HP
L'effort normal subi par le bras double MN est : F s — ir. L'effort de compression subi par la corde supérieure est constant d'une extrémité à l'autre et donné par la formule :
n -L^fL — ^)« ic(L*— 4)
On n'emploie plus guère cette poutre qui présente des inconvénients sérieux.
La corde inférieure ne joue aucun râle dans la stabilité de la poutre.
Nous remarquons ici que les anciens ponts suisses en bois construits par les frères Grubenmann (Morandière, Construc^ tian des Ponts j pi. 146) ressemblent beaucoup à des poutres Bollman renversées, qui dériveraient du système Howe.
PONTS HÉTAIXIQUES,
§ IV
POUTRES AMÉRICAINES GOKPLEXES
09* BCMbode de oaiooi. — - Pour le calcnl de ces poutres, le meilleur parti à suivre nous parait être de calculer d'abord la poutre simple principale comme si elle était seule, puis de faire la même opération pour chacune des poutres simples secondaires des divers ordres prise isolément ; après avoir déterminé de la sorte les dimensions des pièces de chaque poutre on opère, s'il y a lieu, la soudure des pièces, appartenant à deux poutres différentes^ dont les axes coïncident. Dans la poutre représentée par la figure i04, on peut augmenter par exemple le bras A B de la section du bras secondaire ab entre A et 6; il n'y aurait rien à changer au contraire au tirant BD de D en ^, puisque le bras c d travaille en sens opposé. Enfin on ajouterait à la section de la portion de corde AD la section de la corde ad. On obtiendrait ainsi la poutre complexe représentée par
la figure 105.
Nous ne donnerons donc pas de formules nouvelles pour
les poutres complexes, et nous nous contenterons d'énumérer les différents types en usage ou susceptibles d'être employés^ on indiquant leur mode de conformation*
Fig. lOa.
rig. 10 s.
03« 9ysté>iULe ysVwanpemm — LeS
figures iU6 et 107 montrent comment on peut intercaler dans chaque maille d'une poutre Warren deux
poutres armées, ou poutres Pralt à deux mailles, suivant que