‹ Pompeia decrite et dessineeChapitre 6 sur 61 · I.OSOIN'VS 11 VIR · texte numérisé non relu

I.OSOIN'VS 11 VIR

* iNfRODrCTlOfl A L'HlATOtRK DK FltAKCr., (>1. 30. Ill-f". PaRT», 1838.

thmpi.es. autels.

.Sous le |M)rtique, couire le mur qui fait face au sanctuaire, e.sl une niche l dans laquelle éloit peinte une figure d’Harpocrate; au pied de cette image iHait un banc de bois prespie réduit en poussière. Kn avant, le portique présentait on entrecolonncment double formé par deu.x piliers carrés avec des demi-colonnes engagées.

Du côté de l’cnccinte, adossé au théâtre, s<i trouvent plusieurs chambres m auxquelles on arrivait par des portes ouvertes sous le porti(|ue. L'une d'elles, qui a une entrée sur une ruelle conduisant de la rue du Temple d'isis au théiUre, était la cuisine des prêtres d'isis. Sur ses fourneaux étaient encore des œufs et des arêtes de pois.son. Derrière cette cuisine est un escalier sur lequel furent trouvés couchés les .squelettes de plu.sieurs prêtres, qui périront dans leur fuite retardée peut-être par le regret d'abandonner le saiKtuaire de leur dee^sse. La pièce voisine de la cuisine, avec laquelle ^ elle communique, était sans doute le réfectoire, et les autres chambres étaient destinées à l’habitation. Dans la plus grande de ces chambres, celle attenant au réfectoire, on trouva un malheureux qui, renfermé au moment de la catastrophe, avait commencé, à l’aide d’une barre de fer, à percer une muraille, mais avait péri étouffé avant d’avoir pu mener à fin son entreprise dont on voit encore les trace.s.

Dans l’angle b de la cour e.st un petit autel. De ce côté b e est une trèsgrande salle l placée derrière le sanctuaire, et dans laquelle on entre patcinq arcades; elle paraît avoir été le lieu oii se célébraient les mystères et oit pénétraient les seuls initiés. Celte .supposition est confirmée pur le.s peintures qui la décoraient, et qui, toutes, étaient relatives au culte d’isis. Les principales ont été sciées et transportées au musée ; on y a reconnu la déesse river le sisire, Aniibis, plusieurs prêtres tenant des i>a!mes H th s épis, des Uhœtis ou serpents à coiffe, des ibis, des hippopotames , des /leurs de lotus, etc. C’est ao.ssi du temple d’isis que proviennent une superbe cou|)c de bronze incrustée d’argent, de 0'",8.5 de diamètre, reposant sur un pied de marbre; un admirable trépied de bronze, soutenu par des sphinx , l’un dos plus précieux ornements du musée ; enfin une petite figunî acci'oupie de porcelaine verdAIre, les mains et les bi-as appuyés sur les genoux, et le corps couvert d’une légère drapej'ie.

A la suite de la .salle l est un pa.ssage u communiquant au grand théâtre.

Dans une maison voisine, on u trouvé deux si.stres de bronze <jui sont égahmient nu musée. . , ^ ‘ •

POMHKIA. '•

’ . Le corridor conduisant au th«'‘àtrc sépare le temple (Tlsis du

Tkmpce de Ji PiTEB BT Ji >ON ( PL. f>) , découvert de 1760 h 1768,. situé derrière l’Odéon, et le plus petit de tous les temples de Poinpéi. L’espace qu’il occupe n’a en totalité que 21“ de longueur sur 7" de largeur. .Son entrée se trouve élevée de 1” 18 au-dessus du niveau de la rue, et du seuil on descendait deux marches pour pénétrer d’abord dans un petit portique n, dont le toit était soutenu par deux colonnes.

rUii du TuApir >!« iupllvr art luuoii.

et qui n’existe plus aujourd’hui; il ouvrait à l’une de ses extrémités sur -une ]ietite sidle h qui servait sons doute d’habitation nu gardien- du temple ou de resserre pour les ustensiles sacrés. Vient^ensuUe une orra ,ou cour découverte </, au fond de laquelle, dans l’axe du momunent.

