PARTURITION
Pendant les huit ov dix jours avant le part ou parturition, qui devrait avoir lien environ 112 jours après l’accouplement, il faut donner à la truie une ration un peu plus libérale d'aliments producteurs de lait, tels que bouillie de son, avoine concassée, lait écrémé, recoupe, un peu de farine de tourteau, etc., en
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ayant toujours soin de voir qu'il n'y aitaucun signe de constipation, que les intestins sons tout à fait relâchés.
Il importe que la personne qui soigne lies truies soit en bons termes avec chacune de celles-ci; et cela tout particulièrement pendant les quelques semaines avant, pendant et après le part. Par quelques caresses et quelques bontés, quelques douceurs, on peut gagner la confiance de presque toutes les truies, pourvu toutefois qu'on ne s’en soit pas auparavan attiré ia haine.
La parturition doit avoir lieu dans une loge préparée exprès et qui serve de logement à la mère et à sa jeune famille pendant les premières semaines suivantes. Il ne fauv donner qu'une petite quantité de paille hachée ou de balle pour litière; ainsi, il n’y aura pas moyen que les petits se perdent ou s’enchevêtrent et soient ainsi exposés au danger de périr de froid ou de faim, ou écrasés par la truie. Comme protection additionneile, on trouvera extrêmement utile d’avoir, à8 pouces environ au-dessus du plancher, une planche d'environ 8 pouces de largeur fermement fixée, le long du mur, fournissant un espace où les petits p'-sent se réiugier ou être poussés lo -sque la mère se couche par terre.
Généralement parlant, plus on laisse la truie à elle-même pendent la parturation, mieux cela vaut. Si le temps est froid, il est bon d’avoir de Ja paille sèche et propre dans une caisse ou un tonneau, dans lesquels on peut place: es petits à mesure qu'ils naissent, après les avoir d’abord essuyés avce un linge. ‘Si la parturition est lente en temps froid, il est quelquefois à recommander de mettre dans la caisse avec les petits quelques briques ou pierres plates chaudes. Il faut les laisser téter aussitôt que possible après la naissance. .
Peu après la naisance on fait bien de casser à l’aide de petites pinces toute dent aiguë qu'il pourrait y avoir dans la bouche des petits. Cela « ntribuera sensiblement à aplanir les petites difficultés de famille. -
La truie ne manifestera probablement aucun désir de manger pendant les premières 24 heures après le part; mais, si elle paraissait désirer quelque nourriture, on pourrait lui donner une bouillie chaude de son, de recoupe ou de farine d'avoine. Il ne faut rien lui laisser boire de froid avant 24 heures, mais on peut donner fréquemment de petites quantités d’eau chaude. Sa ration, aussitôt qu'elle est à même de profiter de la nourriture, consistera en son, recoïpe, avoine et orge moulues, pois, farine de tourteau, lait écrémé, ete., avec quelques racines ou quelque fourrage vert. Au bout de deux semaines il lui faudra une ration très forte et très nourrissante : mais il faut surveiller les petits de très près pour voir que le lait leur convient. Tout signe de diarrhée ou de constipation coit être le signal d’un changement d'aliments pour la truie. La naturc ‘les aliments consommés par la truie paraît affecter la qualité du lait qu’elle produit et par suite les organes digestifs des petits. La santé des petits est un in lice ex-rt de celle de la mère, et vice versa. On peut sans doute nourrir la truie de manière À lui faire produire trop de lait et faire trop engreisser les porcelets. Cette condition se manifeste assez souvent par ce qu’on appelle ‘‘essoufflement’” (thumps), maladie presque toujours fatale.