AL. NV PE
Après une tour ronminc, on trouve l’emplacement de la porte du Sarnus, <|ui existait h l’endroit où l’on voit aujourd’hui le Sarno entrer dans le canal (jui lraver.se Pompéi.
Rentrant dans lu partie non découverte de la ville , on arrive par un siîntier tracé au milieu des vignes à I’
Asii'mitiiévtre (page 1(19).
Traversant des champs de vignes qui recouvrent la partie de Pompéi encore en.sevelie , nous passerons sur l’emplacement de la grande
*AIviso\ DE .IiLiv l’ÉLix. Celle belle habitation, fouilhw! en 175'|, a mal-
MAISONS ET BOUTigilES.
liPureiisRinent été remblayée ; elle méritait d'être conservée par sa beauté, son étendue, et lu richesse de sa décoration. On y a trouvé un ^rund nombre d’objets d’art parmi lesquels les plus précieux étaient plusieurs statues de marbre et de terre cuite, et des bijoux d’or et d’argent. .Sur une des murailles était peinte cette in.scription aujourd’hui au musée qui donne une haute idée de la richesse de Julia Félix :
I .N P H A E D H s l V L I A E SP. K. K E L 1 C l S L O C A N T V R
UALNEVM VENEBIVM ET NONGENTVM TAIIERNAE PERGUI.AE CENACVLA EX inlIlVS AVÜ. PRIMIS l.N lUVS AVG. SEXTAS ASNOS CONTINVOS l) V [ K (J V E
a Dans les proprii^tés de Julia Félix, fille de Spurius, on loue du au 6 des ides d’auùt pour cinq années com^'^rutives un hain. un e«ner«um. 900 boutùiucB, treilles et chambres hautes, a
On complète ainsi les sigles qui forment la dernière ligne : Si qiiis domi lenocinium excrceal non conducito.
lin grand sacrarium en forme de niche, trouvé dans cette maison, a été porté tout entier au mu.sée; son intérieur pré.smite, diverses peintures relatives au culte des divinités égyptiennes Isis, Anubis, Osiris et Horus, et quatre tablettes de marbre blanc qui portaient divers objets précieux. C’est au milieu de cette niche qu’était placé un magnifique trépied de bronze formé de trois Faunes adossés, remarquables par l’attribut du dieu de Lampsaque *.
Après un coup d’oeil donné à la porte de Stabia (page I8fi), nous rentrons dans Pompéi par la partie de la rue de l’Amphithéâtre où se trouvent les fouilles récentes de IS.'î.’l et IHSfi, qui ont mis à découvert la belle mai.son d’Iphigénie, dont l’entrée est sur la rue de l’Odéon. Avant d’arriver h cette rue, on trouve à gauche sur une muraille cette inscription en lettres rouges :
g. POSTVMIVM PROeVM AED. O** • s E X T I L I V s V E R V S K A C 1 T.
SextUius Verus îailcette inscripiiun, et prie Q. Poslumius Procus édile de lai être faTorable. »
Arrivés nu carrefour, nous tournons à droite dans la rue de l’Odéon,
‘ Hfrc. cl l’o»p. VIII, pu 57.
* Ürat ut faveat itn oral ut facialis. Voy. {>.
îilj
POMI’EIA.
m'i se trouvent plusieurs boutiques cl maisons récemment découvertes. La première (|tii se pré.sente à droite est la
Maison d’Ii>ui(;iîmk, 110. (Pt. Ik.) Cette maison: ainsi que je l'ai dit, a été découverte à la fin de 185.“i et au commencement de .Sur
un des piliers de la jKirte on lit :
c A P R I s I V M II. VI II. O, V. F.
<( N*** prie de faire dutimvir Cipnsius. »
Celte habitation est surtout remarquable par la beauté de son péristyle, où ont été trouvées plusieurs peintures parmi le.squelles une Ariane ahandonnée renconlrre par liacrhus, et une grande et superbe composition représentant Oresle eJ Pylade amenés captifs devant Iphiyénie. Dans rangic du péristyle est une fontaine où l’eau était apportée par des tuyaux de plomb en très-bon état. Près de cette fontaine a été découverte une .statue de bronze de la plus parfaite conservation, haute de l"',fi.5, et qu’un plectre qu'elle lient dans la main droite .semble d<:.signer comme un Apnlton. Celte figure aujourd'hui au musée est du plus beau travail ; ou peut seulement trouver que ses formes sont un peu louixles, .ses épaules un peu carrées, et qu’elles conviendraient mieux à un jeune athlète qu’à un dieu. Les cheveux retombent en boucles sur les épaules; les yeux sont en émail. La statue repo.se sur une plinthe circulaire de bronze entourée de moulures et d’oves.
Continuant à parcourir la rue de fOdéon, nous voyons à gauche, sur le |)ilier de la mni.son n“ KM), celte inscription :
g. P0STV.M1VM PROCVLV.M AED.
l'RISCVM ROUAT CRISPVS.
« c^i’ispiLs iDV0(|UP Q. Fo*;tmniu.s Prr>culus Friscus, édile. »
Presque toutes les murailles de cette rue sont couvertes d’invocations de ce genre; beaucoup d’entre elles oITrent le nom de .W. Ilolconiiis Itufns si souvent reproduit sur les monuments de Porapéi.
