‹ Pompeia decrite et dessineeChapitre 40 sur 61 · L. SAOINIVS. Il VIR. I. Ü. PR.. L. EX. I>. D · texte numérisé non relu

L. SAOINIVS. Il VIR. I. Ü. PR.. L. EX. I>. D

« L. Sagiuius, duutiivir cbargé dt*. l'eiidre l.i justice, au lieu de Jeux, par dticn.-l des Docurious. ' » • . ■

ha muraille du podium était ornét^ de |)cinturcs qui ont entièrement di.sparu; elles olïraienl les combats d’un tigre contre un ours, d’un cerf contre une lionne, d’un ours contre un taureau, etc. hne d’elles, b(;aucoup • |)lus curieuse, nous a été con.servée j)ar la gravure; elle paraît rejiré.sentcr les apprêts d’un combat de gladiateurs. On y voit un lanisie ou maître des gladiateurs semblant donner des conseils à ceux qui vont combattre, pendant que deux autres gladiateurs as.sis attendent leur tour, et qu’un musicien, s’ exerce à sonner d’une de ces immenses trompettes recourbées dont la musique grossière animait les combattants.

Au milieu du côté occidental, ce mèm<‘ mur est percé d’une i)etite porte carrée, le cataholus, qui donnait entrée aux bêtes férocA3s renfermées dans les loges placées sous les gradins.

Au-dessus du podium s’élèvent les gradins divisés en trois étages ou atveœ, üi.\-huit gradins composent l’étage supérieur, summa cuvea; um préciuclion ou passage le séparait do l’étage intermédiaire, la media cuvea foi’mée de douze gradins. Par une disposition que je n’ai trouvée dans aucun autre amphitliéêtro, le gradin .supérieur de cette cuvea était à do.ssier et se terminait è chaijue escalier par un bras taillé dans la pierre, de manière h prés«mter l’aspect d’une suite de larges canapés.

Ainsi que je l’ai dit, cette cavea était entièrement si^parée de la cavea inférieure, Vima cavea, par le passage découvert contenant les e.scaliers.

Il serait impos.sible, .sans le secours d’une coupe, de faire comprnidrc la di.sj)osition des gradins de c(ît étage inférieur. 11 se compose, aux deux

• * ' ■ - • Os inscription.s préseiitont uno onipine a.ssoz diffirilc à cxpli(|npr. Que. veulent dire le.s mots .

P RO LVD, pro On a cru devoir traduire pour les jeux, et voir par conséquent dans l’in-

seriptioii la uientioii des jeux célébrés dans ramphithéàtre par certain.s magistrats. Otte iiiterpnititioii eût été parfaitement acceptable si dans la troisième Inscription on ne trouvait pas les mots PRO L V l) LV M. que le P. Garrncci lit pro ludorum luminatione, j>our l'illumination diw jeux, et .M. Moiiimsi'ii, pro ludorum luminibus, |>oiit' les Inmières des jeux. Cette cxpUcatiun ne nous ayant pas jwmi nimplctement satisfaisante, nous avons masulté l’un de nos savants coufrére.s.

THEATHKS. A MPIlltlIÊATUK.

cxliviiiités, de cinq gradins abc de, semblables à ceux des aulros coeeie de ramphilhéAIre, c'est-à-dire haiils de larges de O"', 8*2, et crciisi^s

légèrement au fond afin que les pieds des spectateurs ne puasent pas incommoder les |»ersonnes assises sur le gradin inférieur. Celte précaution

itr U pn-ntkèn* C«vca

II’ existe dans aucun autre ampliilhéAtrc, non plus que la moulure qui décore le bord des gradins et leur donne une élégance à laipielle on n’est point habitué.

Au milioAi de chacun des deux grands cotés de ramphithéAtre est un

.M. Léon RéiilHr, counn {hït les éludes sptVtaU^s qu’il a faiks lupigraphie antiijur. Nos lecteurs seront hem-eux de trouver ici sa rtqwuse , dont nous avons crtr devoir adopter les couduMtuis si bien motivées :

