LIVRE SCUàMË
moyeif^ pour loi de tarder plus longtemps à s'expliquer. Il se vit obligé de sévir contre le Cas de Conscience par un Mandemest qu'il data (ou peat-être qu'il antidata) du 22 février^ veille du jour même où le Pape lui écrivait, ne voulant point paraître en retard et trop en arrière. Son Ordonnance, quoi qu'il en soit, ne sortit que le 5 man» et ne tut affiebée que le 7.
II y cenâurait la Consultation comme tendante à renouveler les quereller décidées et comme favorisant les équivoques el restrietions mentales. Fidèle d'ailleurs à son système de neutralité ou de bascule, il recommandait fortement la cbarité, même dans le zèle, et donnait quelques eoBseils à Tadreese des impatients, c'est-à-dire des adversaires du CaSy qui, selon lui, étaient sortis des rangs avant l'heure et s'étaient pressés de faire feu sans Torâre du dàet. Ce Maudem«nt eut le sert de presque ) tous les autres actes du môme prélat, c'est-à-dire d'aliéner les Jansénistes sans lui gagner leurs adversaires*.
Cependant les docteurs qui avaient signé se rétracté- \ rent à peu près toos, avec phis ou moins de facilité : ' « On les vit aller en foule, pour défaire ce qu'ils avoient ^ fait, ehez rat chanoine de Notre-Dame, alors attaché au cardinal de Noailles,qui, par une mauvaise plaisanterie, en garda le nom de maître à dessiner {désigner}. » Le seul des quarante qui tint bon jusqu'au bout et qui porta, ( sans varier, k responsabilité de son opinion, le docteur Petitpied, exilé à Beaune par ordre du roi, fut exclu de la Sorbonne à la suite d'une délibération, comme l'avait été Arnauld cinquante ans auparavant. U crut même bientôt qu'il était plus prudent de sortir du royaume, et, se dérobant du lieu de son exil, il alla rejoindre le Père Quesnel en Hollande. De cette expulsion d'un doc-
1. J'emprunte beaucoup dans cet Exposé aux jugements et aux expressions de Daguesseau (Mémoire sur les Affaires de VÉglise de France, au tome XIII des Œuvres).
leur en Sorbonne il ne résulta point les Provinciales pour cette fois, mais Y Histoire du Cas de Conscience en hait volumes , par MM. Pouillou, Louai! , Petitpied , Quesnel et mademoiselle de Joncoux, la nouvelle généi ration janséniste au complet *.
1 . Ce docteur Petitpied (ou Petit-Pied) parait avoir été, d'ailleurs, de sa personne un fort aimable homme , fort affectueux ; c'était un disciple direct de Du Guet, et, dans les dissidences ultérieures, il suivit cette ligne de conduite: il rencontra, de la part des zélés "^du parti, les mêmes contradictions. On l'accusait, parce qu'il montrait quelque modération, de pencher toujours pour le parti le plus faible, de s'être laissé mettre à la tête d'un schisme parmi les Appelants. Cependant M. d'Étemare, l'un de ceux qui lui étaient le plus opposés sur des points de conduite ou de doctrine , ne pouvait s'empêcher de lui rendre justice pour le caractère : « Car qui est-ce qui ne l'aimoit pas? il avoit le talent de se faire aimer de tout le monde. » — Nous connaissons déjà M. Louail, mademoiselle de Joncoux. Quant à M. Fouillou, j'ai à offrir de lui un rortrait vraiment charmant (je suis tout étonné du mot) qui m'est donné par une lettre de M. Vuillart, à la date du samedi 3 juillet 1700; écoutez plutôt :
« Je dois partir aujourd'hui , écrit M. Vuillart , avec un prédicateur qui doit prêcher demain à Port-Royal sur la solennité de la dédicace de leur église. Ces saintes filles m'ont engagé à leur procurer un sermon sur ce sujet. J'ai frappé à diverses portes : on m'en a ouvert deux ou trois ; mais on étoit engagé pour ailleurs. Enfin un ami à qui je m'adressai m'en a fait obtenir un dont on m'a lu une partie , où j'ai vu la matière très -bien choisie , et traitée d'une manière toute lumineuse et toute pleine d'onction. Le premier point sera de la sainteté extérieure du temple de Dieu , et le deuxième de sa sainteté intérieure. Ce n'est partout qu'un précieux tissu de l'Écriture et des Pères. Le prédicateur est un jeune disciple de la vérité qui sait trouver ses délices dans la parole de Dieu et dans les écrits de saint Augustin. Il honore M. Arnauld comme le premier et le plus intelligent