Dans la boutique n° lOi, parmi une foule d’amphores brisées, j’ai lu sur l’une d’elles, en petits caractères rouges, l'année du vin qu’elle avait rpiifprrrit* ^ !
' TI. CLAVDIVS C.\ESAR
SIN. CANVTIV.S COS.
* 0 nata merum ronsulf .VanWo
Ifoitftcp. !.. III, Otl. il, od«mphoM*ftm.
MAISONS ET BOL'TiyUES. Î9.)
GjUc amphore est maintenant déposée dans le temple de Mercure.
A droite, au coin de la ruelle qui fait suite ù la rue de la l'onlainc d’Abondnnce, est une boutique portant le n"90; elle a été fouillée en notre présence le 9 décembre 18é.A; on y a trouvé de nombreux fragments , d’amphores, les débris d’une cassette garnie de fer, plusieurs grosses perles cannelées <le porcelaine verdùtre , une coupe de terre, un vase de bronze sans ornements, et gne petite bague d’urgent ; mais on y a fait aussi une bien plus précieuse découverte, celle d’une magnifique lampe de bronze à deux becs, garnie des chaînes pour la suspendre et ornée de deux taureaux ii ini-corps du plus beau travail. Les chaînes sont réunies par un cartel sur lequel on lit le nom du propriétaire, DlVNl l‘RO(jVI;l.
En avant de cette boutiiiue est une fontaine, et le grand pilier dont nous avons parlé (page 2HS), au pied du<iuel se trouve encore le fragment du tuyau de plomb qui élevait l’eau à son sommet.
En face est l’entrée de la rue de la l’ontaine d’Abondnnce, beaucoup plus large entre ce carrefour et la rue des Théélres, qu’entre celle-ci et le l’orum. Sous son pavé régne un large égout en pierre de taille. A droite est une base de marbre sur laquelle on lit cette inscription :
M. IIOLCONIO. M. F. RVFO TRIB. MIU A POI'VL, n VIB. I. I). r QVl.N'Q. ITER.
AVGVSTI CAESAHIS SACERPO.
PATRONO COLONIAE.
M A Slan'us Hoionius Ruru.s. fiU üe Marens, tribun dr^s soldatâ, iiomiiiè par {Mniple, riuq fois dunmvir, chargé de reodre la justice, deux fois quint|u<.'Uiial, prêtre d’Auguste CéSitr et de la colonie. » ^
En elfet, la statue en marbre de ce magistrat, dont le nom se rattache à presque tous les édifices publics de Pompéi, a été trouvée brisée sur le sol, et sa restauration a été confiée. à l’habile sculpteur Gali. La tête avait été rapportée sur un toree qui avait évidemment appartenu à quehjue statue impériale. La cuirasse est d’un travail bien supérieur dans la plupart de scs parties, mais quelques autres, provenant sans doute d’une restauration contemporaine du changement de tête, sont, comme celle-d, l’œuvre d’im artiste plus que médiocre. Au moment de la découverte de cette figure, les cl)airs ainsi (pie quelques parties de rajustement conser-
POMPEIA
vnipiil encore des traces très-visibles de iwiiiture. Près de lè fut trouvée une assez belle tête de femme aujourd'lnii dépos<'e dans le temple de Mercure. Trois autres piédestaux existent è l'entrée de cette rue, inai-s veufs de leurs statues, et privés de leur revêtement de marbre.
B\ixs, IX” 87. (Pi.. 75.) ,\u coin de la rue de la l•'onlnine d’Abondance et de celle de TOdéon, on a commencé à déblayer un édifice public que tout annonce avoir été un établis.sement de bains. .Sur la rue de l’Odéon sont ouvertes plusieurs fenêtres grillées et une porte flanquée de deux pilastre.*, au-dessus de laquelle e.sl peinte cette inscription :
P, kvr. h. V. V. n. O. V « Jp VOUS prie tic faire duumvir P. Furitis, htiinrae honorable. »
.Sur un pilier du même édifice, nous retrouvons le nom de l’édile Pansa : C V s P I V M P .A N s A M AED
A l'intérieur .sont doux salles voûtées dont runc, qui paraît avoir été le raldurium, olTre une belle frise de stuc où sont représentés des galères, des dieux marins et des caryatides. On reconnaît à sa voûte les mêmes cannelures que nous avons vues à celle du caldarium des anciens bains *.
Continuant à remonter la rue de l’Odéon, on trouve à droite, sur le pilier n° une image phallique; puis, à rentrée d'une ruelle et sur la porte d'une boutique n" 7ü, le même symbole entre plusieurs instruments, tels ([u’unc pioche, une bêche et un équerre dont il .serait difficile d’expliciuer le rapprochement.
Au n” 71 est une belle boutique de marchand d’huile, l.e comptoir, compos(i de marbres cipollin et gris antique, est onié sur le devant d'une précieuse plaque ronde de porphyre vert et de deux belles rosaces; sur son appui, on voit encore une partie du pied d’un vase de bronze qui y est restée adhérente. Dans le com|)toir sont encastrées huit belles jarres de terre cuite; une neuvième e.st déposée dons l’angle de la boutique, où se trouvent au.ssi un fourneau et l’ouverture d’une petite cave revêtue de ciment dons laquelle on puisait l’buile, ainsi que cela se pratique encore en Toscane et dans plusieurs autres endroits de l’Italie. On a trouvé dans cette boutique quelques monnaies d’or cl d’argent.
