Pompelr, p
ogement des esclaves; il était divisé en petites cellules sombres et humides, à peine de la longueur d’un homme. »
Revenons à l'étage supérieur de niveau avec la rue Domitienne ; nous y verrons que, par une disposition exceptionnelle qu’explique la déclivité du sol, c’est à droite de l’atrium, et non au fond, que se trouve le péristyle plus large que profond ayant neuf colonnes aux grands côtés et cinq aux petits. Ces colonnes en briques n’ont pas aujourd’hui plus de 1,30 de hauteur et ont perdu tout leur revêtement.
Sur la rue en avant du péristyle est un petit bâtiment établi et restauré sur l'emplacement d’une boutique; dans son unique salle sont exposés les quatre cadavres moulés en 1863 par le procédé inventé par le commandeur Fiorelli *. :
C’est dans une petite rue conduisant de la ruelle d'Eumachia à la rue du Lupanar, rue qui à cette occasion a reçu le nom de Vicolo degli scheletri, que le 5 février 1863 furent trouvés ces cadavres. Ces malheureux étaient sans doute restés enfermés dans leurs maisons et n'avaient essayé de fuir qu'au dernier moment, lorsque l’eau, la cendre et le lapillo les avaient chassés; mais il était trop tard! Déjà les matières volcaniques avaient rempli la rue fort étroite, et bordée de grands murs presque sans portes ni fenêtres, jusqu'à une hauteur de près de o mètres, et ce n’est qu'à cette élévation au-dessus du sol qu’ils furent rencontrés. Ils ne faisaient peut-être pas partie de la même famille, car ils étaient couchés assez loin les uns des autres. Deux corps cependant formaient un groupe, composé d’une femme et d’une jeune fille âgée d'environ quinze ans. C’est ce groupe que l’on voit à droite en entrant dans la petite salle de la rue Domitienne. Les deux femmes sont tombées l’une à côté de l’autre, mais en sens inverse ; leurs vêtements d’étofle grossière semblent indiquer qu’elles n’appartenaient pas à la classe riche. A toutes deux, la partie antérieure du corps sur laquelle elles étaient étendues est fort mal venue au moulage, mais heureusement il n’en est pas de même de la partie placée en dessus.
La femme que l’on peut supposer avoir été la mère paraît avoir été asphyxiée rapidement par quelque dégagement de gaz, et être morte sans convulsions ; elle est couchée sur le côté droit dans une pose tran-