‹ Pompeia décrite et dessinée (volume 2)Chapitre 37 sur 64 · T H E AT RE S. A M P H 1 T H Ë AT RE · texte numérisé non relu

T H E AT RE S. A M P H 1 T H Ë AT RE

extrémités, de cinq gradins abc de, semblables à ceux des autres caveœ de l'amphithéâtre, c'est-à-dire hauts deOn',37, larges de 0"\82, et creusés légèrement au fond afin que les pieds des spectateurs ne pussent pas incommoder les personnes assises sur le gradin inférieur. Cette précaution

n'existe dans aucun autre amphithéâtre, non plus que la moulure qui décore le bord des gradins et leur donne une élégance à laquelle on n'est point habitué.

Au milieu de chacun des deux grands côtés de l'amphithéâtre est un

M. Léon Rénier, connu par les études spéciales qu'il a faites de Tépigraphie antique. Nos lecteurs seront heureux de trouver ici sa réponse, dont nous avons cru devoir adopter les conclusions si bien motivées :

« L'interprétation du P. Garmcci et celle de M. Mommsen, dit M. Léon Renier, prouveraient, si l'on était forcé de s'y tenir, que l'on donnait des jeux à la lumière dans l'amphithéâtre de Pompéi, ce qui ne me parait pas admissible. Voici comment j'interprète le passage de l'inscription : Marais G ANTRIVS, Marci Filius MARCELLVS, duum VIR PRO LVDis, LVMtnaHowe, CVNEOS III Yaciendos Curavit EX Becrelo 'Decurionum. PRO LVDis, LYMinalione; c'est-à-dire, au lieu des jeux et de l'illumination, qu'il devait donner à l'occasion de sou élection aux fonctions de Duumvir. L'ellipse de la conjonction et n'a rien qui loive nous surprendre ; elle était de règle dans le style épigraphique (Voy. Morcelli, /)e Stylo inscr., p. 4486, id. Rom.). Les honneurs municipaux se payaient ordinairement par des jeux, des spectacles, des distributions de sportules, etc., dépenses improductives que l'on échangeait quelquefois, comme ici, contre d'autres dépenses équivalentes dont le résultat devait être plus durable. Dans une inscription de Djemilah (l'ancienne Colonia Cuiculilanorum) que j'ai publiée dans un mémoire qui fait partie du dernier volume de la Société des antiquaires de France, on voit un magistrat de cette ville élever une basilique au lieu d'un spectacle de gladiateurs qu'il devait donner. On pourrait citer beaucoup d'exemples analogues.

Les interprétations du P. Garrucci et de M. Mommsen sont tout à fait conjecturales ; la mienne s'appuie sur deux exemplesijui me paraissent concluants. Le premier m'est fourni par une inscription de Rome publiée par Fabretti, Inscript. Domestic., p. 243, n. 656, et par Orelli, p. 3324, laquelle se termine ainsi POPVLO VISGER Allonem GLADIATORES DEDIT LVMIN AHonem LVD OS lunoni Sospitat Magnœ Reginœ SOLVS FECIT.

Le second se trouve dans une inscription du recueil de Muratori, p. 652, n. 6, dans laquelle on lit :

Cette dernière, inscription est une inscription funéraire dans laquelle il n'est question ni de jeux, ni de spectacles, c'est ce qui me fait penser que dans celles de l'amphithéâtre de Pompéi il n'y a pas de connexité entre les mots LVD et LVM; ces mots désignent deux spectacles différents que les nouveaux magistrats devaient donner au peuple, et dont un décret des Décurions les avait dispensés en leur imposant l'obligation d'appliquer à la construction de l'amphithéâtre une somme au moins équivalente à celle qu'ils avaient ainsi économisée. »

Coupe de la première Cavea.

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