s’élève un grand autel de tuf e, orné de triglyphes, et dont la forme rappelle celle du fameux tombeau des .Scipions du mus»'“c du Vatican. W. Ciell croit reconnaître dans cet autel le pulcinnr, c,spèce de lit sur le((ucl on couchait les statues des dieux dans les cérémonies religieuses nommées lertisti-nieii , qui se- pratiquaient dans les temps de calamités publH[Ues. Un perron de neuf degrés, occupant toute ta lai-geur de l'édihee, conduit au sanctuaire que précédait un prouwa f, soutenu par quatre

TEMl’I-KS. AUTELS.

colonnes de face, et nue en relonr de chaque côté en avant des pilaslre.< des finies. Aucune de ces colonnes n’est restée à sa place, mais on a retrouvé un des chapiteau.x dos ailles, chapiteau de fantaisie, ayant toutefois plus d’analogie avec l'ordre corinthien qu’avec tout autre; il est dé|)osé sur l’autel, l’n autre chapiteau, découvert dans la même enceinte, présente nu centre une tète barbue d’un grand caractère, qui a donné lieu à bien des conjeclure.s. (lau a cru y reconnaître la tête de Neptune , d’autres celle d’Esculapc, et ils en ont tiré la conclusion que ce temple était dédié à l’une de ces divinités. Deux statues médiocres de terre cuite, trouvées dans ces ruines repré.sentent, dit-on, Jupiter et Junon: mais elles ont été pri.ses au.ssi pour Esculape et ilygie, et de lîi sont nées de nouvelles conjectures qui ont été émises par Winckelmann dans le premier volume de Vllisinire de l'Arl. Aucune de ci's suppo.sitions ne nous parait bien sufli.samment Ju.stifiée; cependant, nous avons cru devoir donner à cet édifice le nom que lui assignent les plans et les ouvrages les plus récents, tout en reconnais.«ant que de nombreux ex-voto pieds, mains, etc., en terre cuite, aient pu fournir un argument puissant en faveur de la dédicace du temple aux divinités de la médecine. La cella g, dont l’enceinte s’élève encore dans quelques parties à 2 ou S" au-dessus du .sol, était isolée des murs de l’enclos ou |)éribole par un étroit passage ; au fond e.st un massif destiné îi porter la statue de la divinité. Le .sanctuaire était pavé de mosaî(|iM's, et .ses parois étaient revêtues de peintures dont il reste à peine quelques traces.

Tehi’i.edk Jtii'iTKR. A l’extrémité septentrionale du Forum, dont il formait

la principale décoration, s’élevait un temple (PI. F.) eon.stniit en pierres et en laves revêtues d’un stuc très-dur. .Sa position sur la plaee la plus

PÜMPÊIA.

importante de iu ville, une tôte colossale de Jupiter avec les cheveux et la biu'bt' lég^rement colore^ en rouge, t]-ouv(’'c dans le sanctuaire lors de sa découverte en 1810 et 1817, ont fait sup|ioser avec vraisemblance qu’il était consacré au maître des dieux Tout indique que ce monument, renversé sans doute par le tremblement de terre de 03, était en |)leinc restauration à l’époque de la destruction de la ville; sans cela, on ne saurait expliquer la disparition complète d’un grand nombre de colonnes qui n’ont point été retrouvées; déplus, dans un souterrain existaient divers - fragments d’architecture (|ui, évidemment, y étaient emmagasinés en attendant le moment d’étre remis h leur place. Plusieurs de ce» fragments paraissaient avoir appartenu h tf autres édifices

pUn «la T«iD^« iupitu'.

