‹ Ponts en maçonnerieChapitre 50 sur 133 · I VI — OUVRAGES DE PROTECTION DES P'ONDATIONS · texte numérisé non relu

I VI — OUVRAGES DE PROTECTION DES P'ONDATIONS

douelle conlinue à rexlérieur, et cela joint au plus fort équarrissage des bois occasionnerait sans doute une assez forte augmentation de dépense ; mais il y aurait encore économie à procéder ainsi, au lieu d'employer des enrochements qu'il faut ensuite presque chaque année renouveler en plus ou moins grande partie. r

Dans les deux cas précédents, la partie toujours immergée d'une pile n'aurait pas, de cette façon, une section transversale beaucoup plus forte que la partie située au-dessus et le résultat, au point de vue du libre écoulement des eaux, serait à coup sûr infiniment plus satisfaisant.

Lorsqu'on fonde au moyen de batardeaux, les premières assises de maçonnerie étant directement établies sur le terrain solide et inaffouillable, il ne doit y avoir aucun motif d'entourer une pile d'enrochements lorsqu'elle est terminée, et toute éventualité d'avarie ultérieure serait certainement écartée en employant en parement, pour toute la partie im^ mergée, de la pierre de taille ou de très forts matériaux hour^ dés en mortier de ciment ; il suffirait, pour tout ouvrage de défense, de disposer à lamont et à Taval des estacades, nécessaires seulement sur les rivières navigables et sur celles qui sont sujettes à de fortes débâcles de glaces.

1/ emploi An Caissoji'bcUardeati divisible et mobile devraLÏt^ dans la plupart des circonstances, permettre, de même, pour les fondations de peu de profondeur, de prolonger les culées et les piles jusqu'au sol résistant et inaffouillable, sans autre augmentation de section que celle résultant du fruit donné aux parements. Lorsque c'est à de grandes profondeurs que l'on a affaire, Tusage des appareils tubulaires ou autres, fonc^ tionnanl à l'air comprimé, comporte également rétablissement des fondations dans des conditions telles, à fort peu d'exceptions près, que Taddition d'enrochements sur leur pourtour extérieur devient inutile.

Dans tous les cas, si des enrochements, pour quelque cause que ce soit, étaient jugés indispensables, au lieu de les former de blocs irréguliers formant des massifs sans cohésion, il y aurait un incontestable avantage à y employer soit de fortes pierres de taille brutes, simplement dégrossies sur leurs faces

principales, comme nous l'avons vu pour le pont de Taras- . con, soit des blocs artiliciels de béton, et d'en former, en y employant des scaphandriers, une sorte de socle inattaquable, composé de quelques assises seulement, qui sans tenir beaucoup de place résisterait bieu mieux et protégerait plus efficatement les fondations que des enrochements ordinaires.

Mais ilest descirconstanccsoùaucunedeces dispositions ne serait applicable et od il devient nécessaire d'aviser à d'autres moyens, comme, par exemple, lorsque le lit de la rivibre étant aSTouillable jusqu'à des profondeurs presque illimitées, les fondations ont été établies sur des pilotis dont la pointe ne porte pas sur un fond solide, et qui n'offrent d'autre résistance que celle provenant dufrottement de leur surface contre leterrain ambiant.

Il faut, à tout prix, dans ces conditions, sinon supprimer entièrement les affou)Uemenls,ce qui est impossible, du moins les reporter à une distance telle des fondations, qu'ils cessent d'être dangereux.

Les radiers généraux dont il a été question comme procédé de fondation peuvent être considérés aussi comme ouvrages de défense, et l'cfTet en a été parfois trfes satisfaisant, notamment dans le lit sableux de l'Allier, aux abords du pont de Moulins.

L'important, lorsqu'on y a recours, est de leur donner une largeur suffisante pourque lesaffouillements, dont ils n'empêchent par la formation et qu'ils ne font que déplacer, soient éloignés des culées et des piles, & une distance telle que cellesci se trouvent parfaitement protégées.

En Hollande, on a obtenu d'excellents résultats d'une disposition toute spéciale, susceptible d'être imitée ailleurs dans les terrains vaseux. C'est la suivante :

Au moyen de fascines de 0,125 environ de diamètre, composées de branches llexibles de saule, de peuplier, d'aulne, de coudrier ou autres bois analogues, reliées en long, bout à

\tntil. nn a (nrmû iin(< nromiii.rp «Arie Ap saiinisAons esnanés de

Page 1