‹ Pompeia decrite et dessineeChapitre 7 sur 61 · L. SCPVNIVS. L. F · texte numérisé non relu

L. SCPVNIVS. L. F

SANDILIA.NVS M. H E R E K N I V S A. F.

EPIDIANVS DVO VI R. I. D.

n L. St'ptmiu!? Sandiliaiius, fils de I.iiciaa, et M. Herennios Epidianns, fils d'Anlui;, dmimvirs chaînés de rendre la justice, ont Tait placer ctUe colonne $t ce cadran ^ leurs frais »

Le temple était périptère, c’est-à-dire entouré d’une colonnade; il était he.xastyle, présentant six colonnes à la façade; il y en avait dix à chacune des ailes. Ces colonnes ont entièrement disparu; elles enfermaient, au-

' Marbre blanchâtre vemé de vert et de gris; les anciens* qui en ont fait un fréquent usage* le nommaient tapü phrygius.

* Nous avons vu que ces mêmes magistrats avaient placé, un autre cadran solaire ilaus le Fonim triangiilain*.

POMPEIA. -

(Jevaiit (le (a eella, une large plate-forme, pav(5e en mosaïque grossière, qui <Jevait être très-favorable au dévelop|jement des pompes sacrées, l.es murs de la cetla ne s’élèvent plus gui're qu à 2” au-dessus de cette platefomie; ils étaient décorés de compartiments ou refends formés par des filets et des oves; ils présentent , à chacun des angles, un pilasire cannelé, et à la façade une large ouverture fermée autrefois par une porte à quatre vantaux, large de 3",30. On reconuaît encore dans le .seuil les cavités qui eu recevaient les pivots et k;s verrous. Le pavé est un assemblage de marbre entouré d’une grecque en mosaïque et formé de losanges verts, blancs et noirs, présentant à l'œil l’aspect d’une réunion de cubes posés sur l’un de leurs angles, ku fond du sanctuaire est un piédestal carré, qui portail une statue de la dée.s.se d’un e.xcellent travail, mais brisée en plusieurs morceaux.

Au pied du perron est un assez grand autel m, à peii près semblable à celui que nous avons vu au temple de Jupiter et Jimon. Lu corniche est en marbre blanc, le dé en pierre calcaire, et le soubassement en tuf. .Sur .ses deux faces il portait l’in-scription suivante :

XI. POHCIVS. M. F. !.. SEXTIHVS. L. F. CN. CORNE1.IVS. CX. F.

CORNELIVS. A. F. Illl VIH. D. P. S. F. I.OCAR.

« Mamis Port^ius, fils de Marcus, Lucius Sextilius, fils de Lucius, Caeius Omielias, fils de ('Hcius, Aldus Cornélius, fiU d’Aulus, quaUiorviis, ont fait placer cet autel fait à leuis dt^|>cns. »

Cet autel ne ressemble [vas, par sa partie supérieure, à ceux qui étaient destinés à l’immolation et à la combustion des victimes; il n’était probablement destiné qu’aux leclislcrnes ou à recevoir des offrandes non sanglantes comme celles qu’on présentait ordinairement à Vénus. Cn autre autel plus petit et plus simple n s’élevait à la droite du perron et au pied du.po(/ii/m.

Derrière le temple et sous le portique se trouvent plusieurs salles o, ornées autrefois de brillantes peintures, et qui scïvijient de logement qux piV'tres; elles avaient rcmplacé.un poTfi(|ue dont les colonnes polygonales cl d’un ordre dorique très-simple se voient encore enclavéc.s dans la muraille. C’est dans la preunière de ces .salles, qui .seule communique avec le temple, (|u’a été retrouvée une belle peinture, représentant Bacchus et

TEMPLES. ADTELS.

Silène, (|ui avait fait croire le temple consacré au fils de Sémélé. ün a pen«que ce tableau avait été détaché d’une autre muraille en le sciant comme font les, modernes, et transporté dans le temple de Vénus, où on l’avait fixé avec des cram()ons, au milieu d’un élégant encadrement; nous verrons que souvent ces tableaux étaient exécutés à part et mis en place après leur achèvement ; il peut en être ajnsi de œlui-ci. Enlin dans le mur de la même chambre est une petite niche qui probablement dut contenir des dieux Lares. Celte salle a une issue p sous le portique du Forum ; les trois autres pièces sont maintenant pre.s<|ue entièrement remblayées; elles avaient leur entrée sur une ruelle pas.sant derrière le temple.

