POiMlMJA
|)i(Mniri-o , dans laxiiicllc l'eau (hîvail outrer (mi éhullilion , élait séparée (lu Inyci- par lui espace d'envirou ()"',(S(); (;lle recevait l'eau de la seconde chaudière, (pii, plus éloignée encoi'e, ne contenait cpie de l'eau tiède, et (jui riail alimentée par un r('S(M\()ir reclan^^ulaire , Ion*; de o"',8() sur ]'\f\i) '.De cette inanièi'e, l'eau sorlici d'une chaudièr(; élail iinnuMliatenuMil riMuplacée. Tout ccl appiu'eil est en fort inau\ais (Mal, à l'exception, teulelois, du l'éservoir (pic nous avons trouvé [)lein d'eau.
L'hypocau.'-le étant situé entre les i2,i'an(ls bains et ceux que l'on appelle Bains des feninies, et que nous nonnnerons i)lul6l bains des |)auvres", il pouvait ainsi servir aux deux établissements, et les chaudières étaient placées à une hauteur sufïisante pour donner la chute nécessaire aux jets qui jaillissaient dans leui's diverses salles.
A l'angle N.-O. de Vile occupée par les bains, existent plusieurs salles n'ayant avec ceux-ci d'autre communication que les tuyaux qui y amenaient l'eau et la vapeur de Thypocauste; c'est à ces salles qu'on a donné le nom de Bain des femmes. Ce sont des ])ains en eflct, mais leur construction est grossière, leur ornementation pauvre et sans élégance , et il est peu probable que les Bains des femmes aient été si négligés quand ceux des hommes étaient si richement décorés. Les partisans de cette opinion ont oublié d'ailleurs que, chez les Romains, il n'y avait plus de bains particuliers pour les femmes à l'époque de Titus. Lorsque des bains publics furent établis à Rome dans les derniers temps de la République, les hommes et les femmes se baignaient dans les mêmes établissements, mais à des heures différentes; il existait même des distinctions parmi les hommes , et un fds ne se fut pas baigné avec son père, ni même un gendre avec son beau-père. Nous savons par Vitruve que sous Auguste il y avait en effet des bains différents pour les hommes et pour les femmes; mais sous ses successeurs, ces distinctions disparurent peu à peu , et les sexes en vinrent à se baigner ensemble , ainsi que l'attestent tant de passages de Pétrone qui vivait sous Néron, et de
1. <c On mettra sur le fourneau trois grands vases d'airain dont Tun sera i^our l'eau chaude, l'autre pour l'eau tiède, et le troisième pour l'eau froide; les vases seront disposés de manière que de celui qui contient l'eau tiède il entrera dans celui qui contient l'eau chaude autant d'eau qu'il en aura été tiré de chaude, et qu'il en entrera ensuite la même quantité de celui qui contient l'eau froide dans celui qui contient l'eau tiède. » Vitrlve. L. V, c. 10.
2. Le premier nom qui leur fut donné est celui de Dagni rustici, que l'on trouve souvent dans le journal des fouilles.
ANCIENS HAINS.
Martial qui écrivait ses épigrainmes sous Domitieu. Ce ne fut que jjIus do quarante ans après la destrucli(jn de l'unipri qu'Adrien rendit une ordonnance qui prescrivit le retour à la séparation des sexes et aux principes de pudeur si indignement violes sous ses prédécesseurs. 11 est donc très-probable ([u'il ne dut pas y avoir à Ponipéi des bains spéciaux et séparés pour les hommes et les femmes.
Bain des pauvres.
Quelle était donc la destination de cet établissement si simple, accolé à des thermes si riches, si élégants. Voici l'hypothèse la plus vraisemblable, selon nous : le bâtiment dans lequel on a cru voir un bain réservé aux femmes existait depuis longtemps ; les progrès du luxe et de la passion des bains en ayant fait reconnaître l'insuffisance , on avait construit des thermes plus vastes . tout en conservant les anciens qui ne servirent plus sans doute que de bains gratuits ou presque gratuits pour les pauvres. Leur position à un niveau inférieur pourrait même faire supposer qu'ils étaient alimentés par les eaux sortant des thermes, économie qui confirmerait encore notre dernière supposition.
