L. 11. Ml. 7. V. 7t
Uaii» U nie en pasMot <|ueli|uefoi» je tu'aainM* A remanier renseigne oA Ton a cbarbonné
Ik (Irui gladiateur» le combat acharné.
Trart. de P*iu.
* Ou I ^marquera raoalogie dn mol POMPEIIANA , ainsi «*crit avw le nom de l.i ville, tel qii’ou trouve constamment dans les inscriptions osques : RII RRHi Vfl
PUMPEIA.
fontaine ornée d’une tète de chien, 'rouriiant ù gauche, dans la rue des Augustals, on trouve I’
Autkl de Jupiter (I’i.. 10, p. 07).
Prenant la ruelle des Thermes, qui s’ouvre pres(]ue en face de cet autel, et à gauche de laquelle on trouve une maison avec un escalier hien conservé conduisant ù l’étage et à la cave, on arrive à la
AIaiso.x de Paxsv (Pi.. Il), <|ue nous prendrons pour type, comme ülfrant plus qu’aucune autre toutes les parties constitutives et ordinaires d’une habitation pompéienne; mais, avant de 1a décrire, nous demanderons au lecteur la permission d’exposer <|ueU|ues considérations générales.
Les monuments des Romains, réiiandus sur la surface entière de leur immense territoire, seinblaieiit construits pour l’éternité, et, malgré les ravages du temps et des barbares, sont parvenus jiisipi’à nous en grand nombre, et plusieurs dans un état de conservation sufli.sant pour que depuis longtemps on ait pu en étudier l’ensemble et en comprendre les parties. Il n’en était pus de même des habitations particulières, qui, toutes formées de matériaux moins solides, avaient presiiue entièrement disparu, ou au plus avaient lai.s.st; quelques traces informes, souvent inintelligibles, et ouvrant un large champ aux conjectures. I.a découverte de Pompéi a pu seule nous initier aux .secrets de la vie privée des anciens, et nous permettre de les suivre pas ^ pas dans leurs demeures, comme nous les avions depuis longtem])s accompagnés dans le l•'orunl, dans les temples, dans les basiliques et dans les théâtres.
Ja;s maisons des Romains furent trè.s-petiles dans l’origine, et durent être à (leiiie comparables aux plus modestes habitations de Pompéi ; plus tard, elles s’agrandirent de telle sorte fju’y loger ipiatre cents esclaves ne fut plus regardé comme une chose extraordinaire. A Rome, où les terrains |)ar l’accroissement do 1a population avaient acquis une immense valeur, les étages se inulti|)lièrcnt au point qu’on en compta qucl(|iu-fois jusqu’à onze, et qu'Augustc, dans l’intérêt de la sûreté et de la salubrité publiques, dut rendre un décret qui (i.xa la hauteur des maisons à 70 pieds, que Trajan réduisit encore à (iü.
Il n’en était pas de même à l’ompéi, où la plupart des maisons parai.ssent n’avoir eu rpi’un rez-de-chaussée surmonté tout au plus d’un premier étage, (]ue recouvrait en partie une terrasse appelée Snlarium.
Ces maisons n’ont généralement aucune fenêtre sur 1a rue, et nous
MAISONS ET BOUTIQUES. 191
verrons qiio, meme à l’intérieur, beaueoup de pièce.s ii'élnient éclairées que |)ar la porte, ou par un imposte ouverte au-dessus de celle-ci.
Le peu d’étendue et la distribution des maisons de l’ompéi ne font que confirmer ce que nous savions déjà par tant de témoignages de l’antiquité, que la vie des Romains se passait presque entièrement au dehors, et que si l’intérieur de leurs habitations offrait quelque magnilieence, ce n’était ()ue dans les parties où pénétrait le public, les salles réservées à la vie privée manquant souvent de l’utile et toujours du confortable.
Un des traits caractéristiques des maisons de Pompéi est 1’ab.sence totale de cheminées ou de poêles, usage qui, du reste, dans ce pays, .s’est conservé en partie jusqu’à nos jours, et que ne justifie pas complètement un climat où parfois le thermomètre de.scend jusf|u’à deu.\ degrés audessous de glace. Les Pompéiens, comme les Napolitains modernes, avaient recours au brasier, au focoiie, ustensile aussi incommode ()ue dangereux.
Le pavage en mosaïque e.st presc|ue général à Pompéi; il avait reçu des Urées, scs inventeurs, le nom do AiÔ'Jcswti»;. J.es cubes qui composent ces mosaïques sont de marbre, do pierix! calcaire, de lave gri.se ou d’cmuu,v colorés. On trouve aussi quelques exemples d’un dallage en marbre, d’aires en stuc iieintes avec un certain soin, et surtout dans les habitations les moins riches, ou les pièces les moins importantes, un sol en opiis siyninum, sorte de composition inventée dans 1a ville de Signia, et dont Pline nous a conservé la recette : « On broie, dit-il, des te.'^.sons de terre cuite; on les lie avec une pâte de chaux, et on forme avec cet enduit des aires ou pavés dans les appartements. ■
La distribution des maisons, quoique subordonnée aux localités, ain.si (|u’au rang, à la fortune et au nombre des maîtres, était assez généralement uniforme. Les princi|Kiles divisions consacrées par l’usage se répétaient dans chacune d’elles, et il n’existait guère d’autre différence entre les habitations des citoyens que leur décoration et les pièces acces.«oires que le luxe ajouta à celles iiui étaient indispensables. Ouand donc nous aurons parcouru en détail la maison de Pan-sa, expli(|uant le nom, l’asage et la disposition de chacune de st;s parties, ce <|ue nous aurons dit imurra s'aj)pli(|uer au diverses habitations (|ue nous aurons à visiter plus tard, et dans les(|uelles nous trouverons encore, à faire t|uek|ues nouvelles découvertes.
