‹ PompeiaChapitre 160 sur 267 · V. la note page · texte numérisé non relu

V. la note page

Une grande boutique avec comptoir, située à gauche du prothyrum qui ouvre sur la rue de Mercure, a fait supposer que le propriétaire était marchand de liqueurs, et on a cru voir la confirmation de cette hypothèse dans une peinture extérieure d’un mérite médiocre, une enseigne représentant Ulysse repoussant le breuvage fatal que lui offre Circé*. Cette peinture est aujourd’hui détruite, mais Mazois nous l’a conservée par la gravure. À gauche, dans le prothyrum , est une porte donnant accès à la cuisine et à une petite pièce qui dut être le logement du cuisinier, qui probablement remplissait aussi les fonctions de portier. À celle-ci est adossée une petite chambre d’esclave ouvrant sur l'atrium.

L'atrium était un de ceux auxquels on donnait le nom de displuviatum * ; il en résultait que le bassin qui en occupe l’area, ne recevant pas les eaux des toits, n’était plus qu’un pseudo-compluvium , un faux compluvium; ici, il est entouré d’une caisse à fleurs en maçonnerie. Près de son premier angle à droite est l'embouchure d’une citerne. Les côtés de l’atrium n’ont point de chambres, mais on y voit à gauche les premières marches, et sur le mur les traces d’un escalier qui conduisait à un petit étage placé au-dessus des deux pièces inégales qui occupent le fond de l'habitation. Celle de gauche dut être une chambre à coucher ; celle de droite plus vaste était le {ablinum qui, selon toute apparence, dut aussi servir de salle à manger, car nulle part ailleurs on ne trouve le triclinium. Dans cette salle pavée en mosaïque, on voit les restes d'une peinture représentant Phryæus et Hellé, au-dessus deux figures, l’une debout, l’autre assise, et plus haut encore une jolie moulure de stuc.

Suivant la ruelle de Mercure, après une maison assez grande dont le compluvium encadré d’opus signinum est assez singulièrement placé en dehors de l’axe du prothyrum, on trouve à gauche, au delà de la rue de la Fullonica dont elle fait l’angle, la

Maison D'HERCULE (PL. 36). Sa façade bizarre offre un grand mur couvert de losanges rouges, blancs et jaunes; on y lit à droite cette inscription :

1. Overbeck (p. 256) dit que cette peinture était dans la chambre à coucher située à gauche au fond de l’habitation.

Page 1