disciple que ce grand saint ait eu dans ce siècle. Il est charmé de sa candeur , de sa* droiture de cœur et d'esprit , de sa force de raisonnement, de son désintéressement parfait, de sa simplicité toute aimable. Il regarde le troisième volume de la Morale pratique comme un chef-d'œuvre de raison , et ne croit pas que la raison humaine puisse aller plus loin qu'où on la voit parvenue dans ce livre et dans le traité de VUnité de l'Église , qui est de M. Nicole. Ah ! le bel esprit , Monsieur , que celui de ce jeune disciple que la Vérité s'est acquis et formé I Elle s'en suscite comme bon lui semble et de tout aussi forts qu'il lui plaft. Celui-ci doit aller bien loin s'il a l'inestimable don de la persévérance , comme la sainteté de ses mœurs le peut faire espérer pour lui. Je vois qu'on admire sa Justesse d'esprit, sa pénétration, sa finesse de goût , la fidélité et la capacité de sa mémoire ; car il n'oublie rien , et tout ce qu'il a confié à
M. Eustace, le malencontreux confesseur de Port« Royal, et M. Besson, curé de Magny, proche voisin du monastère, ces deux honnêtes gens un peu trop simples, qui avaient arrangé les articles les plus fâcheux du Cas, en furent aux regrets amers, et on peut dire, à la lettre, aux regrets mortels : M. Besson en mourut de chagrin Tannée même (le 7 avril 1703, jour du Samedi-Saint). M. Eustace comprit trop tard et pleura jusqu'à sa mort les suites de son imprudence. Il continua quelque temp encore ses fonctions de confesseur auprès des religion ses. Mandé un matin chez le lieutenant de police^ M. d'Argenson (10 décembre 1705), il s'effraya^ jugea prudent de s'éclipser, et, après être resté quelque temps ► caché à Paris ou aux environs, il prit le parti de se retirer à l'abbaye d'Orval , où il vécut près de douze ans encore sous \m nom emprunté, inconnu de tous dans la maison, n'ayant de communication qu'avec Tabbé et le prieur , et tout occupé à y laver sa faute devant Dieu dans les larmes d'une austère pénitence.
En même temps que paraissait le Mandement du cardinal de Noailles et le même jour, 5 mars 1703, le roi en son Conseil, sur la proposition du chancelier de Pontchartrain, donna un Arrêt semblable à celui qu'il avait rendu en l'année 1668, à l'occasion de la Paixde l'Église, pour imposer de nouveau un silence absolu et rigoureux aux deux partis. Cet Arrêt était copié mot pour mot sur l'ancien, mais il fut loin d'avoir le même succès.
cette dépositaire ne manque jamais de lai venir au besoin. S'il avoit quelque nom qui le rendjt considérable , ce seroit ici le lieu de le dire ; mais il est de ces gens qui n'ayant nul relief de naissance , comme le célèbre M. Le Tourneur , M. Tiberge et d'autres , ont un mérite qui leur fait acquérir un si grand nom dans la suite de leur vie. M. Le Toumeux étoit d'une trèsr petite famille de Rouen. M. Tiberge est d'une aussi petite famille d'Andeli. Celui-ci, nommé M, FouilloUj est né à peu près de même à La Rochelle
M. Fouillou (malgré le peu de distinction de son nom) réalisait tout à fait l'idéal du jeune et parfait néophyte et disciple en Port- Royal, à cette date du Jansénisme recommençant.
Les débats qui suivirent l'affaire du Cas de Conscience ^ et qui réveillaient toutes les vieilles altercations au sujet des Fonnulaires, provoquèrent la Bulle dite Yineam ■ Dommi Sabaoîh (15 juillet 1705), que le roi se vit obligé ^ de solliciter instamment de Clément XI. Cette Bulle, qui renouvelait et confirmait les anciennes, décidait que le silence respectueux sur les faits condamnés par l'Église ne suffit pas, et elle exigeait qu'en signant on jugeât effectivement le livre de Jansénius infecté d'hérésie. L'Assemblée du Clergé, séante en 1705, s'empressa de la recevoir sur l'invitation du roi. Le cardinal de Noailles, qui avait présidé l'Afesemblée, donna bicntét un Mandement pour publier ladite Bulle , et il mit en tête de ce Mandement ces mots exprès : Contre le Jansénisme.* I C'est la présentation de la Bulle et de l'Ordonnance de / l'archevêque, et le certificat signé qu'on demanda aux 1 religieuses de Port-Royal, qui vont devenir l'accident \ et recueil par où la Coijimunauté a péri.