Quoi qu'il en soit, la destination de ces salles ne saurait être douteuse ; elles n'avaient qu'une seule entrée r/. ouverte sur la rue des Thermes, et précédée d"un petit vestibule r qui avait été pris sur la largeur du trottoir. Après avoir franchi la porte, on se trouvait dans une chambre q qui servait à la fois de spoliaforium et de frigidarium ; on y retrouva les banquettes appartenant à l'un et le bassin qui caractérisait
ISO POMPFJA.
l'auti-e. (l()llo salhî ii-n'-^iiliùrc , ainsi ([ik; les deux suivantes, ne pouvail ^urre recevoir à la fois plus de dix personnes. De là on passait dans le topiddi'luiii .V, cchaulVé par un pavr suspendu. F.a vapeur brûlante circulait également sous le sol et dans l'épaisseur des murailles du cahlarifiin /, où se trouvent le baplistevium et le labrum construits en maçonnerie grossière. Les voûtes sont bien conservées, mais entièrement nues; les peintures qui décoraient les parois sont à peine visibles; en un mot, ces salles sont dans un tel état de délabrement, que, seules, elles eussent à peine fourni à l'aichéologie des renseignements plus positifs que ces vestiges de bains qu'on découvre chaque jour dans toute l'étendue de l'ancien empire romain. Aujourd'hui elles sont fermées et servent de magasins; elles contiennent de nombreux fragments de marbre, des lampes et des vases de terre cuite, et surtout une prodigieuse quantité d'amphores d'une étonnante conservation et dont beaucoup portent encore des inscriptions tracées en noir au pinceau.
En face de la courp^ de l'autre côté de la ruelle des Thermes, on avait cru découvrir les restes d'un grand réservoir, d'une piscine ou aquarium qui aurait alimenté le réservoir des thermes ; on avait supposé que les conduits étaient portés par une arche jetée sur la rue , et dont on avait cru distinguer quelques vestiges ; il est reconnu aujourd'hui que ces prétendus restes d'arcade n'étaient autre chose que ceux d'un simple pilastre. D'ailleurs, l'absence d'enduit et celle du dépôt calcaire c{ui se trouve dans tous les autres conduits ou réservoirs trouvés à Pompéi démontrent que cette piscine, si c'en était une, n'avait pas encore servi et n'était pas terminée à l'époque de la catastrophe. Gau suppose qu'un autre réservoir a pu être posé sur les gros murs' de la pièce t du Bain des pauvres, et ce réservoir étant devenu insuffisant, on avait commencé à en construire un autre. Nous sommes parfaitement disposé à adopter cette supposition, que nous a semblé confirmer l'examen le plus approfondi.
Il est une autre énigme que nous ne croyons pas pouvoir être expUquée aussi facilement. A l'entrée de la ruelle des Thermes, contre la muraille du frigidarium q du Bain des pauvres, est en saiHie un gros pilier* présentant sur sa face antérieure et dans toute sa hauteur une
1. Voj'. à droite de la vignette représentant le Bain des pauvres.
NOUVEAUX MAINS. 18i
rainure verticale, une sorte de canal ouvert, large de 0"',58 et jM-ofond de 0"VlG. 1/eau y a évidennnenl coulé, |)uis(|u'elle y a laissé un sédiment calcaire; elle venait d'en haut, car ce sédiment est plus épais dans le bas, où il va en s'élargissant même en dehors du canal ; Peau y venait d'une large ouverture voûtée donnant dans le frigidariiun. Celte eau était sans doute celle qui, ayant servi aux bains, était déversée sur la voie publique ; mais pourquoi cl par quel procédé l'élevait-on à cette hauteur, quand il était si simple de la faire sortir au niveau du sol? Nous renonçons à donner la solution de ce problème, que nous abandonnons à la sagacité de nos successeurs.
Nouveaux b.vins (Pl. Y). Les nouveaux bains, que Ton appelle aussi bains de Stabia,, du nom de la rue où ils se trouvent, ont été découverts de J85o à 1858. Dyer et la plupart des antiquaires croient ces bains plus anciens que ceux voisins du Forum. Cette supposition semble confirmée par une inscription que d'après la forme des caractères on croit pouvoir faire remonter à un siècle et demi avant la destruction de Pompéi ; elle n'aurait par conséquent nullement trait à des restaurations rendues nécessaires par le tremblement de terre de 63. Cette inscription, aujourd'hui au musée, est gravée sur une tablette de travertin trouvée le 15 mai 1857 ^ dans une salle au nord des bains ; elle est ainsi conçue :