NOL'VEAUX BAINS
décorée de stucs et de peintures, malheureusement en assez triste état. Cette décoration, dont on connaît peu d'exemples, est une heureuse combinaison des deux arts. Les sujets, soit peints, soit sculptés, étaient encadrés d'arabesques et d'architectures en stuc. Deux grands sujets en bas-reliefs ont beaucoup soullert ; le premier était Hercule tencud un rJnjlon * que vient de lui présenter un jeune homme, peut-être Ganymède, tenant un flambeau et plus petit que lui des deux tiei's ; le stuc est tombé, mais les figures ont laissé leur silhouette sur la muraille. Plus malade encore est le sujet à droite de l'arcade ; on en retrouve seulement des traces qui suflisent à faire deviner Apollon assis apimijé sur sa lyre à côté dWdmèle debout e( aj/anl une brebis- à ses pieds.
Muraille occidentale. Bains froids.
Un bas-relief mieux conservé et placé au-dessus du grand arc représente Jupiter assis tenant son sceptre et ayant devant lui l'aigle posé sur une colonne. Quant aux peintures elles sont elTacées et c'est à grand'peine qu'on reconnaît quelques vestiges de figures et de paysages.
La grande salle / n'avait aucun ornement et nous serions bien embarrassé de lui assigner une destination positive ; nous devons dire
I. Rhyton, ^Pvtôv, vase à boire en forme de corne, percé par la pointe, espèce d'entonnoir.
cepontlaiil (|iic ce n'ost pas sans qiielqiK^ vraiseiiiblancc que Dycr veut y \()ir le ih'slricUirifun inciilionnc dans riiiscriplion que nous avons citée. Lr "l'i a\i'il 1Sr)(), on y trouva plusieurs monnaies do «z;i'and module (bii o\yd(M\s et une ^Tande (juantilt; diî lames de plomb '.
('(M te pièce communi(iuait |);ii- une poi'te pei'cée dans l'ani^le avec la salle /// ouvrant elle-même sur le j)érislylc ])ar la grande arcade o dont nous avons parlé et sur la j)is(:ine j)ar une arcade seinblal^le />. (^elte salle /// , ainsi que la salle n qui lui fait j)cndant, servit évidemment (.V((j)0(li/ten'fiin : elle conserve dans le haut de ses murailles quelques belles peintures. A gauche on voit au milieu de bocages un Faune avec le peduni et des crotales- et au-dessous un paysage maritime avec des nains grotesques. Au fond de la salle, aux côtés d'une niche carrée sont peintes deux femmes nues jusqu'à la ceinture, tenant des bassins ; à droite est un sphinx dont le pendant n'existe plus.
A la suite de cette salle est la grande piscine, le baptislerium ^ la fricjida nalatio B, longue de I4"\30 sur 7'", 55 hors œuvre et dans œuvre de J3'",20 sur 6'", 45, les murs ayant 0"',55 d'épaisseur. On y descendait devant et aux deux bouts par quatre degrés continus ; d'autres degrés placés au milieu du mur de fond ne pouvaient servir que de sièges aux baigneurs. Il reste peu de traces du revêtement de marbre blanc de l'intérieur de la piscine. Du dehors on montait à celle-ci par deux degrés également revêtus de marbre blanc faisant suite à ceux de l'arcade o de la salle m et continuant devant l'arcade r de la salle n.
L'eau était amenée à l'angle N.-E. de la piscine par un conduit dont la voûte était formée de fortes tuiles appuyées les unes contre les autres, et figurant un toit à double rompant. De la décoration des murs de la piscine il ne reste que deux niches s s à côté des] grandes arcades ^r/, et sur la muraille du fond quelques vestiges de stucs et de peintures.
La salle n était semblable à la salle m, sauf qu'elle ne communiquait que par les arcades q et r avec la piscine et la palestre, son mur septentrional étant entièrement plein et adossé non à une chambre, mais au passage j d conduisant de la palestre à la rue du Lupanar.