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Elles ont été trouvées le 2 avril

En avant de cette salle, contre le mur septentrional, est une petite enceinte à hauteur d'appui que l’on croit avoir porté un orchestre; on y trouva en effet quelques fragments de flûtes. Au-dessus est une peinture représentant Phryxus sur le bélier.

De l’autre côté du sanctuaire est une salle plus grande w qui, comme celle de gauche, présente à sa façade les deux dés de marbre qui devaient recevoir les piliers; elle est entourée de trois côtés d’une grande table de maçonnerie revêtue de stuc, inclinée en dedans et au pied de laquelle règne un caniveau de marbre. Le voisinage de la petite porte n et la disposition de la salle portent à croire que ce lieu était destiné au débit de la chair des victimes que les prêtres vendaient au peuple. À côté de la porte était une caisse garnie de sa serrure, dans laquelle étaient enfermés une pierre gravée, un anneau d’or, 1036 pièces de monnaie de bronze et {1 d'argent qui, probablement, étaient le produit de la vente. On trouva aussi dans cette salle des fragments de grands carreaux de vitre. Des peintures qui décoraient les murailles il ne reste qu'une grande composition allégorique représentant l'Enfance de Romulus et Rémus, et dans le soubassement quelques animaux chimériques, un masque, des fruits, etc.

Plan du Temple de la Fortune.

TEMPLE DE LA FORTUNE (PL. I). A l’angle de la rue du Forum a b*, sur laquelle il n’est pas placé en ligne droite, et de la rue de la Fortune

1. La rue du Forum fouillée en 1893 est une de celles qui ont fourni la découverte du plus grand nombre d’objets divers. W. Gell dans son Pompeiana en a donné le long catalogue; on y voit figurer plus de deux cent cinquante petites bouteilles de verre, une foule d’autres objets de même matière, la statue en marbre d’un Faune riant, deux figurines en bronze de Mercure, une petite statuette de femme, des lampes, des vases, des bassins à anse, des cloches, des ressorts élastiques: des boucles de harnais, un serrure, un strigile, des boucles d’oreilles en or, des ustensiles de cuisine, trois coffrets contenant des monnaies, des vases de terre cuite, des balances, etc.

a 1, s'élève un temple découvert le 23 octobre 1893, lequel, s'il n’est pas un des plus vastes ni des plus majestueux de Pompéi, est au moins un des plus intéressants par le grand nom qui s’y rattache. Il fut consacré à la Fortune par un membre de la famille de Cicéron, ainsi que nous l’apprend l'inscription suivante, qui se lit sur l’architrave du sanctuaire, aujourd'hui déposée sur le sol. |

M. TVLDLIVS M.,F D, Vulk, Di, TEIR:1Q VIN O. A VGVR TIR MAR A. POP. AEDEM FORTVNAE AVGVST. SOLO ET PEQ. SVA.

« Marcus Tullius, fils de Marcus, duumwvir, chargé de rendre la justice, élu trois fois Quinquevir!, augure, tribun des soldats élu par le peuple, a élevé sur son sol, et à ses frais, le temple de la Fortune Auguste. »

L'absence du surnom de Cicéron fait voir que le Marcus Tullius ici nommé n'était point le célèbre orateur; nous avions supposé qu'il pouvait s'agir de son père ou de son grand-père, qui tous deux portaient le prénom de Marcus, mais Overbeck ? fait remarquer avec raison que l’épithète d’Augusta, donnée à la Fortune, semblerait indiquer une époque postérieure à l'établissement de l’empire. Le fondateur du temple serait alors un des descendants et non l’un des ancêtres de Cicéron.

Plusieurs autres inscriptions trouvées dans le même édifice rap-

pellent diverses consécrations ; il en est une qui reproduit encore le nom de Marcus Tullius; découverte le 26 octobre 1893, elle se lisait sur une

pierre enfoncée dans le sol, à la droite des degrés du portique, dans un

petit terrain d qui, situé au sud du temple, le séparait d’une maison appartenant sans doute à la famille Tullia, car elle communiquait avec le sanctuaire; elle est ainsi conçue :

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