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V. page

M. OLCONIVM!

RVFVM AED. of SERINVS.

« Serinus prie M. Holconius Rufus, édile, de lui être favorable. »

in entrant dans la maison, on voit immédiatement à droite un escalier conduisant à l’étage supérieur et du même côté, au fond de l’atrium. l'entrée, bien près de s’écrouler, d’un grand œcus richement décoré de peintures dont les principales sont des musiciennes, Jupiter, Junon et Vénus, composition qui a beaucoup souffert, enfin Hercule assis appuyé sur sa massue, el lole debout posant la main sur son épaule *. A gauche de l’œcus et occupant à peu près la place du fablinum est une sorte de réduit de 1,30 de profondeur ouvrant par une baie au-dessus d’un mur à hauteur d'appui, sur un petit xyste au fond duquel est un laraire en forme de niche dans lequel sont peints le serpent symbolique et deux ministres tenant des vases d’eau lustrale.

Par la rue de la Fullonica, on arrive à la-rue des Thermes, à l'angle de laquelle on trouve à gauche la

Maison pu POËTE (PL. 37). L'habitation désignée sous ce nom et

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Plan de la Maison du Poëte.

quelquefois aussi sous celui de Maison d'Homère à cause des peintures tirées de l’/liade qui la décoraient, est située sur la rue des Thermes, en face de cet établissement et à l’angle de la rue de la Fullonica, qui la sépare de l’habitation de Pansa*; elle fut déblayée de 1824 à 1826. Il est probable que, malgré sa dénomination moderne, elle ne fut autre chose que la demeure d’un riche joaillier ; en effet, les deux boutiques 1

et 2 qui se trouvent à la facade communiquent avec le prothyrum au

1. Nous avons déjà trouvé à l’Odéon (p. 215), ainsi écrit ce nom qui prend un H dans toutes les autres inscriptions si nombreuses où il figure à Pompéi.

2, Henc. er Pome., II, pl. 64.

3. Dans son beau roman intitulé les Derniers Jours de Pompéi, Bulwer à fait de cette maison l'habitation de son héros, l’Athénien Glaucus.

lieu d’être indépendantes, et dans ces boutiques on a trouvé un grand nombre de bijoux’, entre autres deux colliers d'or, une corde d'or tressée sans soie, quatre bracelets imitant des serpents, dont l’un ne pesait pas moins de deux cent vingt grammes, quatre boucles d'oreilles ornées chacune de deux perles, plusieurs anneaux d’or très-pesants, dont l’un avait un large chaton recouvert d’une lame de cristal de roche, et destiné à recevoir des cheveux ou un portrait, etc. On y a recueilli en outre une foule de coins et d'instruments en bronze et en fer qui durent servir à la fabrication de ces joyaux, des poteries, un petit poêle portatif d’une forme bizarre, et une lampe magnifique. On y trouva aussi plusieurs squelettes. L'emplacement qu'occupe cette maison est un peu irrégulier, mais l’architecte a su rendre ce défaut insensible à l’intérieur.

La porte était, comme à l'ordinaire, flanquée de deux piliers; sur

celui de gauche on voyait écrit en lettres rouges aujourd’hui effacées :

M. HOLCONIVM AED.

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