I. l'iiufani;iF. liMiquen. l.iv. IX. Oiap. XXXVlIt
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B de 14*',27 de diamètre, considérée comme le lieu où étaient renfermés les trésors d'Alréc et de ses descendants ; sur l'un . des cùlés de celte salle, un couloir de {"".iâ de largeur conduit à une salle carrée de ô^fiO sur â^.iO, creusée entièrement dans le roc, qui parait avoir été un tombeau.
Les assises annulaires formant les parois de la salle princi* pale ont cela de particulier, dît Blouct,que le» joints latéraux des pierres ne tendent pas vers le centre, si ce n'est pour une partie seulement et sur une longueur de cinq à dix centimètres au plus. Pour le surplus de l'épaisseur, ces sortes de voussoirs
M GHAPITIIE PREMIER — HISTORIQUE
sont restés bruts, et Tintervalle existant entre eux est rempli par des pierres de plus petites dimensions paraissant avoir été fortement pressées, en vue d'obtenir à peu près la même solidité que si les joints avaient été taillés sur toute leur profon* deur.
Ces assises, dont le diamètre intérieur diminue de l'une à Tautre, forment au-dessus de la grande salle circulaire Tespëce de voûte ogivale dont la coupe donne le profil.
Une voûte de proportions semblables dans la construction de laquelle sont entrées, sur certains points des pierres de dimensions colossales*, et dont les restes subsistent encore presque intacts après plus de 30 siècles d'existence, est évidemment on ouvrage considérable témoignant de la possibilité, pour l'architecte et les ouvriers qui y avaient été employés, d'ériger au besoin des ponts en maçoKmerie d'après le même système.
Dans de semblables voûtes, la cohésion et la résistaace des mortiers seraient assurément appelés à jouer un grand rftie» mais on comprend très bien que rien ne devait empêcher d'en faire l'application à des arches de faible portée en pierres sèches, pour remplacer les tabliers en charpente des ponts les plus anciens construits avec piles en maçonnerie.
Le croquis de la page suivante montre ce qu'auraient pu devenir par exemple, dans cet ordre d'idées, les travées d'un pont construit, comme celui de Babylone, avec piles espacées seulement de 12 pieds.
Ce n'est là qu'une simple conjecture, mais elle suffit pour montrer qu'on aurait pu construire suivant des dispositions analogues des arches d'une portée bien plus grande, alors surtout que Tus^e était déjà établi pour des édifices semblables de relier les pierres entr'elles à l'aide de crampons scellés au plomb.
Les contrées mentionnées plus haut ne sont pas d'ailleurs les seules où se rencontrent des vestiges de ces sortes de voûtes composées d'assises en encorbellement^ et il semble que
1 . Le linteau de Teotrée principale est formé d*une seule pierre mesurant 8«»,15 de longueur, 6'n,50 de largeur et lm,22 d'épaisseur. Le volume en est par conséquent de 64«»c,629.
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ridée en ait été conçue même chez les peuples où Ton se serait le moins attendu à la trouver appliquée. C'est ainsi que dans ces ruines étranges, découvertes au Mexique et appartenant à une civilisation disparue à laquelle on ne peut même assigner une date si ce n'est par conjecture, on voit dans un monument qu'on suppose avoir été un temple du soleil, à Palanqué, une grande baie donnant accès au sanctuaire, et dont la partie supérieure présente un arc surbaissé formé d'assises de pierres de taille posées avec une forte saillie les unes par rapport aux autres. *
Mais les voûtes à assises horizontales nç sont pas les seules qu ait pratiquées l'antiquité la plus reculée.
On cite, en effet, de nombreux spécimens de véritables voûtes , avec voussoirs à joints conver-
1. Monuments anciens du Mexiqttey par de Waldeck et Brasseur de Bourbourg. Paris, Arthur Bertrand, 1866.
Voir également « Histoire du Royaume de Quito » par Don Jua0 de Velasqp, publiée par Ternaux-Compins ; Paris^ld40.
24 CHAPITRE PUEMIEIl — HISTORIQUE
gents, existant dans divers mouumeuis de laiitiquité égyptienne. En Ethiopie, dans l*une des pyramides de Méroé, se trouve une véritable voûte en plein cintre composée de voussoirs régulièrement appareillés. ' Â Djebel-el-Barkal, deux portiques donnant accès à des pyramides sont couverts Tun par une voûte en ogive, le second par une voûte en plein cintre, exécutées Tune et l'autre avec voussoirs à joints convergents. Une voûte en berceau de forme elliptique, exécutée en briques avec joints normaux à la surface de Tinlrados, se voit dans le tombeau d'Aménophis P', et doit dater par conséquent d'environ dix-huit siècles avant notre ère.
Peut-être y a-t-il quelque intérêt à citer encore ce fait que les premiers missionnaires qui ont pénétré en Chine y ont trouvé d'innombrables ponts, la plupart en charpente, il est vrai, mais plusieurs en maçonnerie et l'un entr'autres, celui de Cho-Gan dans la province de Chen-Si, qui présenterait une seule arche de dimensions peut-être supérieures à celles des plus grands ponts modernes, composée d'énormes blocs de pierre taillés en voussoirs avec joints convergeant vers un centre commun.
Le dessin qu'on en trouve dans « La Chine illustrée », d'Athanase Kircher,' n'est pas un dessin géométrique et les dimensions indiquées en mesures chinoises sont difficiles à traduire en mesures modernes connues, mais on n'en entrevoit pas moins qu'il doit y avoir là une construction grandiose datant sans doute d'une époque fort reculée. '
Gauthey mentionne bien, en outre^ plusieurs ponts chinois dont l'un notamment, celui qu'il désigne sous le nom de pont de Fo-Cheu sur le Min serait composé de cent arches en plein cintre de 39 mètres de diamètre séparées par des piles d'une