^ Le Cas de Conscience^ qui avait paru une levée de. boucliers janséniste, avait été aussi, par contre-coup, le signal de nouvelles rigueurs qui s'étendirent à tous les opposants. On remarqua que le docteur Ellies Du Pin , assez peu janséniste en somme * et bien plutôt gallican,
1. Bossuet reprochait an docteur Du Pin, jwur soa Bistoine ecelésittsiiquet d'affaiMir la tradition sur bien desa^rticises, d-aller bien vite et de trancher bien hardiment sur les saiats Pères. En matière de Grâce, Du Pin pensait que la doctrine des Pères latins n'était pas tout à fait la même que celle des Pères grecs. 11 était disciple du docteur de Launoi et avait hérité de ses sentitnents; cela nç menait pas précisément au Jansénisme. *Elt quant aux habitudes de vie, il n'était pas ua rigoriste. & M. Ëllies du Pin, nous dit qiielqu**Hi qui l'a visité, étoit ua savwit homme, et en mèmB lemps un àbké fixct coquet. Le matin il pftlissoit s«r les ii- ▼TOs, et faprès-dkier sur les caa^s^n bonne compagnie de dames. L'endroit où il tenoit sa biMiothèque et son cabiaet à côté étoient d'une propreté merveilleuse. » iHeciml de Littérotwe, 4e PhUe- Sophie et d/ Histoire, paf £t. iocdui , isO^erdam , 1930^)
avait été exilé ii Ghâtellerault avec des marques d'une sévérité toute particulière. On crut, non sans beaucoup d'apparence, que son plus grand crime était d'avoir soutenu plus d'une fois, dans ses écrits, les maximes de la France contre la doctrine des Ultramontains; et le roi voulut tellement se faire un mérite auprès du Pape de l'exil de Du Pin, que, le même jour qu'il l'exila, il envoya un deises gentilshommes ordinaires en faire part au nonce, avec l'ordre de dire que c'était pour faire plaisir au Pape qu^il traitait ainsi ce docteur, lia Pape, dans un Bref adressé au roi en ce temps-là, le remercia expressément de cette relégation de Du Pin, « homme d'une mauvaise doctrine et coupable de plusieurs attentats contre la doctrine du Siège apostolique. » Cet accord de puissances longtemps désunies ne faisait augurer rien de bon pour les résistants.
Un incident considérable, survenu par suite de ces nouvelles rigueurs et des mesures que prit T autorité en divers pays, vint aggraver la situation du parti janséniste. Le 30 mai 1703, le Père Quesnel fut découvert et arrêté à Bruxelles par ordre du roi d'Espagne, à la requête de l'autorité ecclésiastique supérieure, et conduit dansles prisons de l'archevêque de Malines à Bruxelles même. On saisit tous les papiers qu'on trouva chez lui et sa Correspondance. Sur la première nouvelle de celte saisie, Fénelon, sentinelle vigilante à la frontière et très-alerte à intercepter les signaux entre le Jansénisme des Pays-Bas et cehii de France, écrivait à l'abbé de ) Langeron (4 juin 1703) :
c Je commence par vous dire, mon très-cher fils, que M. Robert me mande que, le pénultième de mai, on a surpris à Bruxelles le P^e Gerberon, le Père Quesnel et M. Brigôde, et qu'on les a mis dans la tour de Parchevêché par ordre du roi (d'Espagne), après avoir saisi tous leurs papiers. Il ajoute qu'on avoit dit que M. Queœel s'étoit sauvé par
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UDO porte de derrière, mais qu'il croit qu'il a été pris comme les deux autres. On trouvera apparenmiQAt bien des gens no* tés dans leurs papiers, etilseroit capital qu'on chargeât des gens bien instruits et bien intentionnés d'un tel inventaire. Il faudroit, pour bien faire, y poser un scellé, et faire transporter le tout }l Paris pour examiner les choses à fond. Je conçois, parles choses que M, Robert m'a dites très-souvent, que ces gens-là avoient un commerce très-vif avec les premières têtes de Paris, et qu'ils savoient beaucoup de choses secrètes, mais de source. Il faudroit interroger les domestiques et autres affîdés de la maison où ils ont été pris, pour savoir oîi sont tous leurs papiers; car des gens précautionnés, et accoutumés à l'intrigue, auront, selon toutes les apparences, mis dans quelque autre lieu écarté et de confiance les choses les plus capitales.... Si on peut trouver des gens comme M. Boileau(de l'Archevêché), M. Du Guet et le Père de La Tour, dans les papiers saisis à Bruxelles, il faut les écarter ', et ôter toute ressource de conseil à M. le cardinal de Noailles. >
Fénelon , je l'ai dit, était on ne peut plus alarmé à cette date, en voyant le réveil et les progrès du Jansénisme parmi les jeunes théologiens de son diocèse et des pays environnants. Tout en étant, de près, doux et tolérant pour les personnes, il ne cessait d'écrire à ses amis de Paris, au duc de Beauvilliers , à tout ce qui entourait le duc de Bourgogne, pour leur prêcher une politique sévère sur l'ensemble de la secte. Évidemment la mode y était; il fallait, disait-il, frapper d'autorité les principales têtes pour abattre les chefs du parti ; c'était le seul moyen de décourager les autres : « La mode alors ne sera plus, pour les jeunes gens décidés par la faveur^ de se jeter dans les principes de cette cabale abattue. Enfin cela encourageroit Rome, qui a besoin d'être encouragée. On peut juger de ce que fera ce parti si jamais il se relève, puisqu'il est si hardi et si puissant lors même que le Pape et le roi sont d'accord pour l'écraser. Un
1*. G*est-àHiire les exiler : un euphémisme.
