PoMP. Ant. HisT., V, G
2. On appelait ainsi, comme nous l'avons déjà dit, page 174, la grandeniche qui ordinairement formait l'une des extrémités du caldarium.
3. Le mot destrictarium ne se trouve dans aucun dictionnaire, mais il vient évidemment du verbe destringo, frotter, ratisser, et désigne «un lieu où l'on se servait du strigile pour enlever, après les jeux de la palestre, la sueur, ainsi que l'huile et la poussière dont on s'était frotté avant les exercices.
POMPI-IA.
Circonsciils à l'csi jnir la nio de Stahia, au sud par la rue des Holcouiiis, à Toucv^l [)ar la rue du Lu/)((n(u' , \cs nouveaux bains occupent la pailie uK^ridionale d'une ile (•oinj)i'enanl plusieurs maisons iinporlanles et bornée au nord par la rue des Augustals. De nombreuses l){)uli([ues, sans communication avec les bains, ouvrent sur les rues des llolconius et du Lupanar; elles furent drgag-ées en 1855 et l'une d'elles fut fouillée le '20 août en présence de rarcliiduc IMaximilicn, qui, douze ans plus tard, devait payer si cher le triste honneur d'avoir porté pendant quelcjucs mois la couronne du Mexique.
Plan des Nouveaux Bains.
La principale entrée des bains a est dans la rue des Holconius , mais trois autres, h ^ c , v, existent sur la rue de Stabia, et trois autres encore d ,e , f , sur la rue du Lupanai\ La porte h^ marquée sur la rue de Stabia du n"" 42, fut la première partie découverte des nouveaux bains; elle fut reconnue dès le 18 juillet 1853^; elle est accompagnée de deux pieds-droits en stuc dont les chapiteaux sont ruinés et qui portent un entablement, sur la frise duquel on lit cette inscription grossièrement peinte en lettres rouges :
P. FVR. IL y. Y. B. 0. V •
« Je vous prie de faire diuimvir P. Furius, homme honorable-. »
'L PoMP. Am. Hist., VI, 507.
2. On rencontre souvent dans les inscriptions de Pompéi les trois signes 0. V. F. séparés, où réunis en deux signes comme ici, ou même en un seul 0^« On les traduit généralement par Orat ut faveat, mais selon le P. Garrucci {Questioni Pompeiane,^. 35), c'est une formule de voto
NOUVIiAUX IJAINS. ]h:\
Les deux autres portes r et v sur la rue de Stal)ia sont sans orncnients. Les portes c et f sur la rue du Lupanar sont à peu près seinblables à la porte h ; la troisième (/ n'est pas décorée.
C'est par la grande porte de la i-ue des Ilolconius que nous entrerons dans les nouveaux ])ains ; après avoir franchi le large prolJujinDi ou vestibule (j, où le 20 juillet 1855 furent découverts trais squelettes, une paire de boucles d'oreille en or et quelques autres objets, nous nous trouverons dans le vaste péi'istyle A qu'on appelle aussi et avec raison la palestre*. Cette enceinte est de forme irrégulière, sa largeur à l'entrée étant de 28'", 18 mesurée sur le mur méridional // i le long duquel règne une banquette en maçonnerie et seulement de 20'", 15 au côté nord 7 /.•. La longueur du mur oriental k i est de 39"\.80.Les côtés S. et E. où règne un portique large dans œuvre de 2"\60 se rencontrent seuls à angle droit ; en face, l'angle // est aigu et l'angle y obtus.
L'entrecolonnement du portique faisant face au prothyrum rj est beaucoup plus large que les autres, et il présente à ses côtés, au lieu de colonnes, des piliers rectangulaires à chacun desquels sont adossées par les côtés des demi-colonnes. Les demi-colonnes accompagnant l'entrée sont d'un bon tiers plus hautes et plus fortes que les autres colonnes du portique méridional que surmontait un mur percé de fenêtres et qui par
en faveur d'an candidat , et on doit lire orat ou oro vos faciatis ou ut faciatis, vous prie de faire... A Tappui de son opinion il cite cette inscription :