• L*iii(er{Jtvtitii>a dn F. frarrucri ft C4*lte «te M. Mi>mni»<'n, dit M. L«ort RHiier, pmiKPraiful. «i rmi vUit forcé dci »'y tenir, q«i^ l'on «Innniit iIm j<>ni à I* luntev. dm» râin|ibillié.ttre de PiiHip^i, ft iiiii ne mr partit pas admissible. Yukl roiotnrni jlnterprèlr Ir pMace de riuseriptinO : MarcM* ü A NT II I V Ü, Mvei Fifiwt .V AitCKf.I. V5, Juhm VIR PRO LVlNr, LYMiiuKiinie, <ÎVNEO:i III KactViidss Ciirarif EX lterr«lo |terHrioH««. PRO LVUiii, L V c'C’.st'â^lirv, «« Ue» dn jfur et i* ntlnmiMlioH, ipi'il devait (Inuiter à r«icra>fun de wm èkclten lue

functiuns de Dmiufrir. L'elIqiM* de U «uujtiui'lHm tt n'a rten qui loive iioii« siiqireudre ; elle était de rê^le daiiv te ai)rteépiin’apbii|tie (Yny. MoiCEiu, />e .Sryf« tN«rr., p. 4 teS, jd Rom.]. Lfs teiiiuenrs unmiaptui se payainil urtliMi* reroent par des jein. des xpertacles, des dlslribiili<>nA de spoeUites, dépeasc» itoprodurtire-s que l'on échineeaU quelqoefoiii, ruinmo ici, contre d'antrw dépenses etpiivateuk^ dont le réMiltat devait ^Ire plus dirrahte. Uatia itne iusrriplHin de RietniUh (rancienue <^ofonKi CutrufitenorHi* ) que J’ai pnbttee dans nn mémoire qtii fait partie du (lemier volume de la Stciélê des antiquaire* de Pnnre, on voit un ma^tixlrat de cette ville élever une lxa«ilk|>ie a« {feu d'iiD spectacle de gladiateurs qu'il devait donner. On pourrait citer lieaiicoiip dVienipIc'» aoaloinies.

Le» loterprétatiuusdn P. üarriicci et de .M. MouiuLseu >ont tout à fait conjeclurale»; U mienne s'apfxne »»r deui eteoiples qui loe paraisaeot cooclnaou. Le premier m'est (nnmi par nne inacriptiou de fUme publiée par Kabrelt), /arrript, fiomtêlir., p. i|3. n. AÜ6, et par Orelli, p. 33é4, lai]nelte se torniiue ainsi POP V LO VltjtlEH A T loNem OLAlilATORES IIKDIT L V .M IN Arioueat LVItOS Uimai .^tpitir .Va^/xr Kt^fna SOLVS PKCIT.

Le M’cond se trraive dantt ubç intAcripHnn dn recneil de Mnratori, p. AM, o. 6. dans laquelle on lit :

Y.S. SPORTVLAS ITEM POPVLO PIERI ET ‘

PVERIît NVCE8 SPAHtil ÏMK Nepru Ncr.pl# ET

LVMIN ATIONE.

Oeitu dernière iB»cri[>tinn est une iuscri|dioii funéraire dana lai|ue|l« il n'est qnesliun ni de jeat, ai de spectacles, e'est ce qni me fait penser qne dans celtes «le i'ampbithéitre de Potupéi il n'y a pas de roiim’ilté entre 1rs mots L Y |t et L V M , ce* mots désignent dent s|iectaries différents que les iionveauv magialrats devaient donner an peuple, et dont no décret des ItiViirions tes avait dispensés en leur imposant l'obligation d'appliquer à la mnstrnrlion de l'atiK phitfké.ltre nne woanie au lAnins Aqnivateute à <w4te qu'ils avamnl ainsi èrunomiWw- •

POMPEIA

vaste espace fermé à chaque extrémité par un |x.‘tit mur fi hauteur d’ap|Hii fij, perpendiculaire au pndiiim mn. Cet espace ne contient que quatre gradins h i k l au lieu de cinq. Ceux-ci n’ont que 0"',;i5 de hauteur, mais ils sont plus profonds (]uc les autres de O™, 08 et n’ont point do moulures. Il est certain que ces gradins ré.scrvés aux ve.stales, aux magistrats et autres |iersonnagcs considérables étaient couverts de lapis sur lescjucls on posait des coussins, des chaises ciirules et des bise Ilium.

Les catwp, suivant l’u.sage, étaient divisées en coins, amei. par de nombreux escaliers qui, rayonnant autour de l’arène, aboutissaient aux portes donnant sur la galerie extérieure ou deambulacrtim.

Deux ctinci entiers ont été restaurés au N'.-E., et on les voit aujourd’hui tels qu’ils étaient au temps où venaient .s’y as.scoir les habitants de Pompéi et de Nuceria.

