DÉSIGNATION
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Poutre à section constante. — La colonne 1 du tableau el les courbes i des figures se rapportent à la poutre à section constante (page 183, flg. 65), dont nous avons reproduit Tépure pour fournir un terme de comparaison.
Poutres de hauteur constante. — Nous admettons, suivant rhabilude, que le travail maximum à la flexion doit atteindre en toutes les sections de l'ouvrage une valeur constante convenue, limite pratique R relative au métal à employer. Soit M la valeur absolue du moment de flexion limite pour une section déterminée (M = — (X+X') ou M = Xh-X''). La poutre satisfait
M/i k la condition représentée par la relation : *-T = const.Le mo-
ment d'inertie varie proportionnellement à M, limite supérieure du moment fléchissant. Pour la travée 2 (colonne 2 du tableau, courbes 2 de la figure 98), nous avons admis que la surcharge p' par mètre courant était négligeable devant la charge permanente p. La valeur de I, et par suite l'épaisseur des platebandes, est donc proportionnelle en tous les points aux ordonnées verticales de la ligne pointillée marquée du signe (2.4). Pour la travée 3 (courbes 3 de la figure, colonne 3 du tableau), nous avons supposé au contraire que p était négligeable devant/)' ; l'épaisseur des platebandes est proportionnelle aux ordonnées de la ligne pointillée marquée du signe (3.5). Les courbes 2 s'ccartent sensiblement des courbes 1, avec augmentation des moments sur Tappui et diminution des moments centraux. Les courbes 3 sont très voisines des courbes i et la coïncidence serait même absolue si Ton n'avait pas forcé un peu les épaisseurs de platebandes de la travée 3 dans le voisinage des appuis (les escaliers de la ligne (3.5) ont une hauteur trop considérable qui conduit à l'emploi d'un excédent de métal) ; d'autre part pour augmenter la clarté de la figure, aux dépens de son exactitude, on a exagéré l'écart existant entre ces courbes. En somme, en passant de la poutre 1 à la poutre 3, on ne modifie que d'une façon insensible les courbes des moments dus soit à la charge, soit à la surcharge variable.
Poutres de hauteur variable. — Dans une poutre de hauteur variable, à section transversale symétrique, le calcul du travail
Clï. m. - POUTRES CONTINUES A SECTION VARIABLE. 281
à Inflexion développé dans les platcbandes s*o(Fectue à Taide de la même formule R= — que pour les poulrçs de hauteur
Fig. 98.
282 POUTRES A TRAVKES SOLIDAIRES.
constante, h élant la hauteur de la section considérée et I son moment d'inerlie, calculé à l'aide d'une formule particulière, tenant compte du non-parallélisme des platebandes, que nous donnons au chapitre suivant (art. 130). L'emploi de cette formule étant admis, si nous convenons, comme précédemment, d'attribuer àR une valeur constante et de relever la valeur absolue du moment fléchissant limite sur Tépure relative à la section constante, nous aurons entre A et I une relation permettant de calculer Tune de ces quantités, lorsqu'on supposera l'autre connue.
Poutres à platebandes cofistanies. — Nous avons d'abord étudié deux poutres (4 et 5), définies par la condition que h varie proportionnellement à M :