‹ PompeiaChapitre 151 sur 267 · Pomp. AnrT. Hisr · texte numérisé non relu

Pomp. AnrT. Hisr

3. On a cru que cette ouverture était destinée à contenir une lampe, mais ses parois ne portent aucune trace de fumée, et, d’ailleurs, pour un pareil usage, l’ouverture n’eût point été circulaire.

SUSpensur'æP caldariorum, permettait de circuler à la vapeur brûlante, qui pouvait se répandre également dans l'épaisseur de la muraille par un espacement ménagé à cet effet, ainsi que nous l'avons déjà vu aux bains publics.

A côté du sudalorium est la pièce 14 déblayée le 10 septembre A77à et que Mazois appelle l’officine des bains; bien qu'elle soit trèspetite, on y trouve une table en pierre, une sorte de cave, un fourneau pour chauffer l’eau, trois piédestaux qui portaient des vases de bronze, enfin les traces d’un escalier de bois qui conduisait à l'étage supérieur aujourd'hui détruit. Les bains étaient alimentés par un réservoir que formait la salle 15, qui est voisine et sans issue. Revenant au péristyle, on trouve à gauche, à l’extrémité du portique, un passage, /auces 16, qui conduisait à un jardin 18, élevé au même niveau que l'aire du péristyle et duquel on descendait par vingt larges degrés à une terrasse AA, longue de A8 mètres et large de 4",22, que Mazois croit avoir été couverte d’une treille, mais dans laquelle je pense qu’on doit plutôt reconnaître un jeu de paume ou de boules, un sphæristerium.

Sous le corridor 46 est l'entrée d’une assez grande salle 17 qui dut être une garde-robe, à en juger par les débris d’armoires, de tablettes et d’étoffes qui s’y trouvaient, et par l’absence de toute décoration ; elle était éclairée par trois fenêtres sur le jardin. Après une petite chambre 19 dont la fenêtre ouvrait sous le portique, une antichambre ou procæton 20, très-richement peinte, accompagnée d’un petit cabinet, loge de l’esclave cubicularis, du valet de chambre, précède une chambre à coucher 21 qui paraît avoir été la principale de l'habitation. Cette pièce, terminée en hémicycle, était éclairée par trois fenêtres dont la vue s’étendait à la fois à l’est, au sud et à l’ouest ;

chaque fenêtre était surmontée d’une plus petite, de forme carrée ‘.

1. On est frappé de l’analogie de la disposition de cette chambre avec celle de la bibliothèque de Pline à sa villa de Laurentuni :

« Dans l'angle est une chambre courbée dans le fond qui par ses fenêtres suit tout le parcours du soleil, Dans le mur est ménagée en guise de bibliothèque une armoire qui contient les livres qu'on ne lit pas une fois

mais que l’on doit relire souvent. »

« Adnectiti angulo cubiculum in apsida cwrvatum, quod ambitium solis fenestris omnibus sequitur. Parieti ejus in bibliothecæ Speciem armarium insertum est quod non leyendos libros, sed lectitandos eapil. »

PLINE LE JEUNE, L,. IT, lellie 17.

Contre la muraille de la partie rectangulaire sont une alcôve et:un massif creux en maçonnerie autrefois revêtu de marbre, une sorte de toilette où l’on a trouvé divers flacons, phialæ, et vases remplis de cosmétiques”. L’alcôve était fermée par des rideaux, cortinæ, retenus par des anneaux de bronze dont quelques-uns ont encore été recueillis sur place *. La pièce 22 à pu servir d'office, si, comme tout porte à le croire, la salle 23 fut un tricliniuwm d'été, ouvrant sur la galerie 24, qui règne en partie au-dessus de plusieurs salles que nous décrirons plus tard.

Le cabinet 25 est une espèce de loge pour un esclave préposé sans doute à la garde d’un escalier descendant à la partie inférieure de l’habitation, et permettant ainsi, à l’aide des portiques qui entourent le xyste, d'arriver à couvert à la porte dérobée, le posticum ouvrant sur la campagne. On voit encore quelques restes du plafond plat qui couvrait cet escalier. Quant à la pièce voisine 26, elle est tellement ruinée, qu’il est impossible d’en deviner la destination.