I.c temple de Jupiter était élevé .sur un podium ou soubassement, haut tlo 3”, au(]uel on montait par un escalier de treize marches partagé |)ar ■un repos. J.es dix premiers degrés n’étaient que deux petites rampes aa placées aux deux extrémités de la façade et séparées par une esplanade ou pulpiltim b longue de 10”', 35 et large de .3", 80, qui dut servir à l’accompliss«îment des cérémonies publiques. Le bas du perron était flanqué de deux larges piédestaux cc et de deux autres plus élevés, sur l’un desf|uels étaient encore les pieds d’une statue chaus-séede cothurnes. Les huit degrés supérieurs régnent sur toute la largeur de la façade et conduisent au proiians ou porche J (]ui préstmte h la façade six colonnes de 0'”,1)0 de dia- ' mètre et trois en retour de chaque C()té , plus les antes qui font .saillie en continuant les murs latéraux de la crlla, largeur du proiwos e,st de ih“,K7, et .sii profondeur, ju.s<|u’au mur de la cella, de 12"', 10. Dans son pavé et dans celui de la cella sont quatre ouvertures longues de 0“',90 et larges .seulement de 0"', 10, servant à éclairer les sadles contenues dans

* Récemmeol, antiquaires mit vonju reconnaître dans cet édifice le temple de Vénus

protcHricede Pompéi, mais les ptvuv«'s qu'ils appoitent à l’appui de leor liypoth»‘sc me paraissent trop |wni <N.»uclnantcS \>our qu'elk* puisse être adfqitéc.

* Ce souterrain semble être voné iieritétuité à celle même destin.alion ; il sert encore aigourdlMii de ma^isin )K>ar les olqi'ts de gros volume trouvés dans les fouilles.

TEMPLES. AUTELS

le .soubassement de l'édifice. La longueur de la cella est de hors

œuvre, ce qui donne, par conséquent, ,‘i0”,r)0 pour la longueur totale du temple. Les colonnes du porche étaient d’ordre corinthien; toutes étaient renversées, et il ne restait plus que leurs bases et la partie inférieure du fût, qui nulle part ne s'élevait à plus de 2” au-dessus du sol. On les a égalisées récemment en plaçant quelques bois.seaux sur plusieurs d’entre elles ; il en est même une que surmonte un chapiteau fruste *. D'après leur diamètre, ces colonnes devaient avoir environ 10"' de, hauteur. Près de l’une d’elles on trouva le .sr|uelctte d’un malheureux qu’elle avait écrasé dans sa chute. Le sol du pronaox était formé de grandes dalles dont plusieurs sont en place. Lue grande porte, dans les pieds-droits de laquelle on reconnaît encore la trace des gonds, donnait accès à l’inférieur de la cella e, qui semble indiquer que ce temple était du nombre de ceux que Vitruve nomme Ilypèlhres, mot dont j’ai expliqué la .signification au commencement de ce chapitre. Il était divisé en trois nefs par deux rangées, chacune de huit colonnes, cl deux pila-stres ioniques qui portaient un entablement et un second rang de colonnes d’ordre corinthien, lesquelles ont entièrement disparu. Los trois nefs étaient fort inégales, celle du milieu ayant 9“,30 de largeur, tandis que les autres n’ont que 1"',50. Le sol pré.scnlc les restes d’un encadrement en mo.saïque. blanche et noire qui entourait un pavé de marbre. Les murs étaient couverts de peintures de couleurs éclatantes, mais sans sujets. Autant qu’on peut en juger par ce qui reste, le .souhas.semcnt était noir avec des Heurs et des filets blancs; les grands panneaux étaient rouges et .séparés par dos bandes peintes en marbre jaune, et encadrées de vert; enfin, aude.ssus d’une bordure en forme de grecque de diverses couleurs s’étendait une frise verte, rouge, brune et amorantbe. Outre la tète do Jupiter, on a trouvé dans la cella un cadran solaire, une sorte de bouclier, un i)etit buste adhérent à la muraille, et un groupe de bronze composé d’un vieillard tenant par la main un jeune garçon et d’une femme portant un enfant dans ses bras.

Au fond du sanctuaire sont trois chambres voûtées ou ophlodômcs f, qui servirent probablement h renfermer Værariuin , le tré.sor de la ville, et au.ssi

' Non* avons prt’fprô reproduire ce temple sous l'aspect plus pittoresque qu'il présentait encore il y a \)cu d’années avant celle espèce de restiurali(»n.

POMPHJA.

cc.-Uii <lu temple. Eiylin, derrière ces salles, un voit un petit oscaHèr dont rentrée se trouve dans l’angle au fond de In nef de gauche;' il condtiisailè la galerie élevée que formait le second ordre de colonnes de rintérieur du temple.

