‹ PompeiaChapitre 118 sur 267 · acte du Pseudolus de Plaute se termine par ces mots · texte numérisé non relu

acte du Pseudolus de Plaute se termine par ces mots

« Pendant que je vais combiner mes fourberies, ce joueur de flûte vous divertira. »

Tibicen vos intereà hic delectaverit.

Enfin, au fond s’élève ce que les anciens appelaient proprement la scène P P, mais qui correspond à notre toile de fond, dont elle ne diffère qu’en ce qu'elle était d’une construction solide , richement décorée de colonnes, de marbres et de statues, mais restant constamment la même pour toutes les pièces que l’on représentait, sauf quelques décorations mobiles qu’on y ajouta plus tard, qu’on appelait scena versilis ou trigones mobiles, et qui tenaient lieu de nos coulisses.

La scène de Pompéi avait été dépouillée de tous ses marbres, et tout porte à croire que l'édifice, endommagé par le tremblement de terre de 64, était en réparation à l’époque de la catastrophe de 79. Elle présente les trois portes ordinaires; celle du milieu Q, ouverte suivant l'usage au fond d’un hémicycle, était l’aula regia ; les deux autres P P étaient les hospitales. Entre ces parties sont deux niches R R qui contenaient les statues de Néron et d'Agrippine.

Derrière la scène est le postscenium S S, lieu où se retiraient les

acteurs ; enfin derrière celui-ci s'étend une vaste cour TT adossée au

Quartier des soldats U, qui pouvait répondre à notre fover des acteurs et

dans laquelle on descendait par un plan incliné V, à la droite duquel est une grande salle X qui servait sans doute de magasin pour les accessoires. Enfin, à gauche de la cour et près de l'entrée du grand corridor B, on voit dans la muraille la copie d’une inscription aujourd'hui au musée, qui nous apprend le nom de l'architecte :

MARTORIUS M. L. PRIMVS ARCHITECTVS.

« Martorius Primus, architecte, affranchi de Marcus. »

Dans la partie de l’édifice qui communique au Forum triangulaire,

on a trouvé quelques fragments de statues de marbre, une grande quan-

dans les scènes les plus pathétiques de la tragédie: «Puisque, dit-il, il récite de si beaux vers au son de la flûte, je ne vois pas de quoi il a peur. »

Non intelligo quid metuat cùm täm bonos septenarios fundat ad libiam. Tuscul. L, 1, 44.

AMPHITHÉATRE. 923

tité de bois carbonisé, des morceaux de draperies appartenant à des statues de bronze, un très-grand nombre de tuiles et d'inscriptions presque toutes frustes.

AMPHITHÉATRE. Les amphithéâtres destinés aux combats des gladiateurs et des bêtes féroces sont une invention romaine ; comme l’indique leur nom Awpéxroov , ils se composent de la réunion de deux théâtres placés en face l’un de l’autre, et dont les deux orchestres réunis formaient l’arène. Nous avons dit, et l’on verra par une inscription de l’amphithéâtre de Pompéi *, que ces monuments portaient aussi le nom de spectacula, lieu d’où l’on regarde, mot qui n’est que la traduction de l'expression grecque. Nous n’avons pas de données précises sur les premiers amphithéâtres qui furent construits à Rome; ils ne durent y être établis que lorsque les théâtres et les cirques ne suffirent plus aux plaisirs du peuple, quoique déjà ceux-ci eussent été ensanglantés par plus d’un combat. Rome dut à Statilius Taurus , ami d’Auguste, le premier amphithéâtre construit en pierres, dont les débris ont formé la petite éminence occupée aujourd’hui par la place de Monte- Cilorio. Plus tard, Vespasien éleva ce prodigieux Colisée, le plus gigantesque de tous les travaux exécutés par les Romains, ce Colisée où

pouvaient s'asseoir à l’aise quatre-vingt-sept mille spectateurs.

Vue extérieure de l’Amphithéâtre.

L'amphithéâtre de Pompéi est loin d'atteindre ces proportions colossales, mais tel qu’il était, il pouvait encore contenir vingt mille

spectateurs, nombre bien considérable pour une ville de cet ordre. Placé

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