CHAP. VI. — PILES MÉTALLIQUES
losange ayant ses sommets dans les plans verticaux de* symétrie. Si à une conetrucLion ainsi disposée on ajoute un montant passant à l'extérieur du losange, ce monlant travaillera plus que les autres, et sera par conséquent exposé à se rompre avant eux ; s'il passe à l'intérieur du losange, il travail* lera moins, et le mêlai sera mal utilisé.
Fig. 210. Fig. 817.
Cette condition est remplie par les piles à quatre montants dont la coupe horizonlale est un rectangle à côtés parallèles aux a?ies LL' et TT, dont les sommets correspondent aux montants. Ce rectangle est en clîct toujours inscriplible dans un losange à diamètres parallèles à LL' elTT. Celte disposition est la plus usitée par les constructeurs, et nous jugeons superflu de citer les innombrables ponts auxquels elle a élé appliquée.
M. de Nordiing a construit, pour les viaducs du réseau central d'Orléans, un certain nombre de piles dont la base, comportant buit montants, a une section octogonale également rationnelle, les biiits sommets étant placés sur les c6tés d'un losange(fig. 217) : viaducs de la Gère, de la Bouble, de Rouzat, etc.
A litre de dispositions vicieuses, nous citerons :
1° Les piles du viaduc de Busscnu d'Abun, dont les montants, au nombre de huit, sont placés sur deux files parallèles & l'axe TT' et par suite ne sont pas sur le périmètre d'un losange (flg. 219).
2° Les piles du viaduc de Crumiin, en Angleterre (fig. 220). Ce type, qui comporte quatorze montants, est 1res critiquable. On peut classer les montants, d'après la fatigue que subit le
métal dans les circonstances dts plus défavorables, comme il suit: montants les plus exposés, losange extérieur: aa a'a' ; montants moyennement chargés, losanges intermédiaires ;
Fig. ai8. — Vladiic de la Gère.
bbb b'b'b\ ce' ; montants les moins chargés, losange intérieur ; dd.