(Juelqnes antiquaires ont supposé que les décurions de Pompéi durent, A l’exemple d«!s sénateurs de Rome, s’assembler dans cet l'difice, et que le jnilpilitm du perron sci'vit de tribune aux harangues; en conséquence, ils lui ont donné le nom de semifuhim. Nous admettons très-volontiers celte hypothè.se, car mm.s savons que chez les anciens, et surtout dans les villes de second ordre, on s’a.ss<miblait souvent dans les tenqtles pour délibérer sur les affaires publiques, mais nous rejetons une dénomination qui impliquerait une jdée faus.se, en supposant au monument qui noiis occupe une distillation purement civile ; il nous paraît évident que c’était un temple, et nous ne croyons pas qu’A cet égard le doute soit possible.

Tcmio.k dp. Vkms (Pi.. F). \ l’ouest du Forum et A côté do la basilique, dont il n’est séparé que par une rue, s’élève un temple' dont toute l’architecture était brillamment coloriée comme celle de presque tous les édifices de Pompéi, et qui, comme le temple d’I.sis, a pré.senlé un exemple de l’enceinte .sacrée ou péribnle ab c d.

Ce temple fut découvert en 1817: bien que, d’après une peinture qui le décorait, (|iielqiies antiquaires * aient supposé qu’il avait pu être dédié A Baecinis on A Mercure et Mai'a, il nous parait plus probable qu’il fut

• \'. la vjçneltp pu tftp ilu chai'ilrp.

* P. (lARBrcci. QueiHoni Pompfranf, p. 71.

TEMPLES; AUTELS

conféré à Vénns; nous en avons la preuvo dans l’insci'iptiun suivante, qui a été trouvée dans son enceinte :

M. HOLCONïVS RVFVS. l>. V. I. D. TKR C. EGNATIVS. POSTVMVS. ï>. V. ï. D. TER EX. D. D. !VS. LVMINVM OBSTRVENDOHVM. HS. « «

reuemekvst PARIETEMQVE PRIVATVM. COL. VEX, COR.

VSOVE AD TEGVLAS . ' '

FACIVNt). CVRARVNT '' '

tf M.irrus Holcoiiiens Rufus et Cams Egnatius Postmnu:? .“tous lictu pour la dmininrs eburpis de reu*li% la jtpttice, d’apW*R un decret des décurkm« racbetArent, iu prix de 3,000 sç^rcea (eut?. 600 fr. }, le droit de niaai[uer les jours, et firent élever ju$<{a’au toit le utur particulier de hi corporation du collège de Vénus. »

D'ailleurs, ne semble-t-il pas fort naturel que le plus grand temple de l’ompéi ait été consacré à la divinité protectrice de la ville? Or, nous savons que cette envinité était Vénus, dont nous y retrouvons le nom dans de nombreuses inscriptions avec les surnoms de Physica et de Pompeiana. Nous iivons vu en outre que. lorsque Sylla envoya une eolonio à Pompéi, elle prit le nom de Colonia Venerta Coruflia.

' On entre dans le temple par une porte placée au midi en face du mur de ta basilique, et large de S”; on y montait pur deux degrés de pierre calcaire; dans celui qui forme le seuil, on reconnaît, à riiispection des entailles, que la |K)rte était d (|uatre vantaux retenus par des verrous. Cet édifice était d’une élenduc presque quadruple de celle du temple d'IsLs; le mur du |xb'ibole a intérieurement 54~,20 de long sur SS”, 40 de largeur à l’extrémité nord, cl 3l",00 seulement à l’ejilrémité sud, côfé de la façade. Cette dilTérence provient de ce que le terrain n’étant pas rectangulaire, le côté oriental a été rendu parallèle -au forum pq au moyeu d’un élargis.semenl de la muraille de ce côté bd, tout en conservant à la colonnade intérieure sa forme régulière. Peut-être aussi ce mur a-t-il été refait ainsi lors de la con.struction du Forum que l’on eroit postérieure à celle du temple. L’angle S.-O. du mur du péribole est cônstruit en partie do tronçons de eolojincs provenant d’édifice.s plus anciens; quelque.s-uns, et ceci est surtout apparent è l’intérieur, conservent encore des traces de

POMPEIA

leur revêtement de stuc, l ue autre particularité assez remar(|uable est que le portique air rf se compose, sur chacun des petits côtés, de neuf colonnes, de sorte que, dans Taxe du sanctuaire, se trouve une colonne au lieu d'un cntre-colonnement. De cette bizarre disposition il résulte que la porte c donnant sur la rue n’est point au milieu de l'édifice, mais fait face au quatrième entre-colonneinent à partir du mur occidental.

