TEMPLES ET TOMBEAUX
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auteurs les aient pris pour des temiilos , la majorité s’aecorde à les désigner sous le nom de Curies, que leur a conseiTé le clianoine Jorio dans son excellent ouvrage sur les fouilles d’Ilcmilanuni *.
Suivant Cocliin et Bellicard qui les dikrimit eoninie des temples, le plus grand de ces édifices {50 “ sur '20™) avait deu.x portes st'|)arées par un grand piédestal ()ui portait un char de bronze dont on n’a recueilli (|ue des débris-; le plus petit (:20'"sur 15”) n’avait (|u’uiie seule entrée. L’un et l’autre étaient voûtés, et leur intérieur était orné du colonnes entre Icsrpiclles il y avait des peintures et quelques in.scriptions, probablement celles que nous savons avoir été découvertes en 1750, et (|ui contenaient lu liste des Herculaniiuis inscrits par tribus.
Tempi.ks. Au .sujet de ces édifices sacrés, le seul fait <pii paraisse pouvoir être avancé avec (juclque certitude au milieu des renseignements les plus contradictoires, et d’après le plan général des académiciens d’Herculanum, c’est qu’on en découvrit trois dont l’iiu était situé à gauche du grand théâtre et les deux autres au .S.-K de la partie de la ville qui fut reconnue. l’Iusieurs auteurs, tels que Winckelmumi, de Lalande, Venuti, etc., ont avancé que l’un de ces temples, consacré à Hercule, était de forme circulaire et orné de vingt-quatre colonnes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Le chanoine Jorio pens<; que ce temple n’a point existé, et que cette découverte n’est qu’une fable née de l’erreur dans laquelle tombèrent les ouvriers qui, les premiers, reconnurent le théâtre, et ne manquèrent pas, suivant l’usage, de le prendre pour un temple. Winckelmaim cite, il est vrai, à l’appui de son assertion, les deux peintures de Thésée et iïUereule, (|u’il croit provenir de ce temple à cau.se de leur forme concave; mais le siivant archéologue allemand n’a pas remarqué qu’en tenant compte de la courbe de ces peinlurc.s, le temple n’aurait eu qu’environ 4” de diamètn-, et (ju’il eût été fort difficile de placer vingtquatre colonnes dans un si étroit espace. D’ailleurs, il paraît hors de doute que ce fut dans la Basilique, ainsi que nous l’avons dit, et non dans ce l)rétendu temple circulaire, ([ue furent trouvées ces deux belles compositions.
Tosibkalx. Nous trouvons dans une lettre écrite de Naples, le 7 avril
^ Sotiziêiugli scavi di Ercolano. In-g». Naplos, 1827.
* Parmi ces débris i^taient une Junuo, un Mars et un Aitoürjji de deini-roadC'bosse qui décoraient la caisse du char. et VI, j>l. 79, 80 et 81.
MERCULANÜM.
1750, par Gori an savant Martorelli, la menlioii d’un tombeau qui nous rappelle encore cette famille des Balbus, aussi célf'biT dans les fastes municipaux d'Ilerculanuni que les Holconius dans ceux de Pompéi.
« A llerculnnum, dit Gori, on a trouvé un tombeau ou folumbarium intact , et dans les niches sont encore les vases cinéraires avec les noms inscrits sur chacun en letlres rouges; la plupart apparliennent à la famille N'onia. Ce CiiUimbarium est long et large d’environ s<’pt palmes (1"',K5) avec une hauteur de voûte proportionnée, et un p<;tit escalier sur le côté, l'n autel s’y trouvait. Au-de.ssus des niches ou loriili, au nombre de neuf, ((ni contenaient les urnes entières avec leurs couvercles, étaient écrits au minium, ainsi que je l’ai dit, des noms, la plupart ayant appartenu à des affranchis. •
l’n autre tombeau, découvert en 1705, était décoré extérieurement de piéilestaux d’un beau style. L’intérieur était un caveau de 4" de long sur 0"' de large. Ce tombeau était également un coliiinhariiim, dont cha(|ue niche contenait encore intacte une urne cinéraire couverte d’une tuile '.
Maisoxs. Le plan général des maisons était naturellement le même à Herculanum qu’à Pompéi ; aus.si aujourd’hui, celles surloiit qui .sont recouvertes, ont-elles d’aulant moins d’intérêt que les descriptions qui nous en sont restées sont plus imparfaites; elles ne se recommandent plus guère à notre curiosité que par les nombreux objets d’art qui en pi-oviennent et enrichi.ssent le musée de Naples. Nous décrirons les mai.sons qui ont été mises au jour par les fouilles modernes, mais nous nous contenterons de mentionner queh|ues particularités (|ue présentèrent celles dont les restes ont disparu de nouveau.
Venuti - nous a lais.sé la description d’une espèce de cave dont nous
' « Je n’omcttrni {vis, dit Jorio, une olisen atiou qui, au point de vue archéologique, rend unique an monde ce petit coin de nos environs. Aujiturd'bui dans cet étroit espace, nous pouvons regarder comme existant trois étages de «‘puhiircs bien différentes; et, qui me conti*sU*rail le droit d*en supl>oser un quatrième!' Iniuiédialemiiit sous le sol actuel existeut les sépultui-es dirétleuues; A 45 nu 30 )talnu‘s de profondeur, on rencontre souveut des toml»eaox romains construits en briques. Ueaucoup plus lias, an niveau du sol de l'ancienne cité, existent les tttmlieaux des Herculauiens, dimt faisait partie celui nieiiUonné par Guri; et eiitiu après tmit ce qui a été écrit si docU'ment sur les pré> miers habitauts d'Herculanum {Dissertasione isagogica p. 10 ), qui pourra nier que ceux-ci aient été anssi enterrés sons le sut qu'ils avaient foulé? VoilA d<mc quatre cimetières d'époques différentes et de nations bien diverses comme classés les uns sur les autres sous la rooilerm' Résina. *
Soiisié sugli scavi di Ercoiatto.
* MARcruo Yevi'ti, fMserisione dflla pritna groverta dfU'antira citlà di Ercohno. VenC> sia, 1719