AVANT L*ÉPOQUE ROMAINE
sur les autres; les assises successives ne sont pas dirigées aor* malement à Tintrados ; elles sont posées horizoulalement. Même disposition se volt encore à Thèbes, dans le temple d'Ammon-Ra, dont la construction ne parait pas postérieure à Tan 1756 avant J.~C. L'une des galeries inlérieures de la grande pyramide de Ghizé est couverte par huit assises de pierres posées en encorbellement de manière à présenter Taspect d'une voûte ogivale. Dans le mur de construction cyclopéenne qui entoure Tacropolis de la citépélasgique d'Arpino*,on voit une porte en forme d'ogive, construite également par assises horizontales. Une disposition analogue se retrouve à Tiryathe et elle a même origine. On pourrait citer encore quelques antiques monuments de l'Asie Mineure et ces mystérieuses cons- Iruetions de la Sardaigne, qui sont connues sous le nom de Nur*Hag et appartiennent suivant toute apparence aux Phéniciens ou aux Tyrrhènes. Enfin, on a découvert en Grèce un certain nombre de monuments fort curieux, qui remontent aux temps héroïques et qui paraissent être les trésors dans lesquels les princes de cette époque renfermaient leurs richesses. Ils sont souterrains, de forme circulaire et couverts par des voûtes exécutées dans le même système que celles dont il vient d'être parlé. »
Parmi ces derniers monuments ou Trésors, dont les ruines subsistent encore et permettent d'en reconnaître toutes les dispositions, le plus remarquable assurément est celui situé près de TAcropolis de Mycènes et désigné sous le nom de « Trésor des Atrides » .
Abel Blouet, architecte attaché à l'expédition scientifique de Morée, en a publié des dessins^ diaprés lesquels nous donnons le plan et la coupe qui suivent.
L'antiquité de ces ruines ne peut être contestée. Pausanias, qui les a visitées au second siècle de notre ère, en parle en termes donnant à penser qu'elles étaient, dès cette époque, telles qu'on les voit aujourd'hui et les mentionne comme « des
i. La bibliothèque Mazarine, à Paris, possède une collection du plus haut inlérèt de modèles de la plupart de ces constructions cyclopéennes. 2. Expédition d: Marée; Firmin Didot, Paris 1833.
ÎO CHAPITRE PREMIKR — HISTORIQIE
chambres eoutorraines où l'un disait qu'Atrée et ses fïls cachaient leurs tréaora. » '
La destruction de Mycënes no remonte, il est vrai, qu'à 468 ans avant J.-C; mais, au milieu de ses ruines, le Trésor des Atridos offre un caractère tout particulier, lo distinguant des autres monumenis el lui assignant une bien plus grande antiquité. C'est ce qui en avait fait attribuer par Pausanias la construction aux Cyclopes, c'est-à-dire à une époque bien antérieure à la civilisation grecque.
La figure suivante en rr^présente le plan.
L'ensemble de la construction occupe un espace d'environ 4.1 métros de long sur ttS mètres de large, et se compose d'une galerie A de 20 mètres sur 6',25 aboutissant à un passage plus étroit, à rcxirémilé duquel se Irouve la grande salle circulaire