Citons encore, en terminant la de.scription de ce monument, une inscription qui e.st répétée sur deux pierres déposées .sur le sol, l’une prè.s de la grande |mrle méridionale, raiitre près de l’un des voniitoires qui regardent la ville :

c. gviNCTivs a F. valovs M. POKCIVS SI. F. nvo VI R gVINy. COI.ONIAF. HONORIS CAUSSA SPECTACVI.A DE SVA PEg. AG. COER. ET COLO.NIAE I.OCVM IS PERPETVOM. DEDER.

« C. Quiiunius VîUjnw, fils de Caius, et M. Pnrems, fUs de Marcus, duumvirs fjuiîu|ueimals, ont i'onstrnit à leurs frais ramphithêdtro (sp^r/acu^a agfnda curaverunf) {tour rumUdlissomeut de la colooiCi et eu ont donné remplacemcat h {terpétuité. »

Cette inscription, rapprochée de celles rpn' nous avons déjA données, c.st d’une grande inqiorlance en ce qu’elle nous fuit connaître les auteurs et réjHuiuc de la fondation de l’amphilhéàtre que les divere magistrats mentionnés dans les inscriptions du jHidiiim ne lirent que terminer, en construisant quelques cunei du côté oriental. Le P. Garrucci suppose, avec toute vraisemblance, que, commencé par Valgus et Porcins, l’édilice fut achevé par leurs succes.seurs et par les maUres du faubourg Augusto-l’élix, qui voulurent contribuer à une dépense dont devaient profiter également leurs admini.strés. Or, le faubourg Augusto-l'élix n’existait pas avant l’envoi ^ d'une compagnie de vétérans à Pompéi par Auguste, l’an de Rome 7A7 ;

THÉÂTRES. AMPHITllÉ.ATRE.

In construction de l’amphilh^iUre ne peut donc être antérieure à cette époque, cl le 1’. (larrucci (Qiicsh'oni Pompeiaiie) a prouvé d’une manière positive qu’elle lui est peu postérieure.

CIIAIMIRK VII

MURAILLES ET PORTES

A néccssilé de défendre leurs demeures contre les attaques incessantes des peuples voisins dut se faire sentir dés que les hommes se réunirent dans des villes, l.es murailles, les remparts, furent donc les premières constructions monumentales qu’ils érigèrent, et leur destination môme exigea une solidité c|ui, b moins de causes particulières de dc.struction , leur a permis de traverser les siècles dans un état de conservation qu’on demanderait en vain ù des édifices élevés à des époques bien moins n'culées; c’est ainsi <|ue les murailll^s de Mycènes, de ïiryntlie et d'Orchomène sont restées les plus anciens monuments

IftUncur lie la >i« H»la.

POMPRIA.

(le la civilisation grec(jiie, et qu’en Italie les antiques enceintes d’Arpinum, de Prôncstc, de Signia, de Norba, de Ferentinum, de Paierie, et tant d’autres ont survécu ou dernier édifice des villes qu’elles protégeaient. On ne doit donc pas s’étonner que les murailles de Pompéi, malgré toutes les causes de destruction qui semblent s’être réunies contre elles, soient parvenues jusqu’à nous en grande partie, et qu’aux côtés du nord et de l’est, on puisse encore parcourir leurs terras^s comme le faisaient les contemporains de Salluste , de Pansa et de Diomède.

Leur construction première remonte au temps des Osques, ainsi que l’attestent leur appareil et les inscriptions qu’on y lit tracées dans les plus

anciens caractères grecs. A l’époque de la guerre sociale L on augmenta ces fortifications; mais la ville, forcée trois ans plus tard de se soumettre à Sylla, fut démantelée par ses ordres, et reçut une colonie romaine. Quand vers l’an 50 avant Jésus-Christ éclata la guerre civile occasionnée par la rivalité de César et de Pompée, l’enceinte de Pompéi fut remise à la hâte en état de défense; enfin, la longue paix dont jouit l’empire à partir du règne d’Auguste ayant rendu les remparts inutiles, toute la partie qui regardait la mer fut démolie et remplacée par des habitations; 'le reste ne fut plus entretenu, et le tremblement de terre de 63 avait ajouté encore à son délabrement, quand le tout disparut dans la catastrophe de 79.

