PLANCHE IV
côtés du prothyrum sont deux petites chambres 5 et 6, pavées en mosaique et destinées aux hôtes. Trois autres pièces existent à la gauche de l’atrium; la première 7, sans ornement, fut la loge du portier, cella ostiarii. La seconde 8 est une ala contenant cette espèce de baignoire que nous avons déjà observée dans plusieurs habitations de Pompéi; la troisième 9 fut une chambre à coucher. Dans la petite loge 40 se tenait l’esclave préposé à l’atrium, l’atriensis. Viennent ensuite le établinum A1 pavé en mosaïque, et le corridor, fauces, 12, communiquant tous deux avec le péristyle.
Le quatrième côté de l’atrium n'avait point de chambres. Le péristyle 13 était soutenu par quatorze colonnes; en y entrant, on trouve à gauche un cabinet 44, un escalier conduisant à l'étage supérieur, puis deux grandes chambres à coucher 15 et 16, séparées par un cabinet adjoint à la première; enfin, au fond du péristyle est un œcus ou salon 48, ouvrant sur une terrasse 20, et flanqué de deux pièces 47 et 19, dont l’une dut être un cabinet d'étude et l’autre une bibliothèque. Cette dernière partie est presque entièrement détruite.
La seconde maison B est plus richement décorée, et, quoique n'étant pas très-vaste, paraît avoir appartenu à un citoyen aisé. Le prothyrum a donne entrée dans un atrium b de l'espèce de ceux appelés tétrastyles *, c’est-à-dire soutenus par quatre colonnes. Ces colonnes, construites en briques recouvertes de stuc, sont d'ordre corinthien et cependant sans base, et posant directement sur l'encadrement en mosaïque qui règne sans interruption autour du compluvium. Cette circonstance singulière d’un ordre corinthien sans base s’expliqua par l'examen attentif des chapiteaux qui n'existent plus, mais que Mazois vit encore en place. Il reconnut que l’ordre était primitivement dorique, et que plus tard le propriétaire, préférant la richesse à la pureté, les avait fait recouvrir d’un chapiteau corinthien en stuc. Ces métamorphoses ne sont pas rares à Pompéi, et nous en avons déjà signalé plus d’un exemple. C’est à la même époque que furent remplies les cannelures qui reparaissent sous le stuc du tiers inférieur des colonnes. Au milieu de l’atrium est le compluvium e, à
la tête duquel est un puteal.