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kg. X l (100)' = 23.000.000 kgm

Or, pour la travée normale, le moment maximum en service sous l'action simultanée de la charge et de la surcharge a pour valeur :

(0,0833 X 4.000 -f- 0,1128 X 3.200) 10.000 =7.510.000 kg.

Le métal serait par suite soumis, pendant le lancement, àuu travail triple du travail maximum normal, ce qui est inadmissible.

On pourra recourir aux mesures suivantes :

V Placer en avant de la pile ou culée, à atteindre par lancement, une charpente en saillie de 10 m., ce qui réduira à 90 m. la distance à parcourir par le porte-à-faux.

2o Réduire à 4.300 kg. le poids par mètre de la poutre à lancer, par la suppression des pièces du tablier jugées inutiles pendant le lancement, et munir l'ouvrage d'un avant-bec de 25 m. de longueur ne pesant que 1.500 k. par mètre.

3*" Enfin, établir des haubans de soutien passant sur un chevalet de 10 m. de hauteur et rattachés à l'arrière de l'avant-bec. Supposons que l'effort de tension F à faire supporter à ces câbles atteigne 120.000 kg.

Le moment maximum au lancement devra être calculé ainsi qu'il suit :

Ce moment ne dépassant guère de plus d'an tiers le moment

CH. II. — CALCUL DES POUTRES SYMKTKlgUES. 2-il

maximum en service (7.Si0.000), on pourra effectuer le lancement en toute sécurité.

En ce qui concerne la triangulation de cet ouvrage, les mesures prises en vue du travail à la flexion donnent un résultat plus que satisfaisant : Teffort tranchant maximum sur l'appui étant en service normal de 50 X (4.600 + 3.200)= 390.000 kg. , Peffort tranchant pendant le lancement sera : 4.300 X 65 + 1.500 X 23 =317.000 kg.

On n'a donc pas en général à se préoccuper de la résistance de celte partie de la poutre. Il faut toutefois remarquer que, pendant le lancement, chaque point de la platebande inférieure doit supporter à son tour le poids de rencorbellement, au moment où il passe sur le rouleau de friction placé sur la pile. Lorsque la triangulation est à grandes mailles, il arrive que le poids total est transmis au milieu de la portion de platebande comprise entre deux points d'atlache successifs de la triangulation (fig. 90). Celte portion de platebande travaille alors,

d'une part à la compression simple comme faisant partie de l'ossature du pont, et d'autre part à la flexion comme une poutre isolée supportant en son milieu le poids total de rencorbellement. Or on sait qu'une pièce, compri- Fig. no. mée et fléchie à la fois, est dans des conditions de stabilité détestables.

Ce danger est très réel, car c'est la rupture de la platebande inférieure, soumise à un travail de flexion exagéré, qui a amené récemment la chute du pont de Douarnenez (Voir lo journal «Le Génie civil»,3 janvier 1885). Si l'on ne juge pas à propos d'attribuer à la platebande une section telle qu'elle paisse résister sans difficulté au moment fléchissant maximum

r P^' (P désignant le poids transmis au rouleau de friction et >.

la distance de deux points d'attache successifs de la triangulation sur la platebande), on peut recourir aux dispositions suivantes :

1" On fera reposer la poutre sur la pile par l'intermédiaire d'un certain nombre de galets ((ig. 91) montés sur un appareil à balancier transmettant la charge au milieu de la pile. Lé

itô PorriiKS A THAVKKS mH.IDAIKKS.

nombre et récartemenl des galels doivent être réglés de façon qu'il y en ait toujours au moins un placé sous un point d'attache de la triangulation.

Au second lancement du ponl de la Tardes Journal « Lo

Génie civil », 2i janvier 1885), Tapparcil de support comportait 12 galets, soit 6 sous chacune des platebandes jumelles constituant la membrure inférieure de chaque poutre. Ces galets étaient partagés en trois groupes de quatre, dont Fig. 91. rindépendance était assurée au moyeu

de deux articulations transversales, de façon à réaliser Tégale répartition de la charge entre eux. Enfin une troisième articulation transmettait le poids total au milieu de la pile. La longueur de la base d'appui fournie par les galets était de 3,60 ; elle correspondait par suite au moins à deux des points d'attache du treillis sur la membrure, dont Pécartement était de 2 m. 35 seulement. Les dimensions principales du pont sont d'ailleurs les suivantes :

Ouverture des travées de rive, 74 m. ; Ouverture de la travée centrale 104 m. 50 (entre les milieux des piles) ; Hauteur de la poutre, 8 m. 80.

Le treillis est sextuple, c'est-à-dire comprend six triangulations simples à barres inclinées de 45"* sur l'horizontale.

Pour le pont de Cubzac, sur la Dordogne, on a employé un appareil à galets analogue, avec un perfectionnement con<^ sistantdans Tusage de deux articulations rectangulaires. Tune transversale et l'autre longitudinale. De celte façon la charge était ramenée exactement au centre de la pile, et chaque paire de galels montés sur un seul essieu pouvait osciller de manîëre à maintenir chacun d'eux en contact avec la membrure inférieure, même dans le cas où les platebandes jumelles n'auraient pas été rigoureusement dans un plan horizontal. On était donc assuré que la charge se répartirait également, non pas seulement entre les diiïérents systèmes de deux galets accolés, comme pour le pont de la Tardes, mais encore entre les deux galets de chaque paire»

OH. H. -- CALCUL DES POCTRKS SYMÉTRIQUES. 2i3

2** On peut à la rigueur renforcer temporairement la platebande inférieure de la poutre, en intercalant dans une maille de la triangulation des pièces provisoire» en bois ou en fer constituant avec cette plalebande une sorte de poutre Fink,

entre deux points d'attache successifs de Tâmc Cette disposition pourrait permettre de consolider la poutre pendant le lancement et d'éviter un accident, dans le cas où l'appareil de support à galets ne remplirait pas les con- Fig. 92. ditions voulues, et où Ton ne serait pas en

mesure de le remplacer ou de le modifier en temps utile

(fig. 92).

Effets du vmt. — Au point de vue de la résistance au vent,

un pont formé de deux poutres verticales doit être regardé comme se composant de deux poutres horizontales, ayant pour membrures Tune les deux platebandes supérieures et l'autre les deux platebandes inférieures, dont la triangulation serait constituée par les pièces de contreventemcnt. On établirait répure de stabilité de rouvi:age ainsi défini comme pour la charge et la surcharge.

Soit S la pression totale par mètre courant exercée par lèvent sur une poutre ; on sait la calculer (Tome I des Ponts Métalliques^ page 70). Le moment et l'effort tranchant développé dans la section d'appui d'une travée normale d'ouverture L sont représentés comme il suit :

Pendant le lancement, si l'on suppose que le vent soit continu et régulier, le moment et l'effort tranchant développés sur la section d*appui seraient respectivement :

X' = — 0,5 Sa^ ot y '^ S).

Au moment où la travée va atteindre son second appui, X=/: V est le double de V et X' six fois plus grand que X.

Mais si Ton suppose que le vent agisse par rafales, en faisant osciller horizontalement Tavant-bec du pont, les valeurs de X' et de V se trouveront doublées par suite de Paction dynamique exercée sur Touvrage : on devra donc, pendant le lance<»

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