’ V. ibiCf Ufe.
MAISONS ET BOUTIQUES
A rentrée d’une ruelle, prè.s du n® 67, est une peinture de deu.x serpents symboli([ues (Pi.. 7G), la plus belle et la mieux conservée qui existe h Pompéi ; elle est surmontée d’un petit laraire et de plusieurs inscriptions :
CN. HELVIVM SABINVM AED. POPIDIVM RVFVM Il VI R. D. R. P. 0. V. F.
« Je vous prie de f;iire édile Fulvius Sabiuu.s, et dtiumvir Popidius Rufus, digne des altures pnbli((ues. »
P. PAQVIV.M PROCVLVM II VIR. I. D. tljALAMVS GI.IENS.
«Thalamus, clii'iil, invoiiiu* P. Paquius Proculus, duumvir chargé de rendre Injustice.»
Q. MARIVM RVPVM AED. R. P. D.
« Q. Marins Rufus , édile , digne des affaires publiques. »
En* face, dans l’arrière-boutique du n“ (>:>, on voit un liacchua entre deux peintures ob.scènes couvertes de volets.
Un peu plus loin è droite e.st la
Maison de la fontaine de l’Amolr, n® 55 (Pl. 77), fouillée en 1850. Sur l’un de scs piliers est répétée l’image ({ue nous avons déjà vue deux fois dans la même rue. On entre dans cette petite maison par une boutique et une arrière-boutique derrière laquelle est une petite cour avec une a/a à gauche, contenant des jarres pleines de chaux, des tuiles, une' amphore et des fragments de chéneaux de terre cuite. Dans la cour sont un puits, un escalier et un petit bassin carré, pavé en morceaux de marbre cl en opus signmum y et entouré d’une caisse à fleurs. A droite, au fond du bassin, sur un petit piédestal en forme de tronc d’arbre, était un Amour également de marbre. Cette figure était placée en avant d’une niche peu profonde dans laquelle est peinte la figure d’une nyihphe derrière la vasque d’une fontaine. A gauche de la niche est représenté en camaïeu Hercule armé des flèches et de la massue.
Au delà de la cour est un très-petit jardin dont le mur de fond est orné de peintures/ représentant dans le hanl une chasse y dans le bas plusieurs oiseaux et un Irapézophore ou pied de table en forme de sphinx presque semblable à celui de marbre trouvé dans la maison du l’aune. A gauche du jardin, on Volt dans une petite chambre une forl.jolie 7.ét/a remarquable par le nimbe qui entoure sa tête, et dans une autre Apolhni appuyé sur sa
POMPEIA
lyre^el F Aigle de Jupiter tenant dans sou ber le bonnet phrygien yuil vient d'enlever à Gamjmede endormi.
En face de cetU: maison est celle désignée sous le iiojii de
Maison des places de Rissie, n“ 57 (I’l. 78). Cette belle habitation k a été fouillée en mai 1851, en présence de.s fils de l’empereur de Russie.
Son plan présente une disposition particulière motivée sans doute par la forme du terrain, cpii avait plus de largeur et moins de profondeur ([ue celui d’une maison ordinaire d’égale 'importance. Valrium et le péristyle sont . plus larges que pi'ofonds, et ne sont .séparés que par une simple muraille
au lieu de l’étre par un Inblinum et quelques autres pièces.
Par un prothyrum pavé on opus siyninum semé symétriquement de petites pierres blanches, on entre dans rfitriton toscan ; au centre est un trè.s-joli compluvium de marbre en tète duquel est un cippc can’é revêtu de marbre contenant un tuyau de plomb qui versait l’eau dans une vasque posée sur une petite base de marbre ornée de grandes feuilles d’acanthe. Lu fontaine est accompagnée d’une table de marbre lilanc portée par deux pieds d’un très-"l)cau travail, coni|)osés chacun de la partie antérieure d’une chimère et d’un griffon. .Sur la face supérieAire de la table est gravé le nombre lxxix.
Une grande porte donne entrée au péristyle large de lfi''',10, et profond de 11 mètres seulement ; il était soutenu pur dix colonnes qui portent encore un fragment d’entablement. - Dans l’angle à droite est un renfoncement, um; sorte d’armoire où l’on a trouvé quelques petits vases de terre cuite. Les murailles du péristyle étaient ornées de panneaux alternativement jaunes et rouges avec des figures de Diane, de Lulone, de Victoires, de Bacchantes, etc. Au fond du péristyle sont ; à-droite un triclinium où se voient deux génies et un léirier; au milieu un petit œcus précédé de doux piliers ornés de riches arabesques d’un style beaucoup moins léger que dans les autres édifices de l’otnpéi. .Sur les parois de gauche de cet æcus est une |)cinture médiocre, mais intéressante par le sujet dans lequel M. Minervini reconnaît Alcméon tuant sa mère Eryphile. Enfin, à gauche de Vœcus, dans une petite pièce, sont plusieurs têtes dans des médaillons, et trois tableaux, Vénus et .Adonis, Diane et Endymion, et une scène dans laquelle le même savant eroit voir Oresie reconnu par Iphigénie, mais qui, selon nous, représenterait plutét IJda et les Dioscures, sujel rpii .seniit plus en rapport avec les compositions mythologiques qui reiitourenl.
