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CHAP. IV. PONTS SUSPEI^DUS. 281
L'efîçrt subi par le c&ble est toujours une tension, qui al« teint son maximum lorsque la surcharge est complète : le câble travaille alors comme s'il était seul et que Touvrage fût un pont suspendu flexible. Contrairement au cas précédent une surcharge appliquée sur une moitié de la travée exerce une action sur la partie du câble qui correspond à Tautre demî-lravée. ^
Comme dans le cas précédemment étudié, l'entrait et la triangulation ne travaillent que par TeiFet d'une surcharge inégalement répartie : la charge permanente et la surcharge complète n'exercent aucune action sur ces pièces.
Le travail maximum à la compression subi par l'entrait se manifeste également lorsque la surcharge s'étend entre
les limites 2; — ; et a: le travail maximum à l'extension
correspond à la surcharge couvrant le tablier entre les limites
— a et r • Ces deux maxima sont égaux et de signes
contraires. Ils ont pour expressions :
— Sab a* + ib'x %a + x
Cette expression a pour limite supérieure
. ic(a' + ô') ^ 4 a 1/7+ï?
- 86— X 3 -?+&"' Pourar=a;
et pour limite inférieure
» pour i]z=i 0
Ces deux valeurs extrêmes sont sensiblement dans le rap-
port ^' Il en résulte qu'on peut, sans dépenser inutilement beaucoup de métal, donner à l'entrait une section uniforme correspondant à l'effort développé au point d'attache sur la culée.
Si Ton donne de même au câble une section constante d'un bout à l'autre, on voit que le câble et l'entrait doivent être établis do façon à supporter les efforts normaux suivants :
l'ONTS MÉTALUQUES.
Câble
: P=^^i^aKa« + 4ft", tension.
Entrait: Crrrztwa
(a'+y)Ka' + 4&
fi — — t , Qt, » tension ou pression.
Si nous comparons cet ouvrage à celui qui a été étudié au paragraphe I, nou^ voyons que le rapport des efforts maxima subis par rentrait rectiiigne du premier type et l'entrait parabolique du second est, toutes choses égales d'ailleurs, représenté par :
Ce rapport qui a pour valeur 2 lorsque Ton suppose que i« est négligeable devant a*y reste égal à 1,95 lorsque l'on
donne à 6 la valeur j qui, en pratique, est excessive.
On voit que, en substituant à l'entrait rectiiigne un entrait parabolique, on réduit de moitié l'effort normal subi par cette pièce, ce qui peut avoir son importance, dans le cas présent d'une pièce comprimée de grande longueur, et peut justifier, en certains cas, le choix du système à poutres lenticulaires qui d'ailleurs, vu la symétrie de l'entrait et du càble, ne présente guère plus de complication au point de vue des assemblages de la triangulation.
Fig. 179.