Giornale degli scavi, 1862, p
réparation de l'enseigne, c’est ce qu'il nous paraît impossible de décider.
Au-dessous de l’Éléphant était une plus grande inscription dont on voit encore les vestiges quand tout le reste a disparu :
HOSPITIVM HIC LOCATVR TRICLINIVM CVM TRIBVS LECTIS ET COMModis.
« Auberge. Ici on loue un triclinium avec trois lits et tout ce qui est nécessaire. »
La plus grande des deux portes avait laissé dans les cendres une empreinte qui put être dessinée.
L'intérieur de cette auberge, qui, comme nous l’avons dit, commu. niquait par un passage souterrain avec la maison du Gouvernail et du trident, n'offre rien de remarquable ; sa décoration plus que simple, ou plutôt l’absence de décoration semble indiquer qu’elle était destinée à des voyageurs de la classe la plus modeste”. Parmi les nombreux objets qui furent trouvés dans ces fouilles, nous signalerons, d’après le journal de Fiorelli, une tête de Jupiter en pierre de Nocera d’une sculpture grossière et très-ancienne, qui avait été employée parmi les matériaux de construction, des monnaies de bronze, des charnières, des gonds, des vases , trois styles pour écrire, une cuillère à pot, un fourgon, rutabulum, et plusieurs autres ustensiles de cuisine, quelques bouteilles de verre, un poids en plomb, une hache de fer, des pioches, etc.
En face de l’auberge, au coin de la Via del balcone, est le nouveau
Lupanar (PL. 437), qui a donné le nom à la rue. Découvert en 1862, il est le seul exemple complétement caractérisé de ce genre d’établissement, nommé aussi prostibulum, Tlopveiov, qui ait été jusqu'ici reconnu à Pompéi *.
Après avoir franchi le seuil de lave garni de ses crapaudines de fer, on se trouve immédiatement dans un petit vestibule, une sorte de corridor qui n'a que 1",85 de large sur 6°,50 de profondeur. Entière-
ment couvert par l'étage supérieur, 1l devait être éclairé par des lampes
1. On peut du reste appliquer cette remarque à presque toutes les auberges ; les voyageurs d’un certain rang étaient généralement reçus chez des amis ou des hôtes auxquels ils étaient recommandés.
2, Il n’est ouvert que par les gardiens.
MAISONS ET BOUTIQUES. 435 nuit et jour”. Ses murs blancs n’ont d'autre ornement qu'un petit griffon ou un cygne au centre de chacun de leurs panneaux encadrés d’une ligne rouge. Le vestibule est entouré de cellules dont plusieurs ont leurs portes surmontées de compositions plus remarquables par leur obscénité que par le mérite de l’exécution; deux sujets analogues existent
au fond du vestibule ; plusieurs de ces peintures sont bien conservées.
Vestibule du Lupanar.
À droite, les cellules, cellæ ?, que fermaient des portes de bois ouvrant à l’intérieur, sont au nombre de trois; elles sont sans aucun ornement et n’ont en tout que 2 mètres carrés de superficie. Une grande partie de cet étroit espace est occupée par un lit de maçonnerie haut de
0",70, relevé au bout comme nos lits de camp, de manière à former un
EP O1 PEN ot MN Le RTE Fumoque lucernæ Fœda, lupanaris tulit ad pulvinar odorem.
Juvénaz, Sat. VI, v. 30 et 31.