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MAISONS ET BOOTIQUES.
Ijc Avste, au milieu duquel était une treille soutenue par quatre colonnes peintes en vert, était entouré de portiiiucs; sa partie droite n'a pas été déblayée, afin dcconscrver plusieurs toits, les plus intacts qui aient encore été découverts à Pompéf. Ils présentent l’exemple le plus complet de la manière dont étaient assemblés les imbrices ou tuiles creuses, les tuiles à rebords parallèles, et cci'taines autres tuiles à rebord contigus qui se plaçaient dans les angles pour faciliter l'écoulement des eaux. Plusieurs tuiles 'portent le nom du fabricant N. SAB1NV.S.
Tulturr.
Presque à la hauteur de ce toit on a trouvé un squelette et un grand nombre de monnaies d’or et de bronze.
De l’autre coté de la rue est la
' Maison de l’aiiciiidec de Toscane, (Pi.. 79). fille ne pré.scnte encore que trois boutiques, n“’ /|7, 48 et 49, qui furent déblayées en 18.51 en pre- .sencedu fils aîné du grand-duc Léopold II ; elles étaient occupées par une fabrique de couleurs qui y ont été trouvées en très-grande quantité avec les moulins qui servaient ù les broyer ; ceux-ci sont plus petits, mois ab.so-^ lument de la même forme que les moulins b farine. Par l’analyse des couleurs, on a reconnu qu’elles contenaient une quantité notable de résine destinée à les fixer !i l’aide du feu; ainsi a été connu le procédé employé par les anciens, et que jusiju’alors on avait cru être l'encauslique. Dans ces boutiques, on a découvert aussi de la résine pure, du pain, du levain, un grand morceau de bois non carbonisé*, enfin 14 squelettes.
Ces boutiques occupent presque le coin d’un carrefour où se trouve une fontaine surmontée d’une tête de femme grossièrement sculptée qu’une colombe fait reconnaître pour Vénus. De l’autre côté de la ruelle, sont quelques autres boutiques, (Pi.. 80), qui ont été fouillées le 22 octobre 1849 devant le pape Pie l.\; elles n’offrent plus rien d’intéressant, mais on y a trouvé un assez grand nombre d’objets curieux parmi lesquels plu.sieurs vases de verre, én strigile, des fragments de vitres, un petit sanglier de
' Tous CPS olijpts sont au imisép daiLs le cahuiot ohjpls pr^Mpiix.
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POMPEIA
bronze, deux couteaux de fer, un petit vase en terre cuite, un bassin ovale à deux anses et plusieurs autres vases dont une chaudière en bronze, une pelle, une pioche et un levier de fer, enfin un bas-relief de marbre de travail grec que l’on croit représenter Alexandre domptant Bitcéphale
A côté de ces fouilles est une magnifique habitation dont aucun dessin n’a encore été publié, la
Maison de M. Liiciieths, dite des Siionatrid, n"33. (Pl. 81.) Cette maison, la plus importante qui ait été découverte à Pompéi depuis celle du Faune, a été déblayée du 17 mars 18/i7 à la fin de juin de la môme année. Elle est plus remarquable par l’abondance des ornements, par quelques détails particuliers, et la bizarre disposition de son xyste que par le goût qui avait présidé h sa décoration. Les peintures qu’on y a trouvées, les sculptures qui y sont restées en place sont d’un mérite très-inégal, et les pavés sont généralement peu soignés. Son plan est en forme d’équerre et renferme un terrain X occupé par une habitation indépendante, formant l’angle de la rue de l’Odéon et de la ruelle sur laquelle ouvre le posiieum.
La façade présente trois boutiques ABC; les deux premières sont accompagnées de petites arrière-boutiques; la dernière a été récemment convertie en corps de garde.
Après avoir franchi le seuil, on se tronvc dans le prolhyrum 1, long de 5"’, 50, large de 2™, 40, dont les parois olfrent les peintures qui avaient fiiit donner è cette habitation le nom de maison des suonatrici^ des musiciennes. On voit à droite une femme couronnée de lierre, jouant de la double pute ;
* lÀi nû <li: Napli's ayant fait présent de ces divers olijrts A Pie IX,i1ss4)iil aujourd’hui réunis dans une même vitriiur au musé»* (îréporien du Vatican.
rUn iif U de Lucretluy
MAISONS RT BOUTIQUES
un homme la suit s’appuyant sur .son épaule, et semblant chanceler .sous le le poid.s (le l’ivresse ; un jeune gar(;on les pri5cè(ie portant un flambeau allumi-^. De la composition (pii fai.sait face A celle-ci, il ne reste ((ue la partie infdrieui'e d’une figure abais-sant deux torches allum('c.s devant deux autres personnages. Sur les mihnes murailles sont encore trois Raerhanh-s, l’une avec un thyrse et une coupe qui lui échappe de la main, la seconde portant une corne d’abondance, et la troisiîmic tenant une lyre. Le pavé, qui monte rapidement de la rue A Valrimn, e.st en mosaïque blanche et noire. A la gauche du prolhijnim e.st la loge du portier 2 communiquant avec l’atrium abc d. Celui-ci, large de 8", 3(1 et profond de 9”, 7, est pavé en mosaïque, mais .son eompliiviiim, qui n’est qu’en mai’onnerie grossière, dut être en réparation nu moment de la destruction de Porapéi.
