Pomp. Ant. Hisr., IV, p
2. Cette maison est assez mal nommée; ses peintures représentent bien des animaux, mais on n'y voit rien qui ressemble à une chasse.
fond blanc, un grand sujet, Bacchus trouvant Ariane endormie dans l’île de Naxos; un Salyre soulève sa draperie pendant que Silène et d’autres suivants de Bacchus la regardent avec admiration. Les peintures de la paroi de gauche n'existent plus.
Derrière le tablinum est le péristyle dont la disposition est singulière ; il n’a de portique que devant le éablinum, au côté droit et à la moitié du fond; il reste donc sans portique la muraille de gauche et la moitié de celle du fond qui y est attenante. Sur cette moitié est peint un lion couché auprès d’un cerf qui paraît s'inquiéter médiocrement de ce terrible voisinage ; dans l’arrière-plan on distingue un chien courant. Sur toute l'étendue de la muraille de gauche, on voit peints, de grandeur naturelle, un ours attaquant un sanglier, et à droite un lion qui semble attendre la fin du combat pour dévorer vainqueur et vaincu. Au milieu de l’area est un petit bassin de marbre avec jet d’eau. Un pluteus peu élevé et peint d’un rouge très-vif réunit les trois colonnes du portique de droite et les deux formant le demi-portique du fond. Derrière celui-ci est un grand æœcus pavé en mosaïque ouvrant à droite par une large fenêtre sur un xyste, et à gauche, par une petite porte sur une pièce fort simple qui semble avoir servi de procæton à une chambre bien décorée qui avait une seconde entrée sur le péristyle. Des peintures de l’œcus, il ne reste qu’un cartel contenant le buste, deux tiers nature, de Bacchus vêtu d’une peau de panthère et couronné de lierre, et derrière lui une tête jeune, coiffée d’une sorte de turban jaune et dont il serait impossible de déterminer le sexe.
Un escalier de cinq marches, que l’on trouve de suite à droite en entrant dans le péristyle par les fauces, descend dans un assez vaste jardin ou xyste carré, où sont à gauche une grande auge de maçonnerie et une plus petite placée devant, communiquant entre elles par un tuyau de terre cuite. Dans le xyste, devant une grossière peinture murale représentant un bocage et des oiseaux, est un peu à gauche du centre un petit autel de maçonnerie couvert d’une grande tuile à rebords ; sur le devant de celui-ci est peint un plat contenant des figues, une pomme de pin et deux branches d’olivier; derrière le plat est une élégante aiguière; les peintures latérales, d’une exécution plus que médiocre, présentent à gauche un autel, un arc, un carquois et deux chiens, et à droite une corbeille portée par une console.
Le xyste a, sur le Vicolo della maschera, une sortie qui y porte le n° 42.
Presque en face de la maison de la Chasse est la
* Maison DE LA Pêcneuse, della piscatrice (PL. 93), découverte en
1822 et 1823. Dans l’atrium est une caisse à fleurs en maçonnerie, et au fond dans une petite chambre on voyait trois peintures, l’£nlèvement d'Europe, Narcisse’ et Vénus péchant à la ligne? qui à donné le nom à la maison; de Vénus seule il reste encore quelques traces.
Parcourant dans toute sa longueur la Via degli Scheletri qui, ainsi
que nous l'avons dit”, doit son nom aux squelettes qui y furent trouvés
en 1863, on arrive à la rue du Lupanar, et l’on y trouve à gauche, entre les n°° 26 et 27, une grande muraille de 5",75 de largeur dont toute la partie inférieure jusqu’à la hauteur de 1",50 est occupée par deux énormes serpents s’approchant d’un autel sur lequel sont une pomme de pin, deux œufs et quelques fruits (PL. 143). Dans le fond rouge on lit cette inscription peinte en gros caractères : Otiosis hic locus non est ; discede, morator. « Ce n’est point ici la place des oisifs; flâneur, éloignetoi. » Cette inscription s’accorderait peu avec les diverses suppositions qui ont été émises au sujet de la maison voisine, désignée généralement sous le nom de
CaUPONA , cabaret (PL. 142). Au-dessus de la porte n° 26 est en saillie une sorte de poutre de pierre que l’on a prise sans trop d’apparence pour une image phallique et qui n’était peut-être destinée qu’à soutenir une enseigne. Il n’en à pas failu davantage pour que la petite pièce à laquelle la porte donne accès et même la maison attenante avec laquelle elle communique seulement par une fenêtre et dont l'entrée est sur le Vico del balcone, fussent regardés non pas seulement comme une taverne, mais même comme un lupanar. Cependant dans la maison rien n'a été trouvé qui justifie cette conjecture aussi incertaine que celle d'Overbeck, qui dans la boutique voit simplement une pharmacie “.
C’est juste en face de cette boutique et derrière les nouveaux bains que se trouve la