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M^me volume, page

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une pierre de taille pénétrant d'au moins l"" dans les murs de tètô avec saillie d'environ 0°* 05 seulement sur le parement de ces derniers. Les bahuts de Tancien pont ont été utilisés pour cet objet. L'extrémité inférieure de chaque jambe de force est fixée au moyen de 4 boulons sur une plaque de fonte scellée elle-même sur une pierre de taille traversant, de part en part, les murs de tète et reliée à celle qui supporte la poutre supérieure au moyen d'un étrier à boulons, permettant de les rendre parfaitement solidaires Tune de l'autre et d'en empêcher tout déversement ; des tirants en fer lon< gitudinaux noyés dans une couche de béton complètent la stabilité en rendant tout mouvement de rotation des jambes de force impossible autour de leurs lignes d'appui.

Les voûtes inférieures en briques figurées sur Télévation correspondent à des reprises faites dans la vieille maçonnerie et que Ton a disposées de cette sorte pour faire porter tout le poids de rencorbellement sur les pierres de scellement des jambes de force.

La dépense s'est élevée à 246 francs par mètre linéaire ou k 136 francs par mètre superficiel d'élargissement réalisé.

Ces explications et les dessins ci-dessus feront exactement comprendre, dans tous ses détails, le travail exécuté et nous dispenseront de nous arrêter à d'autres opérations analogues. Plusieurs ponts, en effet, ont été élargis de cette même façon, toujours avec succès, mais assurément sans que Ton ait rien ajouté au mérite des anciens ouvrages et peut-être ne gagne* rait-on pas beaucoup, sous ce rapport, en substituant aux formes tout à fait rudimentaires des consoles et jambes de force du pont de Saint-Ambroix des profils étudiés avec plus de recherche.

Au pont de Glerval, sur le Doubs, un élargissement d'importance à peu près égale à celui des ponts précédents a été obtenu au moyen d'une corniche en pierre de taille^ disposée comme le montrent les dessins suivants comportant comme résultat un effet moins défectueux. La largeur du pont n'était que de 4"^ 36 en tout, tandis qu'après l'élargissement on a pu donner 4"» 70 à la chaussée seule, et avoir en outre des trottoirs de 0"90 avec garages au-dessus des piles d'amont, comme on le voit sur la coupe.

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La dépense, pour une superficie d'élai^issemenl de liS^^GO, a été de 23,800 fr. , soit eu moyenne 463 fr. par raëtre carré.

"^ita^r^. /fautif f.la^ .tHi/7i.

PODt de Clerval, but le Doubs.

Pour des élargissements un peu moindres, une disposition analog^ue à celle que nous avons appliquéeà la construction du pont des Andelys, dont il a été précédemment question, pourrait très bien suffire. Elle comporte en effet, en remplaçant le parapet en briques par un garde-corps métallique, une saillie de O^SO par rapport au parement esténeur des murs de tympans, et pour d'anciens ponts comme ceux de Clerval el de Saint-Ambroix, ayant des parapets en pierre de taille de O*" 40 à 0" oO d'épaisseur, on obtiendrait en tout par la suppression de ces derniers bien près d'un mètre de largeur supplémentaire de chaque cMé.

La coupe suivante montre comment la stabilité de semblables parapets est obtenue lorsqu'ils sont exécutés en briques. Elle est due à la disposition des crampons reliant entr'elles et à la maçonnerie des tètes, non seulement les pierres formant modillons, mais encore celles disposéesdansTintervalle de ces derniers et les dalles supérieures de recouvrement. En outre de

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ces crampons, de grandes liges de scellement verticales sont logées dans la partie pleine de l'appareil de briques et reliées longitudinalement, suivant l'axe du parapet,par des lisses continues allant de bout en bout jusqu'aux extrémités du pont où elles sont solidement scellées dans les dés de pierre de taille des culées. De cette façon l'on a obtenu, à l'intérieur du parapet de briques, un véritable garde-corps métallique dont toutes les parties se trouvent noyées dans la maçonnerie et acquièrent par cela même, malgré leur grand espacemcat, une extrême rigidité.

Ans ponts des Andelys et de Courcclles, sur la Seine, des parapets ainsi dispos£s,et exécutés depuis une quinzaine d'années, se sont maintenus jusqu'à ce jour sans éprouver la moindre déformation.

Dans quelques circonstances, surtout à l'intérieur des grandes villes, de véritables ponts métalliques, comme cela a eu lieu pour le pont de la Tournelle à Paris, ont été accolés à l'amont et à l'aval à l'ancien pont en maçonnerie, soit en prenant des points d'appui sur les anciennes culées et les anciennes piles, lorsque c'était possible, soit en exécutant pour cela de nouvelles maçonneries sur fondations spéciales. C'est là un moyen extrême que des nécessités impérieuses peuvent seules justifier, elles travaux à faire sont d'ailleurs du domaine de la

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conslruclion des ponts métalliques plutôt que des ponts eu maçonueriâ.

En résumé, lorsque les ancieiines maçonneries destympans sont en parfait état de conservation et capables de porter un encorbellement à forte saillie, une simple mddiiîcation du couronnement du pont, avec addition de consoles en pierre de taille ou en métal et de voûtes en briques ou dalles par dessus, doit presque toujours suffire pour réaliser l'élargissement nécessaire. Sous ce rapport les dispositions adoptées pour beaucoup de ponts de construction récente, 0(1 des considérations d'économie ont obligé à donner la moindre largeur possible entre les têtes tout en ayant pour la chaussée et les trottoirs des dimensions suffisantes, peuvent fournir les plus utiles indica* tiens, comme le montre le dessin suivant représentant un type excellent de cette disposition.

Il en est de même de beaucoup de passages inférieurs et de viaducs eséculés pour l'établissement des cliemins de fer

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et sur lesquels on a niéDagé, de distance en distance, des garages pour le personnel de la voie ; ces garages formaot saillie sur les têtes des ouvrages, et supportés soit par de grandes consoles soit par des sortes de eu la -de-lampe, offrent d'excellents modèles d'élargissement.

Si ces moyens ne suffisent pas, il faut recourir soit aux consoles métalliques employées comme au pont de Saint- Ambroix, soit à des arcs ou à des poutres longitudinales posées sur la saillie des avants et arrière-becs et sur les culées, et soutenant à la façon des ponts métalliques un tablier dont la largeur vient augmenter d'autant, de chaque cMé, celle de l'ancien pont.

Nous ajoutons qu'en raison de la faible largeur des anciens ponts pour lesquels des travaux de ce genre sont reconnus indispensables, mieux vaudrait peut-être le plus souvent, an lieu de consoles scellées séparément sur chaque tête, employer de grandes poutres transversales noyées au-dessous de la chaussée et traversant le pont de part en part, pour faire sur chaque tète la sailUe jugée nécessaife. Si cette saillie était très grande, rien n'empêcherait de soutenir en-dessous les poutres au moyen de consoles de pierre ou de métal à la manière ordinaire; mais de cette façon on aurait dans tous les cas de bien plus puissants moyens d'assurer la parfaite solidité de l'élargissement. S'il s'agissait surtout d'étendre la voie charretière jusqu'à une certaine distance en dehors du parement des tympans, cette disposition mériterait une plus grande confiance que toute autre.

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