A droite, en entrant dans l’afn'i//», on voit un larnire 3 dont la niche élevée ‘sur une base d’un mètre de hauteur était accompagnée de deux colonnes et richement oniée de stucs coloriés. On y trouva trois figurines de bronze parmi lesquelles un Hercule. Le.s murailles de Yalrium .sont décorées d’nrchiteclures fanta.stiques. .A droite sont deux chambres A coucher Il et 5. Dans la première .sont trois peintures. Adonis, une Kéréide sur un cheval marin, et YEducation tC Achille, qui malheureusement e.st pres(pic eflaipîe; sur le.s autres panneaux sont peints des dénies armés. Trois |>einturos décoraient également la chambre .5; l’une presque entièrement effacée oITrait deux figures niAle et femelle; dans la seconde, on reconnaît encore Cyparisse et sa biche; la troisième représente Vém/.ssi/r un dauphin, tenant une feuille de lierre. Dans dos cartels oblongs sont de petits dénies ailés jouant avec un ours, un lion, une gazelle et une panthère. Au fond de la salle, aux cc'ités de la peinture principale, sont deux Faunes, enfin dans le haut on voit Apollon assis, décoré des attributs de Dieu de la médecine, et plusieurs figures de femmes et de génies.
A la suite de C(;s chanibn» est l’n/u 0, large de 3”, 18 et profonde de A”, 05; les panneaux étaient jaunes, mais par l’efiet de la chaleur ils sont devenus rouges en partie, phénomène qui s’est .souvent reproduit A Pom|)éi, mais qui ici est plus remarquable que partout ailleurs '. Au mi-
• ]iartt«-s poiij;»»*; se trouvent il-ins le liant ; on jKmrrait eu tirer un arirument à l’appui iln systAuie (le ceux qui cruiuiit qu'une j>artie de la condie et dos lapilli qui ont couvert ï*omt>éi fut appnrfi^e par des torrents d’eau oinmu' à lltTCuianum. CVst ainsi que b pnrtiit inférieure des murailles aurait conserve sa r uilenr primitive, tandis qne le haut anrait ('té rougi par 1»^ lapilli incaniletu'enis loralH‘9
rOMPEIA.
lieu (le ces pauneaux étaient sept peintures (|ui ont été portées au musée ; les principales représentent un Auteur couronné de lauriers remettant à un comédirn un rôle écrit sur un rouleau de jm]iyrus, et un Auteur trayii/ue, ou un Choraijus donnant un miistiue à une actrice; les petits tableaux ollVaient des Amours et des Psychés ()u génies femelles. I.’a/a est élevée d'un degré au-dessus de l’atrium; elle communi(|ue avec le triclinium 10 ([ue je d(''crirai plus tard.
A la gauche de l'atrium sont également deux chambres h coucher 7 (d 0; dans la première, on voyait à gaucho une peinture (jui a été porteie au musée , et qui représente lAarcisse se mirant dans une fontaine ou l'Amour éteint son /lambeau ; sur le qiur de droite on voit encore Vénus et des Amours, et au fond de la salle (jst un Satyre découvrant une nymphe endormie, A droite do ce sujet, dans l'angle de la chamhre, est un renfoncement de 0"’,.70 de large sur 0"',è0 de profondeur et 2"' de hauteur, au fond duquel est peint un yénie. On pons<! que celte e.spèta; de niche était destinée à recevoir un candélalrre.
Au fond de la chSmbrc 8 est représentée Vénus aerompai/née de son yénie; on y voit aussi plusieurs médaillons contenant les tètes de Mars, Vénus, Jupiter et Junon. .Sur 1a paroi de droite, entre deux yénies armés, et au-dessous d'une chasse au suuylier^ est Polyphhne recevant une lettre des mains d'un Amour, sujet déjà connu par une peinture anciennement découverte*; la composition qui faisait face à celle-ci, Phryxus et Hellé a été portée au musée.
Les peintures de Vain 9 sont presque effacées ; on y reconnaît cependant (|uelques figures théâtrales, et sur le mur de gauche une femme masquée, probablement Médée debout près de ses enfants. Dans cette ata se trouvent deux portos, l’une conduisant à une pièce lOdémléede tout ornement, et qui fut sans doute une chambre d’esclave, l’autre à |a cuisine 11 qui contient un fourneau, un [wtit four, et les sup|)orts d'une table d’évier dont on voit encore le conduit. On y trouva divers ustensiles, plusieurs moules à pâtisserie et ün fourneau de fer de forme cylindri(|ue.
On pluiCj et aus» sans doute par rincendie des toits et de l'étage suftériour. Tai soumis à l'aetion du fou quelques fragiiiiMits de peinture jaune nun.\‘:s<^ en divers endroits de Pom|M*i, et toujours j’ai ulttcnn le nw^iiic rcfultal. Ou sait que le feu produit le même etfel sur le l>eau marl»re connu sous le nom de jiiuMr aofique.