A chacun des grands côtés, le nombre des colonnes du portique est de dix-sept, ce qui donne pour toute l’enceinte un total de quarante-huit colonnes. Il paraît que le temple avait beaucoup souffert du tremblement de terre de 63; la disjonction presque entière des marches du perron, l'absence de toutes les colonnes du sanctuaire, cl la position hors d’aplomb de fautel, témoignent qu'on ne s’était pas encore occiqié de leur reconstruction, les réparations ayant commencé par le portique. Les colonnes, dont les cannelures sont pleines jusqu'au premier tiers, étaient primitivement d’ordre dorique; mais fi l’époque des restaurations, on convertit leurs chapiteaux en une e.spèce de corinthien de fantaisie ; les bases furent ajoutées; la frise dorique fut recouverte de stuc, mais celui-ci, tombé presque partout des fragments qui ont été retrouvés et déposés sur le sol entre les colonnes, a laissé à découvert les triglyphes, marques distinctives de l'ordre '. Il résulta de cet arrangement un composé lourd et disgracieux qui n’a ni l'élégance du corinthien, ni la nobles.se du dorique, le chapiteau surtout étant trop écra.sé pour l’ordre corinthien. Aux deux angles du portique cd étaient de petits bassins pour l’eau lustrale, posés sur un pied et appelés monnpodium. A fintérieur, les murs du portique étaient recouverts de peintures aux vives couleurs représentant généralement des pay.sages, des fabriques*, des intérieurs avec des figures au.xquelles le caprice du penntre a donné des tètes d’homme et des corps d’enfants, ce qui, à l’épotiuo de sa découverte, valut à l’édifice le nom de Mntson dex Sains, (|u’il conserva juscpi’au moment nii les fouilles continuées firent reconnaître que c’était un temple. Ces grotesques .sont représentés jouant ensemble, combattant des crocodiles, ou occupés il des travaux domestiques; une des compositions offre Achille Irainant Hector attaché à son char; deux autres, Achille et Agamemnon et Priant implo-

* (.k^s fngnieiiUi avaieut été piqués à Cf^ups de marteau pour faire adhérer le stuc.

» V. la vignette en tête de riutro«luctioii historique.

TEMPLES. AÜTELS.

rant Achille. Celles de ces peintures qui n’ont point été portées au musée sont aujourd'hui presque entièrement détruites; on en trouve cependant encore quelques traces sur le mur oriental.

Autour du portique régnait, sur le bord du toit, un élégant chéneau en terre cuite, décoré alternativement de tètes de lion et de palinetle.s.

La partie découverte ou area fg h i a 41", 40 de longueur sur 2'2"',20 de largeur. Au côté droit, et en avant de la cinquième colonne , est un petit piédestal portant une statue de marbre blanc terminée en gaine ; c’est une figure jeune , d’un aspect mélancolique , et dont il serait difficile de déterminer le sexe; elle a les épaules entourées d’un manteau qui lui remonte sur la tête. Plusieurs autres ternies ont été trouvés dans ce temple; mais celui-ci seul était encore ii sa place.

Au fond de \'area, et entièrement isolé comme celui d’Isis, le temple proprement dit l s’élève sur un vaste souba.s.sement ou podium de 20"’ de longueur sur 11"', 85 de largeur et 2’", 30 de hauteur, auquel on montait par treize degrés en pierre calcaire séparés par un repos; les sept dernières marches étaient entièrement bouleversées, mais elles viennent d'être réparées. A la gauche de l’escalier sont déposés les fragments d’une colonne ionique de Cipollino ' surmontée d’un cadran solaire. Cette colonne, trouvée dans le temple, porte sur un cartel en relief cette in.scription :

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