‹ Pompeia decrite et dessineeChapitre 54 sur 61 · MAISON DF.S PAPYRUS · texte numérisé non relu

MAISON DF.S PAPYRUS

clinrchorions en vain l’analogue dans les ruines de Pompéi, quoiqu’un exemple en ait (Hé déeouvert à Slubia. On entrait par une petite porte de marbre blanc * dans une pièce de peu d'étendue, suivie de deux plus grandes, toutes trois pavées de marbre; une banquette, également recouverte de marbre, régnait au pied des murailles; à sa surface se présentaient les orifices d'énormes jarres de terre cuite, do/iVi, ensevelies en partie dans la terre, en partie dans la inac.'onnerie des banquettes, ainsi nous l'avons vu nu.x comptoirs des marchands d'huile de l’ompéi. Au fond était une sorte d’armoire creusée dans la muraille sur une largeur d’environ 2"', et dans laquelle existait encore intacte une étagère compos(;e de marbres de diverses couleurs, ressemblant aux gradins qui, sur les autels modermxs, reçoivent l(!s chandeliers et les vases de Heurs. Sur ces gradins, on disposait sans doute des vast's de cristal contenant les vins les plus précieux. Malheureusement, ajoute Venuti, ce monument curieux fut détruit pour employer les marbres il d’autres usages.

M.visox DKs P.xpvRLS. Dc toutcs Ics habitations sorties des ruines de Pompéi, de Stabia et d’Herculanum, la plus inqiortante et par elle-mémo et par les objets qui y furent trouvés, est celle qu’on désigne sous les noms de Maison de campagne, des Papyrus ou d’Aristide. Le même hasard (|ui avait produit la découverte du grand tlniétre amena celle dc cette splendide demeure, située à peu dc distance à l’ouest de cet édifice.

En 1750, un particulier creusant un puits rencontra des murailles antiques; aussitôt Charles III ordonna des fouilles qui, continuées jusqu’en 17G0, produisirent les plus merveilleux résultats, bien qu’il ait été reconnu que déjîi les anciens avaient fait quelques tentatives imur arracher aux cendres et aux laves une partie des trésors qui y étaient enfouis, tentative qu’heureusement pour nous ils abnndomu'jrent bientôt, rebutés sans doute par la dureté des matièriîs qu’il fallait percer.

.Aujourd'hui, en l’absence de documents précis et surtout d’un plan (|ui fut, dit-on, dressé avec soin par l’ingénieur suia«e Charles Weber, chargé de la direction des fouilles, mais qui n’a point été publié, il s<3rait impossible de donner une description de cette villa ; nous savons seulement que la plupart des pavés étaient en marbre et qu’il y avait, comme ii la maison de Diomède, un vaste jardin avec un large vivier et un beau péristyle rec-

’ Pmbahlfmpnt à «lu tonilt^^an d#* PoraîHti, p. 73.

lIEnr.UI.ANUM.

tangulaire entouré de colonnes de stuc. Voici le tableau que VVinckelmann a tracé de c<'tlc partie de l'habitation :

• Celte maison de campagne, dit-il, renfermait ui>e grande pièce d’eau, longue de deux cent cinquante-deux palmes de Naples (.()()"',. ‘U)) et large , de vingt-.s<!pt palmes (7" , 10), dont les extrémités .se terminaient en portion do cercle. \ l'entour de cet étang, il y avait ce que nous nommons des comparlimenls de jardin, et il régnait tout le long de l'enceinte un rang de colonnes de briques revêtues d'une couche de stuc, au nombre de vingl-<leux sur le côté le plus long et de dix dans la largeur. Ces colonne.s f)ortaient des solives appuyées par un bout sur le mur do déluré du jardin, ce (pii formait une fouillée ou berci'au autour de l’étang. On trouvait .sous cet abri des cabinets de formes dill'érenles, soK pom la conversation, soit pour [irendre le bain; les uns en demi-cercle, les autres cariés par leur plan ; des bustes ainsi tpie des ligures de femmes en bronze étaient [ilacés allernativcinenl entre les colonnes, l n canal d’une médiocre largeur circulait le long de lu muraille du jardin , et une longue allée conduisait au didiors à un cabinet ou pavillon d’été de forme ronde et percé de toutes parts, lecpiel s’élevait de vingt-cinq palmes de Naples (ü"',(’)t)) au-dessus du niveau de la mer. Au sortir de la longue allée, on montait quatre marches et l’on parvenait ensuite il un pavillon où l’on a trouvé un beau pavé de marbre d’Afriipie et de jaune antique V •

Les statues de femmes et les bustes que W inckelmann nous apprend avoir décoré les eiitre-colonnements, sont aujourd’hui au musée de Naples ; ce sont les six célèbres dairseuscs et les bustes de Cl. Marccllus, Sapho, Kpicure, Platon, .Speu.sippe, Arcliitas, Heraclite, Démocrite, .Sénèque, Scipion l’Africain, Sylla, Lépide, Auguste, Livie, Caius et Lucius César, Agrippine, Caligula, Ploléméc Pliiladelphc, Plolémée Philoim’dor, Ploléméc l.\ dit Alexandre 1, Ptolémée Apion et Ptolémée Soler I, ceux enfin des deux Bérénices et de deux autres |)cr.sonnagc.s inconnus *.

Le magnifique Faune ivre de bronze * était placé en tète de la piscine du xysie ou jardin, entre deux charmanbxs figures de même raébil, deux jeunes gens entièrement nus penchés en avant et les mains étendues K

' WiscEELMAHW. DtVourertes cniercnlinuni, partit’, page as.

* HEUc.etPuMp. VII, pl, 9ài0.

Mliiil. vm, pl. et 33

• IM. VI, pî.4t» ettl.

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