* Hf.rc. et Ptuie. Il, pl. ts.
MAISONS ET BOUTlOl'ES.
aol
\ côté di! la cuisine «iiit deux autres pièces 12 et IS dont la première très-petite était une lalrine, et la seconde une chambre d’esclave ou plutôt une oITice.
Le (ahtiniim 15, ainsi que plusieurs autres pièces de la maison, n’est point un carré parfait ; il présente au centre de smr pavé de mosaïque et d'une grecque noire sur fond blanc , an bel assemblage de marbres dont le centre est occupé par une plaque ronde de jautie antiiiue entourée d’une guirlande en mosaïque de couleur. Les murailles étaient ornées d'architectures, et (Ii'vaient être décorées de deux grandes compositions qui avaient déjè été enlevées, nu n'avaient pas encore été mises en place. On voit ici la preuve que souvent les peintures étaient portatives, soit qu’elles fu.ssent, comme celles que nous possédons, exécutées sur un enduit, soit que, comme celles dont parle Pline, elles fussent de véritables tableaux sur bois, llîvax:;, lahiilœ, genre dans lequel s’excrçaicnl les plus habiles arti.stesL On croirait volontiers que les peintures (pii manquent ici devaient appartenir à cette din-nière catégorie dont aucun échantillon n’est parvenu jus- (|u’è nous; en effet, les parois du lahlinum présentent dans la maçonnerie un enfoncement carre de quelques centimètres de profondeur qui eût bien pu ne recevoir (lu’iine peinture sur enduit, telle que celles que nous verrmis dans'Ic Iricliiiiiiin voisin; mais au fond de cet enfoncement, .se trouvent deux entailles horizontales qui .sembleraient avoir eu pour destination de contenir les barres transver.sales qui auraient assemblé les diverses planches compo.sant des panneaux. .Si notre conjecture pouvait être prouvée, cette découverte ne serait pas la moins curieuse de celles faites à Pompéi. Le fond du liiblimim * est entièrement ouvert sur un xyste en terrasse élevé de 0",90 , xyste c|ui rouvert de petites figures sans proportion entre elles est la partie la plus singulière de riiabitalion , en même temps qu’elle e.sl la plus grande preuve du mauvais goût de son |>ropriétaire. C’est avec justice qu’elle a été comparée par M. Edward l'alkener *. à un théôtre de marionnettes. Au pied du mur è appui de marbre blanc -qui soutient celte terrasse se trouve dans le pavé du tnUUnnm un petit rc'gard fermé par une dalle ronde de même marbre encore garnie de .son anneau de bronze.
' \tiUa gloria niW rorum gui hihulas (Plinb. L. X\.\V.)
* V. la vlj^iiellc on tôte ilu chapi(h^
jW»i*OHm of tlassieal aii/>guf7îf«, a quarltrlg journal of ancif Ht art, V, Il part. 1-; 31 march. lK5i.
POMPEl A.
La grandi: pièce 10 à droite du tabliiiHin, à en juger par la riches.se de sa décoration, semblerait avoir été plutôt une exkire (|u'un Irirliinum, cl tel est l’avis de M. Edward Falkcner; cependant, si on rélléchit <i quelle énorme distance, grâce au.v circuits qu’il aurait fallu faire, 1a pièce 3i, dans la(|uelle il croit reconnaître le Iricliniiim, se fût trouvée de la cuisine 11, force est de renoncer à celte supposition et de chercher ailleurs le IrkUniiim, qui ne peut alors avoir été autre que la pièce 10. Celle-ci a 0“',40 sur 5“,70 ; son pavé est composé d’un dessin à la grecque exécuté en mosaïque blanche et noire. Les parois pr(''sentaienl de précieuses peintures qui, il l’exception d’une seule, ont toutes été portées au mu.sée. l.i's trois principales compositions étaient prescjuc de proportion naturelle et sont du plus grand style. L’une, qui occupait le fond de la salle, représente Hercule ivre acrompayné de bacchanlet el debout près d'Omphale nrmée de la massue el couverte de la peau du lion de Semée. .Sur la paroi de droite, on voyait Bncchus enfant accompagné du vieux Silène, monté sur un char trainé par des bœufs guidés par des Faunes, et suivi de bacchantes et d’un autre Faune jouant de la double flûte. La troisième composition , placée à gauche près d’une grande fenêtre ouvrant sur le xyste, est demeurée à sa place; elle représente Bacchus vainqueur des Indes entouré de bacchantes tenant des thgrses, des boucliers el des tambours, .''ur le pnsmier plan est assis un captif les mains enchaînées. Ces trois tableaux ainsi (|ue plusieurs autres trouvés dans la même mai.son, avaient été mis en place tout faits, cl il est encore facile de le reconnaître. Les autres peintures qui ornaient cette salle étaient -six jolis sujets repré.scntant des Amours dansant, couchés à table ou jouant avec des masques. Ces différentes compositions, toutes allusives au culte de Bacchus, sont un argument de plus à l’appui de l’opinion que nous avons émise .sur la destination de cette .salle. On y trouva un long banc, une sorte de leclislerniuin orné de plaques d’argent, mais malheureusement en mauvais étal.
