrivâmes à des places où la tourbe en baillons, et mêlée à des femmes, jouissait du spectacle. ■ Voir le spectacle du gradin le plus élevé, de siimind raveà specUire, était un proverbe qui désignait la plus misi^rable condition. Sénèque, en parlant de mots qui ne conviennent (pi’à la canaille, les appelle verba ad summam caveain spectanlia.
Le di'i nier rang de gradins était lui-môme ordinairement surmonté et entouré d’un portique qui servait de refuge au public en cas de pluie, et (pii avait l’avantage d’arrêter et de renvoyer la voix des acteurs. Cette galerie, (|uel(|uefois dixi.sée en loges, venait souvent .se raccorder avec un autre portique ménagé derrière la scène. C’était là qu’étaient placés les
modillons qui recevaient les poutres destinées à soutenir le velarium. On sait que les IhéiHres des anciens n’étaient pas couverts ; il n’y avait
THÉÂTRES. AMPHITIIÉATHE.