‹ Pompeia décrite et dessinéeChapitre 118 sur 293 · Voyage d'Anacharsis, c · texte numérisé non relu

Voyage d'Anacharsis, c

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haranguaient le peuple assemblé dans le théâtre pour assister à des délibérations sin* les intérêts de l'Etat . Nous pourrions supposer également (|ue ]v.^ |)oëtes et les philosophes y prenaient place lorsqu'ils convoquaient le public pour jug-(îi' Iciu's vei's ou leurs discussions ^

(lomnie, dans les thérUres romains, il n'y avait ni thymèlc ni chœurs, l'orchestre était moins étendu que dans les théâtres grecs, et il était réservé aux principaux spectateurs. La j)lace d'honneur pour le préteur ou pour le prince était au centre de la courbure du cercle; il y avait aussi dans cette enceinte des sièges disposés pour les vestales, les sénateurs-, et, ainsi ({ue nous l'avons dit, 1(îs gi'adins qui l'entouraient étaient réservés aux personnages les plus distingués.

Nous voici arrivés à la seconde des grandes divisions du théâtre, à la partie rectangulaire destinée aux représentations, la scène. Le mot cy.rjv/1, sccna, scène, avait une signification plus étendue dans les théâtres anciens que dans les nôtres. On appelait ainsi toute la construction rectangulaire qui faisait face au xoîVjv ou cavca„ et formait le fond du théâtre. La scène comprenait donc le proscenium ^ Vhiiposcenium , la scène proprement dite, et le 7;o.ç^5ce^îûn/i.

Le proscenium j, ou Xoysîov, ne correspondait que fort imparfaitement à ce que nous appelons aujourd'hui avant-scène . Au-devant était une plate-forme avançant sur l'orchestre, construite le plus souvent en bois, ce qui fait que dans beaucoup de théâtres on n'en trouve plus de traces. C'était le pulpitum qui occupait une place beaucoup plus large que le proscenium même, et qui n'était jamais fermé par le rideau \

1. C'était sans doute du haut de la thymèle que le poëte Philémon avait commencé la lecture d'une comédie que la pluie interrompit et que la mort subite qui le frappa pendant la nuit ne lui permit pas d'achever le lendemain. Apulée. Flor. XVI.

Un autre passage du même auteur nous apprend que quelquefois les théâtres servaient aussi de tribunaux dans les causes qui attiraient un tel concours de peuple que la basilique ou les tribunaux ordinaires ne suffisaient pas :

« Déjà les magistrats avaient pris place sur l'estrade et l'huissier commandait le silence, quind tout d'une voix l'assemblée se récrie,contre les dangers d'une agglomération si considérable dans un si étroit espace, et l'on demande qu'en raison de son importance la cause soit jugée au théâtre, judicinm tanlum theatro redderelw. *

Apul. Métam. L. III.

Enfin, ce fut encore au théâtre que, Tan do Piomc 471 , le peuple de Tarente reçut les ambassadeurs du sénat romain, suivant l'usage des Grecs, ut est consuetiido Grœciœ.

Val. Max. L. H, c. 2, § 5.

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