•A la gauche du lablinum est le corridor ou fauces 14, (jui pré.st'iitc une di.spo.sition tout exceptionnelle, contenant un escalier de huit marches conduisant au niveau du péri.slyle qui entoure le xyste. Sur cet escalier où l’on trouva un s<|uelette, on voit encore le tuyau de plomh hien conservé qui portait l’eau aux fontaines du jardin. Les parois du corridor présentent sur leurs panneaux rouges de jolies peintures, telles qu’un aigle et un paon près de masques tragiques. (îravissant l’escalier, on .se trouve dans le
MAISONS KT BOUTIQUES
péri.slyle efi/h, dont deux côtés ef et fg étaient couverts d’un portique soutenu par des piliers sur lesquels étaient peints des feuillages et des va.ses ; sur l’enduit rouge du pilier d’angle est tracé gros-sièrcmenl à la |K)inte un labyrinthe de 0'“,09 de diamètre, dont nous donnons ici le [acximili- réduit.
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La première partie du portique ef i^st divisée par un petit mur en deux espèces de cabinets 17 et 18 ouvrant par des fenêtres sur le xysle; au fond du premier on voit sur fond jaune une peinture fort endommagée qui représentait Vernis et l'Amour. C’est au fond du second que .se trouvait 1a fieinture aujourd’hui au musée qui a fait connaître le nom du propriétaire de la maison; on y voit une tablette de cire avec tous les in.strunients
néces-saircs è l’écriture, le style, la l/iera cnlamariu ou écritoire, le roseau, rnlamiis, enfin l’adresse d’une lettre avec ces mots :
M. Luerftio Fiant. Martis (Ucurioni Pompei.
• A. M. Lucretius, Klajninc i!e Murs, dik’riirioii PoiiïïmH. »
Au fond de cette partie du portique est, è gauche, un espace découvert
.lu 4
POMI’EIA.
Cl sans oriH'inpnts 10, (|(ii paraît avoir <^té udk sorte de cour contenant l’cscalior qui conduisait à l'étage .supérieur.
X la .suite de cette cour existe ici, comme nous l'avons vu dans plusieurs habitations, un second iilrium jkim moins riche, avec toutes ses dépendances, et ayant dû .servir à l'habitation des e.sclaves. X gauche est le corridor ou fniicfs 20, et au milieu le lablinum 21, tous deux ouvrant sur Valrium. Celui-ci, large de 5"',/i.5 sur G”,!/! et pavé en opus sigiiimtm, avait au centre un petit compluvium, et à gauche deux es|iéccs de niches carrées 22 et 2.S, profondes de 0”',00, et larges, l'une de 1“,*.KI, l'autre de 2"', 20. Il serait assez difficile d'en préciser la destination. .Sur le mur (]ui leur fait face était une grande [x-inturc dont il ne reste que la partie inférieure.
Le prolhyrum 24 ouvrait sur la ruelle abouti.ssant h la rue de l'Odéon; il est flanqué de doux chambres 2.5 et 2(> (|ui ne conservent plus rien de leur décoration , non plus qu’une troisième chambre 27 voisine du lablinum.
Revenant au péristyle, nous trouvons au fond do celui-ci une pièce 28, profonde d(3 .5*,<)0 et large de G"'. Deux peintures, représentant Sarcisse ^ ' et Apollon et Uaphnê, en ont été enlevites, et on n’y voit plus que trois tètes de bacchantes fort endommagées. Le pavé est, comme celui du péristyle, en opus siyninuin semé de |«;iits morceaux de marbre blanc. s
La position de cette salle semblerait iiuliquer un weus; mais, outre que par son peu d’étendue elle n’eût guère été en rapport avec la grandeur de l'habitation, nous trouvons près d<^ là une salle plus vaste que nous croyons avoir été le véritable O'cns; la |)ièce 28 dut être, s<*lon nous, une bibliothèque et un cabinet de repos et d'étude.
. Sur les piliers du portique qui font face à cette salle étaient deux peintures qui ont été enlevées; au pied de l'un d'eux est l'ouverture d’une citerne fermée par une dalle ronde de marbre blanc.
J.a chatnbre voisine 211 a un pavé en opus siijninum orné de plaques de marbre; ce dut être un cubiciihim, et le cabinet sans ornements .50 fut une garde-robe, au fond de lu(|uelle était une lati'ine.
l):ms l'angle y du portique .«ont l’entrée d’un escalier 51 de.scendant à la cave qui n'est point déblayée, et à côté celle d'une grande pièce 52 .
pavée en mosaïque. C’est dans celle-ci que M. l’alkener croit reconnaître le triclinium, mais que, pour les raisons que nous avrnis ex|K)sées plus
M AISONS liT llOUTlüCES. . . 305 .
haut, nous pensons avoir 6t<^ l’œnw ou eon-dre. Cotte .salle était ornée de charmantes peintures qui ont été jKirtées au musée et représentaient des yénifs et de.s hacclianles.