L’enceinte de Pompéi , entièrement reconnue et en grande partie déblayée par les Français de 1812 à .1816, et par le gouvernement napolitain en 1851 , forme un"ovale s’étendant de l’est à l’ouest sur un diamètre de 936 le petit diamètre du N. au S. est de 591’”, et la circonférence totale est d’environ 2,600'“. Suivant les principes indiqués par Vitruve, le rempart est en grande partie curviligne, et ne présente aucun angle saillant Il se compose d’un terre-plein terrassé, compris entre deux murs, et formant avec ceux-ci une épaisseur de 6 '"55. Le mur extérieur, dont la hauteur varie de 8 à 10'", selon les inégalités du sol, repose sur une base formée de quatre ou cinq assises placées légèrement en

> »l avant J. C. . - .

* La figure d’une place ne doit être ni carrée, ni composée d’angles trop avancés ; mais clic doit faire simplement ime enceinte, afin que l'on puisse voir l’ennemi de plusieurs endroits; les angles avancés ne sont pas propres à la défense et sont plus favorables aux assiégeants qu’aux assiégés.

ViTR. L. 1, C. 5.

MURAILLES ET PORTES

retraite les unes sur les autres, de manière à former talus Ces assises inférieures sont formées de gros blocs de pépérin -, d’un à deux mètres de longueur sur 0",55 d’épaisseur, placés à joints verticaux, assemblés sans mortier, et s'emtwîtnnt souvent les uns dans les autres. La haute antiquité de CCS constructions est encore attestée par les lettres osques que portent un grand nombre de pierres, et .qui durent servir d’indication aux ouvriers. Ces lettres avaient été gravées avant que- les pierres fussent mises en place; aussi^ les trouve-t-on tracées en tous sens, debout, de côté, et même quehpiefois à l’envers.

La partie supérieure de la muraille est également un peu inclinée en arrière; l’analogie frappante de .son appareil avec celui de l’.tjrÿcrde .Servius Tullius à Rome, semble indiquer qu’il date de la meme époque, c’est-à-dire du milieu du vi' siècle avant J.-C.

En haut du talus extérieur règne une plate-bande, au-dessous de laquelle s’avancent de nombreuses gargouilles, et (|ue .surmonte une rangée de créneaux, pinrup.

Crihiean.

Ces créneaux, par une dispo.sition toute particulière, présentent à l’intérieur un appendice faisant retour en équerre, et protégeant le côté gauche des combattants.

Le mur intérieur, suivant un usage qui se conserva longtemps en Orient, où il fut retrouvé par les croisés, surpassait le premier d’une hauteur d’environ !2",60. Dans les parties regardant le nord et l’ouest, il

* üoe dps parties 1rs mieux conservées de ces murailles est atlrnanU* A la iriIercuJanum. V. In vignette en tête du chapitre.

* Pierre grossière de tialurc volcanique et de couleur grifc*.

POMPEIA

étflil renforcé du cflié de la ville par de nombreux contre-forts. Cette portion de la muraille, qui est surtout bien conservée entre la tour qui fait face à la rue de Mercure et la tour suivante en allant vers la porte du Vésuve', parait, nin.«i que les créneaux, appartenir il une époque plus récente, et où l’art de la construction était plus avancé, probablement au temps de lu guerre sociale; en elTet, elle offre cet appareil appelé Isodomurn, usité dans les derniers temps de la République romaine, et formé de parallélipipédes d’assez, grande dimension régulièrement superpos(-s à sec , plein sur joint. Cotte seconde rangée de créneaux , placée .sur la muraille intérieure, semblait n’avoir été qu’un ornement sans utilité; mais il paraît prouvé, par le témoignage des auteurs anciens, qu’en temps de siège on établissait derrière elle des plates-formes en charpente qui recevaient au.ssi dos combattants. On montait sur les remparts par de larges e.scaliers h degrés très-hauts et très-étroits; le mieux conservé est celui qui exi.ste près de la porte d’Herculanum (Pi.. 20).

Raeali^r d*** MiiraillM

Démantelées, ainsi que je l’ai dit , au temps de Sylla, les murailles 'furent réparées à l’époque de César et de Pompée ; on reconnaît facilement la précipitation qu’on mit à ces travaux; les brèches furent simplement fennées à l’aide de cette maçonnerie grossière que les Romains appelaient Opiix incertum , mélange de pierres et de bri(|ues informes noyées dans

' A partir de ce [aiiiit la muraille disparaît, et fenreiiile n'est pins matr|iii'e tpie par mi fnss" mfklrrnp ; mi l.i ^pl^mvp p» appritclisint i|p \^ |tortp ilo Nn|,i.

