‹ Ponts en maçonnerieChapitre 63 sur 133 · VOUTES · texte numérisé non relu

VOUTES

Nous donnons du reslc plus loin 1c dessin de ce pont, destiné, ainsi que le pont Antoinette, constrtiil par les mêmes ingt^nicurs, à prendre rang parmi les plus remarquables exécutés en France pendant ces dernières années.

Au pont Antoinette, l'archivolte est unie et entourée d'un simple fîlet saillant d'épaisseur variable.

Le dessin ci-dessous représente, comme pour le pont de Lavaur, une coupe perspective' ombrée où figurent également le

Dcidil de 1.1 coupe ro travers à h clef

couronnement et le parapet. L'ensemble du profil est excellent et témoigne du soin avec lequel tous les détails en ont été étu-

1. Ce dessin est emprunté i la planche 38 du mémoire déjà elle da M. Séjourné,

388 CH. IJI — r

diég par des ingéni d'architecture.

Lorsque l'appar corder les joints sitions varient r riaux employés.

Les dessins p des piles et sur centes, notamn pont du Val-Be aile, page 337, de ce genre. Lt la seule, vient clef les joints < les des tympa faut abattre p dessin régulif la courbe d'e

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I 11 — VOUtÉS

ainsi notainmeni que Perronel a disposé les tètes du pont de la Concorde et du pont de Sainte-Maxence^ dont il a été souvent question, composé d'arches de 23" 40 d'ouverture et de 2"" 02 de montée, et de plusieurs autres ponts analogues. Cette solution est du reste assez pratique pour les arches de très faible montée avec bandeaux tangents à Textrados, et elle simplifie la taille des voussoirs, en supprimant complètement les assises horizontales des tympans. '

Elle est appliquée quelquefois à des arches on anse de pa* nier, mais seulement lorsque celles-ci sont accompagnées de confies de vaches et se terminent, en fait, par des tètes en arc de cercle très surbaissé.

Au pont de Kelwiu dont le dessin de la page 335 représente une culée, Farchet ménagé dans celle-ci, bien qu^il soit en plein cintre, est composé de voussoirs prolongés, comme ceux dont nous venons de parler, jusqu'aux limites des tym:pans ; mais c'est là une disposition très irrationnelle pour une voûte semblable, et elle n'est que fort rarement appliquée.

Pour quelques ponts les voussoirs des tètes ont été taillés de façon à former archivolte, en présentant une platebande unie et saillante de largeur uniforme, mais, en n>ème temps, les joints sont prolongés au-delà de la courbe d'extrados pour se raccorder suivant un appareil à redans avec les assises ho* rizontales des tympans.

L'utilité de cette combinaison, qu'on trouve déjà appliquée au pont Œlius (page 35), datant de l'an 138 de notre ère, ne se comprend pas très bien. Elle a pour effet sans doute de mieux asseoir sur les voussoirs la maçonnerie des tympans, mais cela ne saurait compenser la sujétion onéreuse de donner à une partie des pierres des tètes une longueur exagérée;

En résumé, la disposition la plus rationnelle consiste à indi* quer à l'extérieur la forme et l'épaisseur des voûtes au moyen d'archivoltes, avec appareil indépendant de celui des assises des tympans.

Dans la plupart des cas, les archivoltes ne sont que de sim-

1. Ce même appareil était prévu parPerronet pour un grand pont mo Dumeotal dont il avait été appelé à dresser le projet pour St-Pétersbourg et dont Morandière a donné le dessin (pi, 57).

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pies platebandcs unies, soit de largeur uniforme soit de largeur plus grande aux naissances qu'à la clef, comme les voûtes elles-mêmes.

S*il s'agit d'un ouvrage comportant, par sa situation et son importance, une certaine ornementation, à la plalebande unie on substitue un profil d*archivolte soit avec filet seulement, soit avec filet et doucine et plusieurs platebandes successives, soit même avec moulures plus recherchées ; pourvu qu'on ne se départisse pas d'une sobriélé toujours nécessaire pour de semblables ouvrages, l'effet obtenu ne manquera jamais d'être satisfaisant.

A Mftul de moulures concentriques, on peut composer les têtes de roùÊÊtf à» ^oiusoirs taillés en refends et bossages : mais, sans contester la Himr apparence donnée de cette façon à certains ouvrages, nous rmyiMM qu'à dépense égale de taille des archivoltes ordinaires, même av«epvofil très simple, auraient été préférables.

Enfin, pour certaines voûtes, l'appareil à redans est nat»^ rellement indiqué. Mais il faut, dans ce cas, accuser nettement les formes et les limites des voussoirs en leur donnant quelques centimètres de saillie sur le nu des tympans ; sinon, quelque habileté qu'on y mette et quelque aspect satisfaisant qu'on obtienne sur le papier, on ne parviendra jamais au point de vue ornemental à faire œuvre d'art.

Les dessins de culées et de piles que nous avons donnés représentant, en général, des amorces des arches adjacentes, suffiront pour montrer comment s'agence, suivant les diffé* rents cas, le raccordement des voûtes vers les naissances avec les maçonneries sur lesquelles elles viennent s'appuyer. Le point essentiel, c'est, que la liaison soit parfaite entre la maçonnerie de la voûte et celle des massifs qui la portent, et l'on a soin de la rendre apparente à l'extérieur par la façon dont les joints se correspondent et se raccordent. Lorsque la douelle, comme cela se présente fréquemment pour les voûtes en plein cintre et les voûtes elliptiques, esttangente vers les naissances au parement des culées et des piles, quelque diffi-^ culte se rencontre pour relier la piaçonncric de la voûte à

celle des avant et arrière-becs, mais il faut toujours la résoudre de façon que les pierres employées présentent, au moyen des évidements et de la taille nécessaire, les formes voulues pour établir une liaison complète au point de rencontre. En d*autres termes, il ne doit jamais y avoir de joints conlinus dans les angles rentrants formés par les plans des tètes des voûtes avec les parements latéraux des avant et arrière-becs ; il faut que les pierres s enchevêtrent d'assise en assise, pour assurer une solidarité complète entre les deux sortes âe mm^. çonnerie.

Cette sujétion n'existe pas pour les ponts où les naissances des voûtes peuvent être placées au sommet des piles, comme cela a lieu avec les arches en arc de cercle surbaissées, et les arches, quelle que soit leur forme, des viaducs de grande hauteur ; dans ce cas il suffit de terminer les piles par une assise de pierre de taille dont la face destinée à recevoir la retombée de la voûte est taillée suivant un plan passant par le centre de courbure ou Taxe de celle-ci,* et disposé pour coïncider exactement avec le plan de joint du premier cours de voussoirs.

Plusieurs exemples de cette disposition figurent sur les des* sins donnés au cours du présent chapitre.

n est sans doute inutile de faire observer que tout ce qui précède concernant seulement les têtes de voûtes, telles qu'elles figurent dans l'élévation d'un pont, les obser\'ations qu'on vient de présenter s'appliquent aussi bien aux ponts biais qu'aux ponts droits.

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