Hoskins, Voyage en Ethiopie
2. La Chine Illustrée d'Alhaoase Kircher, traduction de Dalquié. Amsterdam, 1570.
3. Indépendamment du pont de Cho-Gan, Kircher mentionne Texistence, dans la même province, d*un pont composé de chaînes de fer supportant, en travers d'une vallée profonde, un tablier en charpente d'une grande longueur, c*est*à-dire un véritable pont suspendu, ayant précédé sans doute de plusieurs siècles les ponts du m^me genre construits à l'époque moderne en Europe et aux États- Unis.
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épaisseur égale à Touverlure des voûtes et d*une hauteur de 39" avec largeur de 19°, 50 entre les têles et une longueur totale de 7.935".
Mais, même en admettant qu'il n'y ait pas une exagération flagrante dans les documents d'où celte description est lirée^ les dispositions générales de l'ouvrage, d'après le dessin qu'en donne Gaulhey, ont une telle ressemblance avec celles des ponts de Tépoque romaine qu'on ne saurait lui assigner une plus haute antiquité qu^à ces derniers.
Nous terminerons ces observations relatives aux: plus anciennes voûtes en empruntant encore la citation suivante au Traité d'Architecture de M. Léonce Reynaud :
« Quant à la Grèce, nous n'y connaissons jusqu'à présent « aucun monument antérieur à la domination romaine qui « présente une voûte appareillée en voussoirs^ de sorte qu'il « est permis de penser que les dômes dont il est question dans ce le voyage de Pausanias étaient construits d'après le même « système que le Trésor d'Atrée. Cependant, Aristote parle des « clefs de voûte qui soutiennent la construction par la résistance « qu'elles opposent de toutes parts.
« Quoi qu'il en soit, que les Grecs aient construit ou non € de véritables voûtes, les monuments de l'Egypte établissent « la haute antiquité de ce mode de construction, et c'est sans « doute à un respect exagéré pour les formes consacrées qu'il « faut attribuer le peu d'influence qu'il a exercé sur l'archi- « lecture des deux peuples. »
De tout ce qui précède, on peut sans invraisemblance conclure que les ponts en maçonnerie ont peut-être existé à dés dates très reculées, bien qu'il n'en reste plus de vestiges, les ouvrages de ce genre ne pouvant avoir une très longue durée qu'à condition d'être Tobjet d'un entrelien constant et de restaurations successives plus ou moins importantes.
Les ponts les plus anciens parvenus jusqu'à nous sont les ponts de Rome, m^is aucun d'eux n'est resté absolument intact ; s'il est permis d'en reconstituer toutes les dispositions primitives, c'est parce qu'on y a exécuté à diverses dates des travaux de restauration et de consolidation, grâce auxquels de
i6 CHAPITRE PREMIER — HISTORIQUE
notables partie* en sont restées debout jusqu'à l'époque actuelle.