‹ PompeiaChapitre 35 sur 267 · Herc. Er Pome., Il, pl. 83 et · texte numérisé non relu

Herc. Er Pome., Il, pl. 83 et

3. « Si nous mettons le pied sur la porte du friclinium, dit Barré, nous apercevons la table et le parquet jonchés de fleurs qui couronnent aussi le front des convives. Les spectacles, les cérémonies profanes, les cérémonies sacrées, la victime, le prêtre, les assistants, l’autel, le temple, tout cela nous envoie des émanations suaves qui charment et captivent notre odorat. Les amants ornent de fleurs les maisons qu'habitent leurs maitresses. » (Herc. Et Poup., I, 249.)

carrés rangés en rond. Ces piédestaux durent porter les colonnes d’un temple monoptère, dans lequel était sans doute placée la statue de la divinité. Ce petit temple présente une particularité assez inexplicable : il ne se trouvait exactement ni au centre de l'enceinte, ni dans l’axe de l'entrée principale, ni dans celui de l’entrée latérale.

Au fond du péribole s'élève une ædicula ou chapelle g, composée d’un porche et d’un sanctuaire auxquels on monte par cinq degrés flanqués de deux espèces de piédestaux ou podia. Le porche était orné de belles peintures parmi lesquelles on reconnaît encore, à droite, une figure assise tenant un thyrse, et un héros nu armé d’une lance et d’un bouclier. Un autre héros, moins bien conservé, se voit sur le mur, à gauche, et une quatrième peinture est entièrement effacée.

Le sanctuaire renferme un piédestal de marbre sur lequel avait été une statue impériale, sans doute celle d’Auguste, dont on n’a trouvé qu'un bras tenant un globe ‘. Quatre niches durent contenir les statues des membrès de la famille de l’empereur; deux seulement existaient encore, mais renversées et privées du bras droit; on les attribue à Livie et à Drusus*. La première est une des plus remarquables qui soient sorties des fouilles de Pompéi; les draperies surtout sont magnifiques. Ces statues portées au Musée ont été remplacées par des copies en plâtre.

À gauche du sanctuaire est une grande salle r dont la facade devait ètre soutenue par deux piliers carrés qui eussent posé sur deux dés de marbre blanc encore en place, et dans lesquels, comme dans le stylobate entourant l’area, on reconnaît le trou et le petit canal pour le scellement. Au fond de la salle est une espèce de tabernacle s élevé de cinq degrés au-dessus du sol, et un autel £ pour les offrandes ou les sacrifices. Les murailles étaient ornées d’élégantes peintures architecturales; trois panneaux que nous avions vus encore assez bien conservés sont aujourd’hui presque effacés ; l’un porte, sur fond blanc, une guirlande de fleurs; les

deux autres offrent, sur fond jaune, deux compositions représentant des

Amours dansant, jouant de divers instruments et donnant à manger à l'aigle de Jupiter. Sur le soubassement sont représentés divers animaux fabuleux.

1. Overbeck suppose, contre toute vraisemblance, que cette statue pouvait être un Jupiter. Poupegr, 1, 116.

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