Temple DE .Meiiclhe (I’l. G). Découvert de 1817 à 1818, ce temple s’élève au milieu du côté oriental du l’orum. Près de sa porte se trouvait un piédestal qui, sans doute, supportait la statue du fondateur de Rome, çt qui portait une inscription fruste que Mazois a suppléée ainsi ;

BOMVLVS. M.ARTIS FILiVS VRBEM ROMom comuan ET REGS.VVIT ANSOS pltu minus gu A D K I NTA, ISQVE Acrone DVCE HOSTIVM r«ge CAENINENSIVM interfKClO SPOLIA opima lovi FERETRIO CONSECRopi/ REGEPTVSQVE IN DEORVM NVMERUÜ QVIRINI «oimn^

A P P E L L A est a Romanis-

a Romulus, fils de Mars, ftnnla la rüle de Rome et régna environ quarante ans. Ayant tué AcroD, général eonemi et roi des CêuiuieDs^ U consacra les dépouilles opimeé à Jupiter Férétrien. et ayant été reçu au innubre des Diciu, appelé Quiriims tuir les Romains. »

Cette inscription, portée au musée, a été reproduite sur uuo plaque fixée à la muraille, à gauche de la porte de l’édilicc d’Eumaehia.

C’est cette inscription qui a fait pemser que le temple avait du être dédié à Quirinus, c’esUà-dire à Romulus divinisé. Celte dernière dénomination ne .saurait être sufli-samment justifiée, puisijuc cette statue -de Romulus pouvait 8u.s,si bien être une décoration du Forum que la figure de la divinité è laquelle était dédié le temple voisin. D’un autre côté, le

üb

P. Garrucci * veut voir dans le monument qui nous occupe un temple d’Aùguste, un Aityusletim , ce qui n’est pas plus admissible, à notre avis, puisque lui-même reconnaît un édifice consacré à Auguste et à sa famille dans celui qu’on désigne sous le nom de Panthéon, et qu’il est bien peu probable que, dans une ville de l’importance de Poinpéi, deux temples aient été dédiés au même empereur divinisé. Reste enfin l’opinion adoptée par quelques antiquaires, quoiqu’elle ne paraisse guère mieux prouvée, •puisqu’elle n’est fondée que sur la découverte faite ù Pompéi de quelques inscriptions indiquant l’existence d’un temple de Mercure, et sur la position de l’édifice dans le Forum; n’ayant rien de plus positif à proposer, nous avons cru devoir conserver cette dénomination de temple de Mercure, par la seule raison que c’est celle acceptée par la direction des fouilles 11 n’est pas un seul édifice de Pompéi dont le plan soit aussi complètement irrégulier; il présente presque un losange; les angles S.-E. et N. -O.

PImi du Templa do Morotirc.

étant aigus, tandis que les angles S.-O. et N.-E. sont obtus. Cette irrégularité se fait sentir jusque dans la cella même dont les murs latéraux ne rencontrent pas le mur de fond à angle droit. La longueur totale du terrain occupé par ce temple est de 25"', 50, sa largeur de 16"’, 50.

Après avoir franchi la porte a, qui ouvre sous le portique du Forum b c, on trouvait un vestibule couvert d comme celui du temple de Jupiter et Junon; seulement, ici le toit était soutenu par quatre colonnes au lieu de deux; ces colonnes n’existent plus, mais plusieurs de leurs chapiteaux qu’on a retrouvés nous apprennent qu’elles étaient d’ordre corinthien. Le mur d’enceinte du péribole était décoré d’encadrements

> Questioni Pompeiatu, p. 74.

* Ct! temple, fenné lar une grille, sert aujourd’hui de dci>ôt pour les divers objets trouvés dans ' les fouilles, et qui ne sont point jugés dignes des honneurs du musée. Plusieurs n’en sont jwis moins très-ouriemc, et le voyageur instruit ne regrettera pas le temps employé h leur examen.

TEMPLES. .\OTEI.S.

en forme de portes surmontées de frontons alternativement ronds et triangulaires et ressemblant beaucoup à l'album de l’édifice d’Eumachiai (V. p. 31.) Au centre de l’nreo efgh s’élève un grand autel de marbre blanc », haut de 1”,50 environ, dont la face offre un beau bas-relief représentant un sacrifice. Des instruments sacrés, tels que le lituus ou bâton augurai, l’acerra, cassette à parfums, le vianlile, espèce de .serviette, le simpulum , le prefericulum et la palhre, vases employés dans les

VB« «la Trmpt* Mrirur».

sacrifices, sont représentés sur les côtés de l’autel et surmontés de guir^ landes suspendues à des bucrânes ' ; enfin sur la face postérieure se voit une couronne de chêne entre deux oliviers. Plus loin est le podium qui portait le sanctuaire k, décoré d’un péristyle formé par quatre colonnes aujourd’hui renversées.

