‹ Ponts en maçonnerieChapitre 103 sur 133 · I II - CALCUL DE LA CHARGE · texte numérisé non relu

I II - CALCUL DE LA CHARGE

au moment du ragréement définitif les redans provenant du chevauchement des briques les unes sur les autres. On pourrait cependant éviter cette sujétion en faisant usage de briques spéciales, dont la forme serait celle d'un parallélogramme au lieu d'un rectangle.

Malgré tout Tintérèt qu'offre l'étude de ces divers systèmes, on comprend qu'il ne saurait être question de l'appliquer à la construction des grands ponts en maçonnerie, non pas seulement à cause des difficultés pratiques auxquelles ils donneraient lieu, mais parce que la division d'une voûte de grande ouverture en tranches d'aussi faible épaisseur et l'imperfection de la pose des voussoirs constitueraient des conditions très défavorables au point de vue de la stabilité.

Après avoir recherché quelles sont les pressions transmises par une voûte à son cintre, il est nécessaii*e de calculer quelle est la charge que supporte en particulier chaque ferme de ce. cintre par unité de longueur horizontale.

Soient A l'écartemeht de deux fermes consécutives et p la limite supérieure de la charge par unité de longueur horizontale, portée par une ferme en un point défini par l'angle « que fait avec la verticale le rayon de l'intrados aboutissant à'ce point.

En conservant les mêmes notations que précédemment on a pour le calcul de p les formules suivantes :

|o Pour les valeurs de a comprises entre 0 et 48^

^ \ 2p/cosa

ou approximativement :

2® Pour les valeurs de a comprises entre 4S<^ et 90®

|)=G'A = ffAcfl+^)-T^ ^ \ 2o/ sin «

ou approximativement :

La coupe transversale de la voûte fait connsdtre l'épaisseur

ce

c et au besoin et -: — . Quant au poids w du mètre cube de

cos a sintt *

maçonnerie^ on peut le déduire d'expériences directes ou recourir au besoin aux renseignements pratiques contenus dans le Tome I (page 335 et suivantes).

On sera donc toujours à même de. calculer les valeurs Aep pour un certain nombre de points choisis sur la circonférence de la ferme, puis, si on le juge utile, de construire la emirbe igurative de cette limite de charge en prenant pour abscisses les valmirsâe x» depuis 0 jusqu'à 90^, et pour ordonnées les valeurs de p correspondantes.

Dans tout ce qui va suivre, concernant le Galcul des diverses pièces des cintres, on supposera toujours que cette courbe représentative des pressions a été préalablement construite, et qu*elle fournit de suite la valeur de p pour un point quelconque de rintrados. De cette charge p on déduira naturellement la charge verticale p^ et la charge normale p", par unité de longueur mesurée^ pour 1 une et pour l'autre, sur rintrados. Ces charges seront données par les relations :

p" = p' cos « = p cos ' «.

Page 1