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V. la vignette à la fin du chapitre

NOUVliAUX HAINS. 497

qui les ont si mal retenus. La salle était éclairée par un grand soupirail ménagé à son extrémité occidentale.

Une porte 24 conduisait au calilan'iun I sur lequel elle était ornée d'un chambranle de marbre blanc dont il ne reste (ju'ini fragment cannelé. La salle, dont le mur est mitoyen avec le corridor de riivpocauste, est longue de il'", 77 et large de /i"',78. La voûte, presque entièrement écroulée, était ornée de canaux; le massif compris entre sa courbure et le plafond qui la surmontait était formé d'amphores de terre cuite noyées dans le ciment. Le pavé posé sur des suspensurœ est en mosaïque blanche avec une bordure noire. La salle étant rectangulaire, le labnim 25 ne se trouve pas comme à l'ordinaire dans une niche semicirculaire, un laconicon. Les murs creux garnis de briques à pieds présentaient de grands panneaux rouges séparés par des pilastres cannelés jaunes à chapiteaux blancs.

Nous avons vu que jusqu'ici toute la décoration de cette seconde division des nouveaux bains était de la plus grande simplicité et convenait bien à un établissement à bon marché; mais le caldarium que nous décrivons semblerait par une de ses parties démentir m)tre supposition. En effet, à son extrémité orientale, est la plus grande et la plus belle baignoire, 26, qui ait encore été trouvée à Pompéi. Occupant toute la largeur de la salle, elle est entièrement revêtue en dedans et en dehors de plaques de marbre blanc d'une énorme dimension ^ La vasque a intérieurement 4'". 30 de longueur, l'",53 de largeur et 0™,57 de profondeur. On y montait par un degré extérieur et on en trouvait un semblable à l'intérieur pour y descendre. Les parois des trois autres côtés sont légèrement évasées. A droite, à son extrémité, la baignoire est percée au niveau du fond d'un arc de 0'",65 de diamètre pour l'écoulement de l'eau; on se rend difficilement compte du procédé employé pour fermer une aussi large ouverture donnant sur une conduite de briques et de ciment d'une grandeur égale. Du même côté, mais dans le haut, et juste sous la tablette de marbre qui couvre le bord de la baignoire, est l'embouchure d'un tuyau de bronze de 0,05 de diamètre qui y amenait l'eau -.

1. On ne doit pas oublier toutefois combien les marbres et surtout le marbre blanc ont toujours été communs en Italie.

2. Dyer dit que la grande ouverture amenait Peau chaude, et le tuyau fermé par un robinet

A riuilrc cxlrcmilc du addavium cs( |c lnhiuin !25, vasque d'un soûl m()i('(>aii (1(^ pierre calcaire de !2"',1() de diamèlie posant sur un niassif loiid de maçonnerie. Dès raiili(iiiilc, un morceau de la vasque avait ('lé rejoint par deux allaclics de I)ioir/e à double (jueue d'aronde, longues de ()"',1/|. Au milieu de la vas(juc est en saillie un ajufoir de bronze cpii lançait un jet d'eau.

llcvcnant à VapoihjU'riuui (1, nous trouvons dans son angle N.-O. l'entrée 27 d'un corridor 28 conduisant à la porte /"ouverte sur la rue du L}i/)(ut(ir. Ce corridor, éclairé par des soupiraux carres percés dans la voùle, n'a, comme nous l'avons déjà dit, aucune communication avec le reste de l'établissement.

Entre ce corridor et le péristyle A existe un quati'ième groupe de constructions qui n'est peut-être pas le moins curieux , car rien d'analogue n'existait dans les anciens bains. Lorsqu'on entre du portique septentrional par la porte 29, on a à droite une petite salle 30 dont la destination est inconnue, et à côté la cage d'un escalier 31 qui montait à un étage maintenant disparu ou plutôt à des terrasses, 5o/a?-û/. Un passage 32 conduit à des latrines 33, voûtées, longues de G'", 32 sur 3"', 90, exactement semblables à celles que nous avons trouvées au Forum, et dont l'utilité n'est pas moins indiquée ici.

En sortant de cette salle on trouve à droite le corridor 34 conduisant à la porte e sur la rue du Lupanar. Dans ce corridor sont à droite quatre petits cabinets de bains 35, solia^ ressemblant beaucoup à ceux de nos bains modernes; ils sont éclairés par le haut, nouvelle preuve qu'il n'existait pas d'étage, et chacun d'eux possède sa baignoire en maçonnerie. La voûte du dernier de ces cabinets est couverte d'incrustations calcaires produites par les infdtrations des eaux.

A gauche du corridor, dans une petite pièce 36, est l'escalier d'une cave où les exhalaisons méphitiques ne permettent pas de pénétrer; une bougie s'y éteint dès la porte. Ces dégagements de gaz délétères, ces mofettes analogues à celles qui ont fait la célébrité de la grotte du Chien ne sont pas rares dans les souterrains de Pompéi, et le Journal des

l'eau froide. Cette supposition nous paraît d'autant moins admissible qu'il fallait bien qu'il y eût moyen de vider la baignoire.

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fouilles constate que plusieurs fois, au grand tliéàtrc, elles ont forcé les ouvriers de suspendre leurs travaux.

A la suite de cette pièce on trouve un dernier cabinet de bain 37, de forme irrégulière, mais un peu plus grand cjuc les quatre autres, puis près de la porte oli un réduit 38 qui put être la loge du portier, de Vostiarius.

Si par cette porte nous sortons dans la rue du Lujxinar, nous voyons à droite une grande boutique 39 portant le n" J4, au fond de laquelle est une enceinte sans porte 40 qui dut être un réservoir, car ses murailles sont tout incrustées de dépôt calcaire.

On voit que par leur étendue et les particularités nouvelles qu'ils ont présentées, ces bains, quoique en général moins bien décorés et plus ruinés que les anciens, ne laissent pas d'être au nombre des monuments les plus intéressants de Pompéi. Peut-être l'avenir nous réservet-il encore quelque découverte du même genre, ne fût-ce que celle des Thermes de ^larcus Grassus Frugi, dont l'existence nous a été révélée par l'inscription que nous avons citée.

Vaisseau tracé à la pointe sur le mur de l'Apodyterium.

ti ^

Intérieur de l'Odéon.

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