MURAILLES ET PORTES

un bain de mortier ^ A la même époque furent élevées les neuf tours qui partaient encore l’enceinte en courtines dont la longueur varie de 80 h 680 pas, selon sans doute que le terrain offrait plus ou moins de difficultés à l’approche des machines de guerre. La plus complète de ces tours est voisine de la porte d’Herculanum; sa muraille, d’environ l"’ d’épaisseur, est formée d’un noyau d'opus incer/uw, revêtu d’un parement formé de petits cubes de tuf, et quelquefois de briques, que recouvre un enduit de stuc. Sur celui-ci, mais seulement sur les côtés, on a tracé des refends imitant l’appareil des murailles; la face qui regarde la campagne est restée lisse.

Les tours sont quadrangulaires, contrairement aux prescriptions de Vitruve^; elles ont 8'" de large sur 9 "',75 de profondeur, et forment une saillie de 2“', 25 en avant de la muraille. Elles renferment trois étages superposes; au rez-de-chaussée, une poterne ouvrait sur la campagne; le premier étage était percé de meurtrières pour la défen.se; le second était de niveau avec le terre-plein des courtines, et communiquait avec lui; enfin sur sa voûte était une terrasse protégée par des créneaux. On arnvait aux divers étages par un escalier placé è la partie postérieure de la tour.

11 n’y a point d’apparence qu’au pied des remparts il ait jamais existé de fossés, et c’e.st h tort que quelques auteui^s ont supposé qu’ils ont pu être comblés par ordre de Sylla, ou par l’éboulement d’anciennes murailles.

Portes. L’enceinte de Pompéi était percée de huit portes qui ont reçu les noms de portes de Capoi/c, des Théâtres^ dn Sarnits, du Vésuve^ de la Marine, de Slabia, d'Herculanum et d'isis ou de Nola. Il ne reste rien des trois premières, et un pan de muraille indique seul l’emplacement de la porte du Vésuve. Celle de la Marine, par laquelle on pénètre aujourd’hui dans Pompéi, n’est qu’un passage voûté et pavé de 28“ de long .sur 5 "‘,85 de large, percé au milieu de grands maga.sins antiques, et surmonté d’une habitation moderne '.

* V. 1.1 vignette en tète du eh.ij»itre. t

* l>;s tours doivent être rondes ou à plusieurs p.ins, car celles qui sont carrées sont bientôt mint'x^s p,ir tes m.idiincs de guerre, et les béliers en rompent aisément tes angles; tandis que dans la forme ronde, les pierres taillées comme des coins résistent mieux aux coups qui ne [icuvent que les poasser vers le centre. Virn. L. I, C. 5.

* Il n’est p.is bien prouvé que cette vodte soit réellement lapiortedo la ville, mais tout semble 1 annoncer.

P0.MPE1A.

La Porte de Stabie n’a été mise à découvert qu’cn 1851 ; elle est de eonstniction très-ancienne et flanquée de fortes murailles corapos<:es de grands blocs de pierres du Sarno , entre lesquelles passe une voie de largeur médiocre, n’ayant de trottoir que d’un seul coté. On y voit encore les dés en ])icrrc qui recevaient les pivots de la porte. Dans un angle du passage est im|)luntéc dans le sol une pierre de travertin portant une inscription osque, qui u beaucoup exercé la sagacité des antiquaires napolitains. A gauche de la porte est une fontaine surmontée d’une tôle de Méduse '.

1.ÆS deux dernières portes, celles d'ilerculanum et de Nota, sont surtout dignes d’attirer l’attention des voyageurs.

l’oBTE n’llERci i,AXLM*. Cette porte, do beaucoup postérieure aux murailles, date évidemment du temps des Romains; elle présente une grande arcade, flanquée de deux i)lus petites di'stinées aux piétons. Cette arcade a de largeur, et sa hauteur, lorsqu’elle avait encore sa voûte, dut

