V. page
MAISONS F/r BOUTIQUES. 281
quille et nalurcllc; son bras droit loiiibc librement et le petit doigt porte l'empreinte oxydée d'une bague de fer.
La jeune fille semble au contraiie être morte dans d'afiVeuscs convulsions; elle est couchée à plat ventre, les jambes crispées et la face appuyée sur son bras gauche; sa main presse un pan de sa rol)e. dont elle avait sans doute cherche à s'envelopper la tète. La forme de cette tète est parfaitement conservée et une grande partie du crâne est même à découvert; les phalanges des doigts de la main droite sont également apparentes. Les vêtements laissent apercevoir par leurs déchirures une chair jeune et polie comme le marbre, et sur un petit pied une sandale brodée est encore reconnaissable.
Cadavres de la mère et de la fille.
Le troisième cadavre placé au fond de la salle est également celui d'une femme, sans doute de condition aisée, car on a trouvé près d'elle, avec un trousseau de clefs, deux petits vases d'argent, quelques bijoux d'or et une assez grande quantité de monnaies d'argent. Elle est couchée sur le dos, et, bien que le moulage soit en général médiocrement réussi, son expression de désespoir est presque aussi poignante que celle du cadavre conservé à l'école d'archéologie. Un bras est soulevé, les mains sont fermées convulsivement et les vêtements repoussés dans les mouvements de l'agonie ont laissé à découvert la jambe gauche admirablement modelée. Les seins ne sont point venus au moulage et le sexe n'a pu être déterminé que par la coiffure qui paraît avoir été frisée, et surtout par la largeur du bassin qui est telle qu'on pourrait supposer la malheureuse enceinte au moment de la catastrophe qui termina sa vie.
Le quatrième corps placé à gauche de la salle est celui d'un homme de haute taille, probablement un soldat, à en juger par les traces qu'ont laissées sur le bas-ventre des courroies paraissant avoir