‹ Port-Royal au XVIIe siècleChapitre 16 sur 69 · CHAMPAIGNE · texte numérisé non relu

CHAMPAIGNE

CAMUS (Pierre). — 1582-1652. | PI. 65.] Cet évêque de Belley, grand ennemi des moines, a entretenu avec Port-Royal les relations les plus affectueuses. — Le musée de Gand possède un beau portrait de Camus par Philippe de Champaigne; il a été gravé par Morin. CAULET (de). — 1610-1680. [ PI. 66.] Évêque de Pamiers en 1645, François Étienne de Caulet fut un des quatre prélats qui procurèrent la paix à l’Église de France en 1668. Enveloppé dans l'affaire de la Régale, il fut persécuté par Louis XIV.

— On n’a de lui que des portraits gravés sans valeur.

CAUMARTIN (Le Fèvre de). — 1587-1652. [ PI. 76.] Évêque d'Amiens pendant trente-cinq ans, Le Fèvre de Caumartin était ami de Saint-Cyran, dont il célébra solennellement les funérailles, et d'Arnauld, dont il approuva la Fréquente Communion en 1643.

— Un seul portrait gravé, signé Boudan.

Cène (Tableau de la). — [PI 8.] — Ce chef-d'œuvre de Philippe de Champaigne a été peint sans doute lors des grands travaux de l’église de Port-Royal des Champs, en 1682, pour être placé sur l’autel. Une autre Cène, de dimensions plus petites, se trouvait également dans ce monastère, on ne saurait dire où. Toutes deux furent emportées à Port-Royal de Paris en 1710; la grande toile fut placée dans le chœur des Religieuses, l’autre sur l’autel. Après la Révolution, toutes deux sont entrées au Louvre. On a longtemps discuté pour savoir s’il ne se trouve pas des portraits dans la Cène. La chose ne serait pas impossible s’il s'agissait d’autres tableaux (Ze Mariage de la Vierge; la Présentation, ete.). Pour la Cène, il est bien difficile d’admettre qu’on y trouve des portraits, et que Judas soit Antoine Arnauld.

CHAMILLARD (Michel). — 1628-1695. [ PL. 103.] Michel Chamillard, docteur de Sorbonne, fut supérieur de Port-Royallorsdes enlèvements de1664. Ses excès derigueur désespérèrent les religieuses demeurées prisonnières.

— Un seul portrait, gravé par Jollain.

CHAMPAIGNE (J.-B. de). — 1631-1681.[ PI. 69 et 70.] Neveu de l’illustre peintre de Port-Royal, Jean-Baptiste de Champaigne hérita des sentiments de son oncle pour cette maison; il fit un beau portrait d'Arnauld, et légua au monastère une somme de I 500 livres.

— Le portrait de J.-B. de Champaigne a été dessiné ou Le Louvre possède un cuté par Philippe, et le

peint un certain nombre de fois

beau dessin aux deux crayons ex British Museum un dessin de J.-B. lui-même, représentant de profil le peintre et sa femme. A Rotterdam, se trouve un tableau de Philippe de Champaigne sur lequel J.-B. est groupé avec son ami Nicolas de Plate-Montagne. A Versailles est un portrait de J.-B. par Carrey; enfin M. Hallays croit découvrir quelque ressemblance entre J.-B. de Champaigne et le prétendu Perrault qui est au Louvre groupé avec un prétendu Mansart.

CHAMPAIGNE (Philippe de). — 1602-1674. [ PL. 68.] Venu jeune de Bruxelles à Paris, Philippe de Champaigne avait quarante ans lorsqu'il dessina le frontispice de la Fréquente Communion d'Arnauld; c’est ainsi qu'il fut amené, dit-il lui-même, à mettre ses deux filles en pension à Port-Royal. L’une d'elles y mourut presque aussitôt;

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