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homme du parti me disoit, il y a trois jours : Ils ont beau enfoncer ;plmils chercheront, plm ils trouveront de gens attachés à la doctrine de saint Aitgmtin; le nombre les étonnera. » A mesure qu'on avançait dans le siècle, Fénelon pensait avec plus de sollicitude au règne possible de son élève chéri, et il se préoccupait des circonstances ; il voyait et redoutait, dans le Jansénisme, un cadre tout trouvé d'opposition politique pour les méconlents ^ Cette ' opposition aurait beau jeu à l'entrée d'un nouveau règne ; — et ce fut bien pis, quand le duc de Bourgogne mort, on n'eut plus qu'une minorité en perspective. Il importait de briser le cadre auparavant, d'en finir du vivant du vieux roi, et de ne pas laisser le parti traîner les choses en longueur jusqu'au moment où au début d'un nouvel ordre, encore mal assuré, et à un changement de système, on aurait trop à faire. Mater le parti dans ses chefs, en même temps que poursuivre et atteindre la doctrine sous tous ses déguisements, c'était le cri du très-clément Fénelon, son Delenda Carthago; envient de l'entendre dans son premier mouvement, dès qu'il apprit Tarrestation du Père Quesnel.
Ces papiers de Quesnel envoyés à Paris et livrés aux^ Jésuites, furent d'un terrible effet et donnèrent bien des armes. « Il s'y trouva force marchandise, dont le parti moliniste sut grandement profiter. » Si autrefois la Correspondance de Jansénius avec Saint-Cyran avait
1 . On mit tous les soins à prémunir le duc de Bourgogne contre la doctrine et la secte janséniste ; on fit tant et si bien que cet héritier présomptif s'avisa de devenir théologien et qu'il composa un Mémoire fait pour être montré au Pape, et dans lequel il avait consigné sa profession de foi sur ces matières. Ce fut un de ses derniers écrits, qu'on trouva parmi les papiers de sa cassette, de telle sorte que son biographe, l'abbé Proyart, a pu dire que, bien loin d'être le protecteur du Jansénisme comme on en avail fait courir le bruii, le petit-filg de Louis XIV « était mort la plume à la main, en le combattant. » Un triste emploi pour un homme destiné à régner I
fesmi mati^è à tâsd de emameniâitefS malieieut et d%tcrinsiiittknfd, ici e'étadt bien «ntre chose. Le Père de La Chaise était tn, mesure de dire, comme il le fit, en montrant une ^ande cassette : < Yoilà tous les mystères d'iniquité du Père Quesnel! nous ayons tous les papiers, tous les mémoires, toutes les lettres, tous les brouillons, jusqu'à leurs chiffres et leur jargon, depuis plus de quarante ans ; et il est étonnant combien il s^y trouve de choses contre le roi et contre l'État *. »
Parmi ces papiers, il en était un qui ne paraîtra que singulier et biiarre : c'était un Projet burlesque, selon lequel les Jansénistes, sous le nom de Disciples de saint . Augustin, auraient proposé, yers 1684, leurs conditions . de paii au comte d'Avaux, lorsque ce négociateur fut ^ chargé de conclure avec les puissances la Trêve de vingt an». La faction Jansénienne aurait demandé à y être comprise et à être traitée sur le pied d'un Souverain '. ' Peut-on croire, un seul moment, qo'une telle pièce ait été sérieuse, et que les Disciples de saint Augustin aient prétendu traiter de puissance à puissance? Prenaientils donc au pied de la lettre ce qu'avait dit d'eux autrefois le plaisant Roquelaure , selon le rapport de Guy Patin : « On dit que M. de Roquelaure a proposé de beaux moyens pour envoyer une grande armée en Italie, savoir, que M. de Liancourt foumiroit vingt mille Jansénistes, M. de Turenne vingt mille Huguenots, et lui, fournira dix mille Athées '. » Accusés sur le Projet de traité, les Jansénistes n'ont pas eu de peine à se défendre. Selon Glémencet et suivant toute vraisemblance , cette
1 . C'est ce que dit aussi et ce que prétend prourer le Père Daniel par les extraits qu'il en a donnés dans sa Lettre à une Dame de qualité (voir au tome III du Becueil de ses divers Ouvrages théologiques y philosophiques , etc.).
2. Je donne pour les curieux cette pièce diplomatique, d'un l«nre à part, dans Y Appendice de ce volume.