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Elles ont été trouvées le 2 avril

TKMPLIiS. AUTI:LS.

En avant de celle salle, contre le nmi* seplenlrional , est une petite enceinte à hauteur d'appui que l'on croit avoir j)orté un orchestre; on y trouva en elVet quekiues fragments de flûtes. Au-dessus est une peinture représentant Phnjxus sur le bélier.

De Taulre côté du sanctuaire est une salle plus grande u qui, comme celle de gauche, présente à sa façade les deux dés de marbre qui devaient recevoir les piliers; elle est entourée de trois côtés d'une grande table de maçonnerie revêtue de stuc, inclinée en dedans et au pied de laquelle règne un caniveau de marbre. Le voisinage de la petite porte n et la disposition de la salle portent à croire que ce lieu était destiné au débit de la chair des victimes que les prêtres vendaient au peuple. A côté de la porte était une caisse garnie de sa serrure, dans laquelle étaient enfermés une pierre gravée, un anneau d'or, 1036 pièces de monnaie de bronze et il d'argent qui, probablement, étaient le produit de la vente. On trouva aussi dans cette salle des fragments de grands carreaux de vitre. Des peintures qui décoraient les murailles il ne reste qu'une grande composition allégorique représentant V Enfance de Roinulus et Réniiis^ et dans le soubassement quelques animaux chimériques, un masque, des fruits, etc.

Plan du Temple de la Fortune.

Temple de la Fortune (Pl. I) . A l'angle de la rue du Forum a h \ sur laquelle il n'est pas placé en ligne droite, et de la rue de la Fortune

i. La rue du Forum fouillée en 1823 est une de celles qui ont fourni la découverte du plus grand nombre d'objets divers. W. Gell dans son Ponipeiana en a donné le long catalogue; on y voit figurer plus de deux cent cinquante petites bouteilles de verre, une foule d'autres objets de même matière, la statue en marbre d'un Faune riant, deux figurines en bronze de Mercure, une petite statuette de femme, des lampes, des vases, des bassins à anse, des cloches , des ressorts élastiquesi des boucles de harnais, un serrure, un strigile, des boucles d'oreilles en or, des ustensiles de cuisine, trois coffrets contenant des monnaies, des vases de terre cuite, des balances, etc.

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a /, s'élève un temple découvert le !23 octobre i8'23, lequel, s'il n'est pas un (les plus vastes ni clés plus majestueux de J*ompéi , est au moins un des plus inléressants par le ^rand nom (|ui s'y rattache. Il lut consacré à la b'ortune par un membre de la lamille de Cicéi'on, ainsi que nous ra[)prend rinscrij)tion suivante, (jui se lit sur l'arcliitrave du sanctuaire, aujourd'hui déposée sur le sol.

M. TVLLIVS M. F. D. V. I. D. T K H. Q V I N Q. AVGVR. T R. MIL. A. POI>. AliUEM 1-ORTV.NAE AVGVST. SOLO ET I>EQ. SVA.

«< Mardis Tullius, lils de Murciis, duumvir, chargé de rendre la justice, élu trois fois Quinquevir', augure, tribun des soldais élu j)ar le peui)le, a élevé sur son sol, et à ses frais, le temple de la Fortune Auguste. »

L'absence du surnom de Cicéron fait voir que le Marcus Tullius ici nommé n'était point le célèbre orateur; nous avions supposé qu'il pouvait s'agir de son père ou de son grand-père, qui tous deux portaient le prénom de Marcus, mais Overbeck^ fait remarquer avec raison que l'épithète d'Augusta, donnée à la Fortune, semblerait indiquer une époque postérieure à l'établissement de l'empire. Le fondateur du temple serait alors un des descendants et non l'un des ancêtres de Cicéron.

Plusieurs autres inscriptions trouvées dans le même édifice rappellent diverses consécrations ; il en est une qui reproduit encore le nom de Marcus Tullius; découverte le 26 octobre 1823, elle se lisait sur une pierre enfoncée dans le sol , à la droite des degrés du portique , dans un petit terrain d qui, situé au sud du temple, le séparait d'une maison appartenant sans doute à la famille Tullia, car elle communiquait avec le sanctuaire ; elle est ainsi conçue :

M. TVLLIL M. F.

AREA PRIVATA.

M Area ou cour particulière de Marcus Tullius , fils de Marcus. »

W. Gell croit avoir reconnu dans cette cour des vestiges de la cuisine et de l'ofTice des prêtres, se fondant sur ce qu'on y a trouvé une tête

1. Le titre de Quinquevir répondait, dans les municipes et les colonies, à celui de Censeur à Rome.

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de Bacchns qui supporlait une tal)lc ronde, deux coupes, un mortier et d'autres ustensiles de bronze; mais ces salles et ces objets nous semblent, d'après l'inscription, devoir avec plus de raison être regardés comme ayant appartenu à l'habitation de la famille Tu 1 lia.

Sur une base de marbre blanc, de forme cylindrique, trouvée dans le temple, le 20 février 1824 , on lit :

AGATHEMERVS VETTI.

SVAVIS CAI<:SIAE PRIME

POTHVS NVMITORI.

ANTEROS LACVTVLANT.

MINIST. PRIM. FORTVNAE. AVG. IVSS.

M. STAT. RVFI. C N. M E L I S S A E. D. V. I. D.

P. SILIO. L. VOLVSIO. SATVRN. COS.

« AgaUiemerus , esclave de Vcttius, Suavis, esclave de Cœsia Prima, Pothus, esclave de Numitor, Anteros, esclave de Lacutulantus, premiers ministres * de la Fortune Auguste, ont élevé ce monument par ordre de M. Statius Rufus et de Cneius Melissa, duumvirs cliargés de rendre la justice, sous le consulat de Publius Silius et Lucius Volusius. »

Sur une autre base , découverte en même temps dans la cella, est gravée une troisième inscription :

TAVRO STATILIO

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