Enfin, au centre du péristyle est le xystc en ten assc dont j’ai déjà parlé ; au fond est une jolie fontaine conqxisée d’une niche en mosaïque et en ,
coquillages, dans le has de laquelle sont peints des roseaux et deux dau- ' . . . '
phins et uii SC trouve une charmante statuette de Silène en marbre blanc,
presque semblable à celle de la A illa Albani. .Ses cheveux , sa barbe, la • ' •
peau qui le couvre, ])orlent des traces de peinture rouge ; l’outre .«ur
laquelle il. s’appuie, est colorée eu noir et jetait de l’eau formant cascade . . '
sur cinq degrés de marbre blanc, et se rendant ensuite par un canal de - ’
même matière dans un bassin circulaire de 2” de diamètre, profond de ’
()",70. Au centre de celni-ei est une colonne portant une petite vasque de ... '
jaune antique d’où s’élancait iin jet d’eau. Par suite de l’irrégularité qui ■ règne dans tout le plan de l’habil.alion, la fontaine, le petit canal, le ^
bassin ne sont point dans l’axe do l’a/riKm et n’ont pas même un axe com- . . ■ ' mun. I.a niche de la fontaine est accompagnée de deux cippes de marbre ■ ; ■
blanc surmontés d’/ien»è.î à deux faces; le premier ü!i oITre Ica tètes de , .
Bofchus et d’ Ariane; le second .‘55 celles d’un Faune et «l’une barclianle.
Sur les bords du bassin .sont disposées une foule de petites sculpturesipii ■■ - ’ .
l'OMI’tClA
ont ct« laitisi'os (üi place; elles sont sans rapport de proporlioii entre elles et d'un mérite très-inégal; ce sont un canard HO, un charmant l’amie 37 portant la main à sa tète, deux ibis 38 et 43, un autre l'aune 3‘J, non moins précieux que le premier, terminé en gaine, tenant de la main droite la syrinx et de lu gauche une petite corbeille contenant un chevreau, et contre lequel se dresse une chèvre qui semble l'éclamer son |x;lit; deux
lapins 40 et 41, une petite vache 43, et un cheval couché encore plus petit 44. Sur le devant, près du tablinum, sont deux cippes 45 et 40 semblables aux premiers, avec des hrrmH doubles de Bacchus iwlirn cl do bacclumk'Ji. lin avant de chacun d'eux sont autant de petits groupes 47 et 48 représentant des Amours montés sur dos dau])hins que saisissent des poulpes gigantesques. Au centre est un groupe médiocre 49 et de petite proportion, représentant un jeune l'aune tirant une épine du pied de Pan ; enliii, devant celui-ci est un troisième lapin 50 mangeant une grappe de rabiu.
-Les deux côtés du xyste adossés au portique du péristyle sont garnis d’une espèce de banquette creuse en ciment, sur laquelle on posait sans doute des vases à fleurs, et où se trouve 1a continuation du tuyau de plomb que nous avons vu sur l'escalier du corridor 14. Ce tuyau .“c divise en deux branches garnies chacune d’un robinet de brnn/.e, et qui conduisaient l'eau à la fontaine et au jet du bassin.
.MAISONS ET UOimOt'ES.
^ oici, oulrc.' ceux que nous «vous déjj'i indiqués, quels sont les prinei- |)!iux objets trouvés dans celte mni.snn : dans le prolhyntm , trois petits vases de terre cuite, une anse de vase en broiwe, une moitié de gond, un verrou et une coupe de verre; dans la chambre 7, plusieurs vases de verre, une lanterne fermée par des lames de tôle, dix têtes de clou ayant servi d’ornement h une porte, et une ronwine ou stalère ayant pour |)oids une télé de Mercure; dans la chambre 4, une bague d’or avec une pierre bleue un llacon, plusieurs gonds de bronze, une petite romaine avec son poids et son plateau, plu.sicurs sceaux, cinq bagues, une tirelire carrée, plusieurs tasses de. terre rouge dont une contenait de l’orge calcinée, un manche de couteau en os, deux haches et deux couteaux de fer, plusieurs va.ses de verre et plusieurs morceaux de couleur bleue ; dans la chambre 5, un candélabre, haut de plus d’un mètre, terminé par un chapiteau ionique que surtnonte un plateau en forme de patère destiné à recevoir la lampe ; dans \'nla !), trois pentures de bronze et une patère de même métal avec une tète de Méduse dans le centre, entourée d'im cercle d’argent; enfin, dans Vœcus .‘V2, trois petites amphores. On lisait sur la première cette inscription, peinte en lettres noires :
1, 1 0 V .X M E N 01‘TIMVM.
Sur la seconde :
TVSCOLA.
OKKICINA SC AV.
Sur la troisième, enfin, étaient quelques lettres grecques inintelligibles.
line seule bouticpie .sé|)are 1a mai.son de Lucretius de la
Fahriqi e DK l’RODcrrs ciiiMiQtES, N" 2.‘). (I’l. 82.) Sur sa façade sont plu.sicurs inscriptions, parmi lesfpielles celle-ci :
CS. HEI.VIVM SAniNV.M AED. O. V. F.
« Ji; vous prie de faire édile Caeiiu Helvius Sabimis. »
Cette inscription est répétée sur le pilier d’angle de la ruelle voisine, et au-dessous est cette autre inscription dont les deux derniers mots, quoique parfaitement lisibles, me .semblent difficiles à intcrpréler :