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INTRODUCTION. XXIX

une application de plus en plus fréquente de ses formules au calcul des ouvrages en métal, el cette substitution d'une méthode exacte et sûre aux règles empiriques suivies dans le début a permis d'accroître la stabilité des ouvrages tout en réduisant le poids du métal. On admet aujourd'hui que, pour obtenir le maximum de sécurité avec le minimum de dépenses, il convient de faire le calcul exact de toutes les pièces qui entrent dans la composition des ponts métalliques, et Ton ne se contente plus de reproduire servilement les ouvrages existants, sauf pour les petites ouvertures où Ton gagnerait peu de chose sur la dépense totale par une réduction sur le poids du métal, tandis qu'il importe, au point de vue de l'économie, de reproduire les types consacrés par l'usage, dont la fabrication se fait couramment.

Le rôle d'un ingénieur chargé de dresser le projet d'un pont métallique comporte les trois séries d'opérations suivantes : T il a d'abord à choisir le type d'ouvrage le plus convenable dans le cas particulier dont il s'agit, à en arrêter les dimensions principales et à en fixer les dispositions générales; 2*^ il doit ensuite effectuer d'une manière complète les calculs de stabilité relatifs aux différents éléments de la construction, de façon à déterminer exactement leurs dimensions et leurs poids; 3o cela fait, il lui reste encore à étudier les détails du pont, notamment les assemblages qui doivent relier les difTérenlcs pièces de l'ossature, et à préparer les dessins d'exécution en tenant compte des sujétions que peuvent entraîner d'une part le travail à l'usine, el de l'autre les nécessités du montage et de la mise en place. Il arrive souvent que ce dernier travail, qui consiste à rendre pratique la réalisation matérielle d'un ouvrage complètement étudié et calculé, est confié aux ingénieurs spécialistes qui dirigent

les ateliers de constructions métalliques, et ont évidemment dans la question une compétence toute particulière. A supposer même que ce travail ait été complètement effectué avant Tadjudication du projet, il est toujours nécessaire que ces ingénieurs le retouchent et le remanient, en préparant les dessins destinés à guider les ouvriers des ateliers ainsi que les monteurs du chantier. Les renseignements nécessaires pour traiter la première et la troisième partie de ce programme soni fournis par des traités de construction, qui donnent avec dessins à Tappui la description des ponts métalliques existants et offrent ainsi des exemples et des modèles pour tous les cas que Ton peut rencontrer, en faisant ressortir les mérites et les défauts des différents types passés en revue. Quant à la seconde partie, elle nous a paru avoir été jusqu'ici laissée un peu de côté dans les ouvrages spéciaux dont il s'agit : les questions qui se rattachent aux méthodes de calcul sont traitées très sommairement, et surtout d'une manière incomplète. Les traités de résistance des inatériaux suppléent à cette lacune, mais ils embrassent un champ très vaste, où le calcul des ponts métalliques ne figure qu'à titre d'application, fort importante k la vérité, d'une science très étendue. Il en résulte que les questions traitées y sont d'habitude envisagées à un point de vue plutôt théorique que pratique, et que Ton s'attache à mettre en relief des méthodes d'investigation et des formules d'une grande généralité, plutôt qu'à fournir des procédés do calcul d'une application facile et des formules présentées de la manière la plus simple A la plus pratique.

Nous nous sommes proposé d'étudier successivement tous les types de ponts classés suivant un ordre logique, on donnant pour chacun une méthode de calcul aussi

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