POMPEIA
lit»
l.’ardiiUîclure (!t la distribution de la maison de Pansa, ses ornements, ses fresques, ses marbres, tout indique qu'elle appartenait à l’un des premiers citoyens de la ville. Découverte de 18U h 1814, elle occiqje une île entière, instila, c’est-à-dire un espace circonscrit par quatre rues *, et formant un rectangle presque régulier de 98" de longueur sur ,S7“,80 de largeur, entouré d’un trottoir de 0™,66 environ. Lu façade principale (|ui forme le côté méridional du rectangle, donne sur la rue des Tlierines; outre la porte qui se trouve au milieu, elle présente six bouti(|ues; les deux grands côtés de l’ile en sont également garnis. Les boutiques qui occupaient ainsi la partie extérieure du rez-de-chaus.séc de presque toutes les maisons de Pompéi n’ont pour la plupart aucune communication avec le reste du logés, et étaient données à loyer. Nous dirons quelle était la destination de (|uel(pies autres, percées de portes ouvrant sur l’intérieur.
Nous pa.sserons im revue les boutiques qui rentoureut avant de pénétrer dans l’intérieur de la maison de Pan.si, et nous commencerons par la dernière, à l’occident, marquée 1 sur notre plan, et derrière laquelle est une petite cour 2. Dans cette boutique et dans les deux suivantes, et 4, on a trouvé des espèces de comptoirs en maçonnerie, et les couleurs néce.ssaires à la peinture murale, 2. On y voit également des traces d’escaliers qui indi- (pient que cette partie de la maison avait un .second étage. Cbacune des boutiques 3 et 4 était accompagnée d’une arrière-boutique 5 et 6.
‘ Citêrou appeliit le pn-duu Je ijui’lque» liabitaliouâ aîDSi disposées Merces imuiarum, 1«; reveim .1rs lies. Atficum. L. XV, ep. 17.
* Quatre Je ces couleurs étaient dans leur état naturel, et n’avaient nicorc subi aucune prép.’iration ; c’étaient Ju Manc. une sorte Je terre verte, l’<»cre jaune et Je l’ocre brune. D’autns couleurs e(;iient com|»*»sé» s; r.'iiialysi' chimique a fait counaltre que le rti5u; tirait son princi^te oJorant Jr l’alun, et que les Jiv. rs Meus étaient formés il’oxiJe Je cuivre, «le chaux et tr:Unn.
MAISONS ET BOUTIQUES. 01
Los pièces nmniiièes 7, 8, 9, 10, Il et l'2 composaient une honlanKoric complète avec toute.s ses dépendances. Il serait difficile de décider laquelle des Iroi.s boutiques 7, 0 ou 10 servait au débit de la marchandise; seulement, si les anciens avaient la même prédilection pour les coins de rue que nos marchands modernes, il doit y avoir présomption en faveur de la boutique 10, qui d'ailleurs était placée sur la rue principale, et était accompagnée d’une arrière-boutique 12. La pièce 0 a offert une particularité que Mazois n’a pas mau()ué de signaler : .sur la paroi intérieure du trumeau existait une peinture représentant un serpent, symbole d’une divinité ciisloilp, ou gardienne de la maison , et à côté était scellée dans le mur une brique en saillie, qui servait à porter la lampe qui bridait continuellement en son honneur. En face de cette repré.sentation toute païenne, et bien en évidence, était une croix latine en bas-relief, ou du moins un objet qui en a toute la forme; il serait bien singulier ipi’il fût permis d’y voir un symbole de la nouvelle religion du Chri.st.
La pièce la plus intéressante est le Pistrinum ‘ 8, où se trouvent encore trois moulins à bras en lave, à peu j)rès de la forme de nos moulins à café -, des chaudières sur des fourneaux, et le pétrin dans lequel on préparait la pète. On y a trouvé également divers vases de terre cuite ()ui avaient .servi à contenir l'eau, la farine et le sel, et à côté des<|uels était un puits dont on voit encore la mardelle. J)ans un angle de celte salle e.st l’entrée du four dans lequel étaient encore plusieurs pains. Au-dessus do la porte de celui-ci était un ba.s-reliof dont il est bien difficile d’expliquer la préswice en ce lieu; c’est une image phallique, coloriée en rouge, et accompagnée de l’inscription : U'ir habitat feticitas. La pièce 11 a dû servir de magasin à farine ou de logement.
La boutique 13, la semle qui communique avec l’intérieur de la maison, témoigne de l’existence, cher, les Komains, d’un asage qui s’est perpétué en Italie, et principalement à l’Iorence, où le vinaja a remplacé le tli.sprnsator, comme le petit guichet percé dans la muraille du palais a succédé à la boutique où se tenait à son comptoir l’esclave qui, cher, les
* Les |wii|)lc8 de l’.Asie cuimxùs:iieiit depnis lonftemps l’emploi des monliiis (|uoud les Romaius broyaient encore le grain d.ui3 dos mortiers, de li les noms ilc Pialrinum et Piitor donnés 4 la boulangerie et an bonlangi r. On nommait aussi ce dernier jdl'amarrur, de siiigo, farine de froment, c • Pmajiéi «lait renommiic p<mr ses meules et ses pressniis, dout elle faisait un grand cumuiérce.
Càto. Dt re nutica, cb. xxn.