‹ Port-Royal au XVIIe siècleChapitre 17 sur 69 · CHAMPAIGNE — 5 — CLÉMENT XI · texte numérisé non relu

CHAMPAIGNE — 5 — CLÉMENT XI

c'est peut-être la petite fille aux mains jointes du musée du

Louvre; l’autre s’y fit religieuse. Philippe de Champaigne

a été par excellence le peintre de Port-Royal; il a décoré lPautel, le chapitre, le réfectoire, et c’est à lui qu’on doit

tant de beaux portraits de religieus de confesseurs

solitaires, ornement des musées et des collections particulières.

— Le portrait de Philippe de Champaigne par lui-même a été fait en 1668. Mais le tableau du Louvre, qui est une copie donnée à l'Académie de peinture par le graveur Rousselet, représente un homme beaucoup plus âgé que le tableau du musée de Bruxelles, dont on ne connaît pas la provenance. Une réplique ou une copie du portrait de Champaigne se trouve au musée de Grenoble. On le donne ici d’après une gravure d'Édelinck, qui considérait cette planche, faite en 1676, comme le triomphe de son burin.

CHAMPAIGNE (Sœur de Sainte-Suzanne). — 1636- 1686. [ PI. 37 et 38.]

Catherine de Sainte-Suzanne Champaigne, fille de l’illustre peintre, fut mise en pension à Port-Royal de Paris vers 1648. Elle y fit profession en 1656. Paralysée durant de longs mois, elle fut guérie instantanément en janvier 1662, après une neuvaine de la mère Agnès. On a d'elle des manuscrits calligraphiés qui sont des merveilles, ils témoignent que la guérison avait été parfaite. — Outre l’ex-voto du Louvre, reproduit ici [P1. 12] îl existe de la sœur Suzanne un portrait qui n’a jamais été gravé; il est identique à celui du Louvre, avec cette différence que les mains sont iointes comme dans les portraits de la mère Agnès et de la petite fille en robe bleue du Louvre. Un beau dessin de Philippe de Champaigne, possédé par M. Max Rosenheim, de Londres, et reproduit ici [ PI. 38], représente Catherine âgée de dix ans.

CHANTAL (Jeanne Frémiot de). — 1572-1641. [ PI1.65.] L’illustre fondatrice de l’ordre de la Visitation avait pour la Mère Angélique une amitié très vive, et elle vénérait comme un saint l’abbé de Saint-Cyran prisonnier à Vincennes. Ses relations avec Port-Royal l'ont empêchée d’être béatifiée en 1715, elle ne l’a été qu’en 1751.

— Les portraits gravés de Mme de Chantal sont nombreux; ils semblent tous avoir été faits après sa mort.

CHAPELAIN (Jean). — 1595-1674. [ PI. 78.] Jean Chapelain est appelé par Sainte-Beuve un « janséniste amateur »; il a toujours témoigné beaucoup de sympathie aux Messieur: r autrement eût été de l’ingratitude, car Le Maître de Saci estimait la Pucelle. — On a de Chapelain un très beau portrait, dessiné et gravé par Nanteuil en 1655.

Page 1