Par une disposition bizarre que nous ne retrouvons dans aucun autre des édifices sacrés de Poiupéi , on accédait au .sanctuaire , non pas par un perron situé en avant du péri.style, mais par deux petits escaliers eg placés en sens inver.se en arrière du podium et aux côtés de la colla, |)lus étroite que le pronaos.

‘ Ornement d*architec(nre souvent employé par les anciens et imité par les modernes; il consiste en une tôte de Ixeuf disséquée et nniée de guirlandes et bandelettes; il doit sans doute son origine «lux têtes des victimes qu’on dis|iosait parfois autour des temples eu commémoration des saeriflees qui y avaient kè oflérts.

Le sanctuaire est excessivement petit, n’ayant que h"‘ de large sur 3'",50 de profondeur. Dans le seuil on voit les trous qui recevaient les pivots des vantaux de la porte. .\u fond est le piédestal de la di\ inité. Des fragments de marbre trouvés en ce lieu font supposer que le temple en était revêtu au moins dans quelques-unes de ses parties.

X la droite du sanctuaire et au bas du itodiuin, on trouve l'ontrée dé trois salles l communi(|uant ensemble et ayant servi nu logement des prêtres. La dernière de ces Salles avait une porte, aujourd'hui murée, ouvrant sur une espèce de corridor très-étroit ', qui, tournant entre le mur de l’enceinte et une seconde muraille, vient déboucher dans l'édifice d'Ëuraachia, et coniTiiunique ‘aussi à une petite rnellô aboutissant à celle ' d’Eumacbia.

Templk d’-Aigisté dit le l’A\TnéoN JPl. H). Parmi les édifices de Pom|)éi, ü'h'én est pejit-étre pas un seul dont là dcsünalion ail donné lieu à plus de conlroversi's <(u” celui (|ui s’élève au côté oriental du

Vo« du Temple •rAiiRiiMe.

I•’flrum, et qu’on désigne ordniaireinent .sous le nom de Panthéon, qu’on lui donna à l’é|)oque de sa découverte en 18:21 et 182*2, parce (|ue l’on sup[)«sa que les douze piédestaux qui s’y trouvent placés en rond auraient dû porter les statues des douze grands djeux. Quelques auteurs, frappés do sa ressemblance avec le monument de Pouzzol , connu sous le nom de temple de .Sérapis , ont pensii qu’on y devait reconnaître un temple consacré à cette divinité. D’autres archéologues ont cru que c’était un seiiaculum, lieu destiné à la réunion des magistrats municipaux, un haspilium consacré à la réception des ambassadeurs et

^ Dans (* cAiridor. j'ai fait lover un «^narrao ronani ; ces animant oi «U* nombrout lièvres «mt anjauni'hni les seuls baltitants des mines de Poniliêi.

TEMPLES.' AUTELS. 5'J

de.s magi.strats étrangers, ou^enfm un local pour les fêles publiques. L’opinion la plus \ raisemblable nous paraît être celle du savant directeur des fouilles, Carlo Bonnucci, ^(pii croit que ce dut êtrc un temple consacré h Auguste. Cette supposition est d’autant plus- plau.-^ible que plusieurs inscriptions trouvées à Fompéi, telles que ceHes des tombeau.v

d’Arrius Diomède, de Munatius, de Nistacidius et de Calventius, font men-

** * • * ' tion d’Augustals prêtres préposés au culte d’Auguste divinisé, et que

jn.squ’à présent on n’a découvert aucun autre temple qui puisse mieux que

celui-ci lui être attribué.

La façade principale est tournée vers le l’oruin; sous son portique a àj orné de pîéde.staux ayant dû porter des statues et que .soutenaient des colonnes de marbre blanc, .se trouvent les deux portes c </ par hî.'muelles

on entrait dans le temple. Ces portes .sont séjiapées par un-trumeau contenant une niche accompagnée de d(‘ux colonnes cannehSes de inarbre blanc. Aux côtés des portes sont plusieurs boutiqiies/^dans l’une des(|uelles furent trouvées quatre-vingt-U’eizc 'pièces de monnaie; on en a conclu.

' Les lieux inscrijilions eu l’Iiounour (le Holconius Rnfas, trouvées, la premiêrailaus -le Konun, 1.1 secoude n'-cemmcnl. sur le piiMestal de s.a statue, rue de la Kontaine-d'AlHuuLaucc, >oiil encor»? plus explicites s’il est possible : ' '* ' ' ' ' .

SI. HOLCOMO RVFO D, V, I.

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