‹ Ponts métalliquesChapitre 16 sur 103 · INTRODUCTION. XXXVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXXVII

élé indiquée déjà par différents auteurs ^ exigerait des calculs longs et compliqués. Etant donné le peu d'importance du résultat cherché, on s'en tient toujours à la méthode, moins rigoureuse mais plus pratique, exposée par Bresse.

Nous avons reconnu qu'il était possible de substituer à ces courbes-enveloppes d'autres lignes, d'un tracé facile, coïncidant avec elles dans certains cas limites et s'en écartant toujours très peu, qui fournissent, avec une erreur très faible et toujours j9ar excès, des valeurs des moments fléchissants plus exactes que celles données par la méthode de Bresse, dont les erreurs par défaut sont assez sérieuses. Nous avons donc basé notre méthode de calcul des poutres continues sur la substitution de ces lignes conventionnelles aux courbes-enveloppes exactes des moments fléchissants, dont le tracé est pratiquement inabordable. Cette marche nous paraît présenter sur celle de Bresse les deux avantages suivants : 1** les valeurs obtenues pour les moments fléchissants pèchent toujours par excès et non par défaut, ce qui, au point de vue des règles admises dans le calcul des ouvrages métalliques, constitue une supériorité. De plus, l'erreur absolue commise est généralement plus petite. 2** La préparation des épures de stabilité^ en tant que l'on fait usage du calcul algébrique, est considérablement simplifiée et facilitée, le nombre des formules à établir et à employer étant réduit pour chaque travée à trois, au lieu de sept qu'exige le procédé de Bresse. C'est là, croyonsnous, un résultat très avantageux qui justifie l'adoption de notre méthode.

Nous avons d'ailleurs opéré pour les efforts tranchants comme pour les moments fléchissants, en proposant la substitution aux courbes-enveloppes exactes, qui correspondent aux surcharges les plus défavorables couvrant partiellement certaines travées, de lignes conventionnelles faciles à tracer, qui s'en écartent toujours très peu.

1. Hulewicz.Anmi/es des Ponts et Chaussées, \SS2, 1er semestre; de Lagarde, Annales des Ponts et Cfiaussées, 1885, 2« semestre.

Le calcul des poutres continues à section constante symétriques constitue le sujet du chapitre IL

Bresse a donné le nom de poutres symétriques aux ouvrages dont toutes les travées intermédiaires ont lamême ouvertureL, les travées extrêmes ou de rive ayant aussi toutes deux la même ouverture l, différente de L.

Comme cette disposition est universellement adoptée par les constructeurs, il importe de simplifier autant que possible lu méthode de calcul qui lui convient, puisque dans les applications c'est toujours à celle mélhode que Ton aura recours.

Nous avons mis à profit les résultats des travaux publiés à ce sujet par Bresse, sans en reproduire les démonstrations, en les adaptant à notre méthode de calcul des poutres continues.

Nous croyons: êlre arrivé à indiquer une marche infiniment plus commode et plus rapide que celle donnée par Bresse, qui n est pas très aisée à employer, toutes les fois qu'on ne peut recourir aux tables numériques placées par cet auteur à la fin de son ouvrage.

Yu les changements que nous avons apportés dans la conduite des opérations, dans les notations et dans les unités do moment fléchissant et d'effort tranchant, ces tables numériques ne sont pas utilisables pour l'application de notre méthode. Nous avons cru devoir en conséquence dresser des tables nouvelles permettant d'écrire immédiatement, sans recherches préliminaires, les équations des courbes représentatives des moments fléchissants et des efforts tranchants, ainsi que les formules de la déformation, toutes les fois que le rapport -7 de l'ouverture d'une travée intermédiaire à celle d'une

travée de rive présente une des valeurs portées sur les tables de Bresse.

On pourra en général, à l'aide de ces tables, dresser sans peine les épures de stabilité et établir les formules de déformation pour une poutre continue à étudier, au moins à titre

de première approximation, si le rapports s'dcarte sensiblement d\me des valeurs portées dans les tables*

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