Continuant le tour du péristyle , nous trouvons un escalier 27 conduisant à l'étage supérieur, où dut exister l'habitation des femmes, le gynécée. À côté, après un cabinet destiné sans doute à l’esclave atriensis, est une salle de réception 28, une sorte de tablinum , ouvrant à la fois sur le péristyle et sur la galerie 24. Cette salle était, comme le péristyle lui-même, entièrement peinte en rouge avec quelques ornements d'architecture et plusieurs sujets qui ont été emportés au musée: on y trouva les fragments d’un vase d'argent orné de figures. A gauche sont deux petites pièces 29 et 30, dont la première seule communique avec le éablinum; Mazois a cru y reconnaitre un cabinet d’étude et une bibliothèque *. Deux autres cabinets 81 et 32 occupaient les extrémités de la galerie; le dernier seul est conservé , et leur destination est inconnue. Enfin, en avant de cette même galerie, et flanquée de deux larges terrasses 34, existait une vaste salle 33 longue de 12",60 et

4. On sait que les anciens avaient poussé très-loin l’art de ces préparations de toilette; Ovide leur avait même consacré un poëme intitulé les Cosmétiques, dont malheureusement il ne nous reste que les cent premiers vers.

9. Le 13 février 1784, le roi de Suède Gustave III, voyageant sous le nom de comte de Hague, visita Pompéi, et dina dans la chambre à coucher de la villa de Diomède.

3. « Un buste peint sur la muraille de l’une de ces pièces, dit Dyer, confirme cette supposition, car il est connu que les anciens aimaient à garder sous leurs yeux les portraits des hommes éminents et spécialement à placer ceux des hommes de lettres dans leurs bibliothèques. »

Pouprt, p. 488.

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large de 9",10, qui semble avoir été un de ces salons, un de ces œcus empruntés aux Grecs, auxquels on donnait le nom de cyzicènes et qui servaient à la fois de lieu de réception et de salle à manger ‘. Une large baie, ouvrant presque jusqu'au sol, permettait de jouir de la vue du jardin et du délicieux panorama qu'offrait aux regards le merveilleux golfe de Naples.

L'espace 35, qui fait suite au tablinum sur le péristyle, dut être une sorte d’ala garnie de bancs où les clients attendaient les audiences particulières que le patron donnait dans le cabinet voisin 36, disposition que nous avons déjà indiquée dans la maison de Salluste. On trouva dans l’ala le squelette d’un chien, dans le cabinet trois médaillons de marbre sculptés des deux côtés, cinq masques et une table ronde d’albâtre avant servi de fontaine, du milieu de laquelle l’eau jaillissait et s’échappait autour par dix têtes de lion. En face est une pièce 87 qui dut être une chambre d’esclave, peut-être celle de celui qui était préposé à la garde et à l'entretien du péristyle; 38 et 39 sont également des chambres à coucher; dans la première, la place du lit de deux esclaves était indiquée par une double alcôve? ; la seconde, plus grande, était sans doute réservée à quelque serviteur d’un rang plus élevé, tel que l’intendant, le Rei domesticæ procurator. Le plancher en est enfoncé.

A la suite, et la dernière autour du péristyle, est une salle 40, dont le plancher est également détruit, et la porte condamnée, et qui dut servir de logement au portier; elle communiquait avec les communs dans lesquels nous allons descendre par l'escalier 6. A l'entrée de cet escalier fut trouvée une charmante lampe de bronze ayant la forme d’un limaçon sortant de sa coquille *.

1. «On fait encore de grandes salles d'une autre manière que celles que l’on voit en Italie, et que les Grecs appelaient cyzicènes. Ces salles sont toujours tournées au septentrion ; on fait aussi en sorte qu'elles aient vue sur les jardins et que leurs portes soient dans le milieu. Ces salles doivent être assez larges pour contenir deux tables à trois lits opposées l’une à l’autre, avec la place nécessaire pour le service. Elles ont, à droite et à gauche, des fenêtres qui ouvrent comme des portes, afin que de dessus les lits on puisse voir les jardins. »

Vimnuves LVL C2.

«L’œcus de Pompéi est tourné à l’ouest et non au nord ; mais Vitruve lui-même dit quelques lignes plus loin qu’il faut bien se piier aux exigences des localités.

2. Cette salle est aujourd’hui occupée par un escalier conduisant à une chambre destinée aux gardiens.

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