Pline, L. XIX, c. G
3. « Mes voisins peuvent juger de tout ce qui se passe chez moi, tant ils y regardent par
rimpluvium. »
3Iihi quidem jàm arbilri vicini sunt, mcœ quid fiât domi,
Uà per impluvium intrà speclnnt
Plaute, Miles gloriosus, Act. II, se. 2.
« Si je ne me suis promené sur les toits tout endormi, je sais bien que j'ai vu dans la maison voisine Pliilocomasie, l'amie de mon maître, cherchant quelqu'un. »
Nisi quidem ego hodic amhulavi dormiens in tegulis 'Ccrtù cdcpol! scio me vidisse lieic proxumœ viciniœ Pliilocomasium herilem amicavi sibi nlium qnœrere.
Ibid., Acte II, se. 3.
« J'avoue que j'ai regardé chez toi par ton impluvium. »
El me despexe ad te per impluvium tuum
Fateor Ibid., Aete II, se. 6.
(tétait dans cette espèce de vestibule qu'on recevait les clients et les étrangers. Souvent entre les colonnes de Valrium était un putcal ou embouchure de citerne; auprès se trouvait un grand vase de plomb en forme de seau où on laissait l'eau exposée à l'air pour la purifier. Ces vases sont en grand nombre au musée de Naples. En avant du compluriu)n de la maison de Pansa est l'ouverture carrée d'une de ces citernes. Sous les portiques, dont les murailles étaient enrichies d'arabesques entièrement détruites, sont plusieurs petites chambres . vclUv i]., qui n'étaient éclairées que par la porte ^ et composaient Verrjastulum ou logement des esclaves.
Au fond de Valrium est le lablinum ou labulinum D (5'" sur 5'%36), pavé en mosaïque blanche avec filets noirs; il sépare Valriinn des appartements intérieurs; le fond était fermé par de larges portes pliantes appelées valvalœ^ volubiles ou Versailles; quelquefois ces portes étaient remplacées par un grand rideau, aulœum. En été le lablinum servait quelquefois de salle à manger ; c'est là aussi que Ton déposait les archives de la famille- et que Ton conservait dans des armoires les portraits des ancêtres, les imagines majorum, figures en cire coloriées, dont on avait soin de rappeler les titres et les belles actions par de pompeuses inscriptions, et qui étaient portées dans les funérailles des membres de la famille \
Dans les maisons plus considérables que celle de Pansa . les deux pièces E F, contiguës au lablinum, avaient une destination analogue et lui servaient en quelque sorte de complément. Ici, la grande salle E, pavée en mosaïque, paraît avoir été une bibliothèque, à en juger par les manuscrits presque entièrement détruits qui y ont été trouvés ; la pièce F dut être une chambre à coucher, cubiculum, car on voit dans
1. Il parait en avoir été de même chez les Grecs, même pour les chambres à coucher des plus grands personnages. Apollonius de Rhodes peint Médée qui, cherchant en vain le sommeil et attendant le jour avec impatience , ouvre la porte de sa chambre pour épier les premières lueurs de l'aurore.
Argon, L. III, v. 8-21.
2. « Les tablinum étaient remplis de titres et des monuments de ce qui avait été fait dans l'exercice des magistratures. »
Tabulina codicibus iinplebantur et monumentis rerum in ma^istratu (jestarxiw.
Pli>k, L. XXXV, 2.
3. u Les portraits faits en cire étaient étalés dans des armoires, afin d'avoir toujoiu-s des image*
250 POMI'KIA.
la paroi un rcnfonceincnl (jui avait clé creusé poui* y faire entrer le dossici" du lit. disposition (jue nous retrouverons souvent à IN)nipci et qu'expli(iue rcxiguïlé des chanil)res, généralement très-petites; ({uelquefois on y niénaj^eait une alcôve ; les lits étaient de bronze, et souvent de matières bien plus précieuses; mais dans les habitations modestes, ils étaient de bois, j)arfois même ils étaient remplacés par un massif de maçonnerie élevé de (juelques centimètres au-dessus du sol, et sur le(|uel on étendait des peaux ou des matelas.
lùitre la chambre V et le lublinum est un passage, fauces^ (î , permettant d'arriver aux appartements intimes sans traverser le lahliiunii. En avant de celui-ci étaient les ailes, alœ , H Jï, galeries garnies de sièges, dans lesquelles le patron donnait audience aux clients, et que
qui suivissent les funérailles de famille , et ainsi le défunt était toujours accompagné de tous ses ancêtres. »
Exprcssi ccrâ vullus singulis (U^ponehanttir anmiriis ni et^sent imn/jinra rpiœ cojnitarenlw rjcnlUilia funera,
aeinperque defuncto aliquo lotus aderal familiœ cjas qui unquàm fuerat populus.
Pline, L. XXXV, 2.
« La renommée de tes ancêtres, dit Tibulle à Massala, ne suffit pas à ta gloire, et tu n'interroges pas les inscriptions qui, sous chacune de leurs images, rappellent leurs actions. »
J\'on tua vinjorum contenta est (jl or in famd,
Nec quœris quid quàquc index sub imagine dicat,