être de fi”', 0(5; elle était fermée par une herse •' dont on voit encore les couli.s,ses dans les pieds-droits de la ])ortc du côté de la campagne. Ca»s coulisses sont intérieurement revêtues de stuc, ce (|ui paraît as-sez mal approprié à leur destination, car ce revêtement peu solide, devait être en peu de (ejups totalement détruit j>ar le frotlement de lu hense. Les petites arcades, larges de 1“,33, ont conservé leurs voûtes et Iciu- hauteur de 2'", DO du côté de la ville et de 3'“, 25 à l’exlrémité opposée, le sol étant incliné du dedans au dehors; elles avaient de.s portes, et non des herses, ainsi que le témoignent les trous dans lescjuels tournaient les pivots. Les trois arcades ouvraient .sur un passage long de 18'“,1(), au fond duquel elles étaient répétées. Ces arcades intérieures, étaient toutes trois garnies de portes. Le pa.s.sago du milieu était découvert, de façon que, lors<|ue la her.se était forcée, la seconde porte pouvait encore être défendue par des combattants placés .sur les tcrras.scs qui couvraient les passages latéraux. La porte d’ilerculanum est con-struite en briques et en moellons po.tés par a.ssises alternatives, et revêtus d’un beau stuc blanc. Au dehors de la ville, ce

* MiNKhVixi. Bullfttino archeohgiro Sapolitano, Nnova sérié, n® î(. Juin 1833.

* V. Plamcqf VII.

* C(‘s hrrvts, dont nous avons (U*jA vu un exemple à la Basilique, pape 116, |>ortiicnt rhex les (•rocs les nittns de KxTasaxrtf ou l^:?rt^psxTt(, et chex l*“s Romains ceux de poriœ pfn4ul<e ou recidrnU*.

MURAILLES ET PORTES

rcvêtemont servait d'album *, à en juger par la quantité d'inscriptions qu'on y trouva; malheureusement la plupart étaient illisibles. K l’époque de la découverte, en 1703, Winckelmann constata que ces inscriptions avaient été tracée.s par-dessus d’autres qui s’y trouvaient antérieurement, et sur lesquelles on n’avait fait f|ue passer une légère couche de blano^*.

l’oRTE d’Isis ou de Nola. Cette [K>rte, située au côté nord-est de la ville, à l’extrémité de la rue de Nnla, est, comme la Por/e des l.ionn b Mycènes, placée en retraite au fond d’un pa.ssage protégé par deux fortes murailles construites en très-grand appareil, pleins sur joints'’. A en juger par cette disposition, cette porte devait remonter à une haute antiquité ; elle était double comme celle d’IIerculanum, niais ravant-portc a été détruite, et la seconde est une restauration qui date de l’époque de la construction des toims. On y avait encastré du côté de la ville’, et auprès d’une tôle fort dégradée qui décorait la clef de l’arc, une inscription ostpie, (|ui aiipartint probablement b la porte antique i|ue la porte romaine a remplacée.

pinflinvnoji -■ K DVT'fl 3 M 4 /^3Q3RIMNiilRn|

\ fl3Tjgav4n j

M. de Chirac ’ a traduit ainsi cette inscription ;

«Caius I*upidius, SLs de Caius, Uedüixtucticus * a rcüiMi cette (lort*!, et Ta CAnsacréc \ Isis. »

l.a porte extérieure avait de largeur; elle était- h 7 “,50 eu avant

de la porte intérieure; celle-ci n’a qu’une seule arcade, large de 5'”, 50,

* V. page 31.

C’est évidemment ud album de ce genre qui est désigné dans ces vers de Piaule, que la plupart des éditeurs et rommentaleiirs avaient modifiés faute de le$ comprendre :

Nx hrtt fatin outqaAiu adpanjinl.

Oni bic olSp alk'ua oppiijroJiol bona.

PxRSA, act. f, SC. î.

* Relation des nouvelles découvertes d'Herculamin».

’ V, la vigtietu? i la tin du chapitre.

* V. la lellre en tête du chapitre.

* l‘urnpéi, in-8«, 1813.

Ou sait que chez les Osques, le .Veddix/uclirur étiit le promler des ni.igislrnts monicipaux.

liiiute do 7” et profonde de 5'", 50 ; elle est construite en briques, en blocage et en blocs de travertin, le tout revêtu de stuc. On voit au seuil la pierre sur laquelle battait la porte. Sous la voûte, au côté gauche, en sortant, règne un trottoir qui se continuait contre la muraille de ce côté, mais qui n’existe pas è droite. -I.e pavé en blocs polygonaux est profondénienl et presque régulièrement sillonné d’ornières parallèles, creusées par les roues des chars.

Kttérimr >l»> U P«rt«i <tp Nota,

VAtSOK DI POLTE

IIIA

(I* LlKH'IIM».

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