‹ Port-Royal au XVIIe siècleChapitre 30 sur 69 · HAMON · texte numérisé non relu

HAMON

— Beaux portraits, dont un appartient à M. le duc de Gramont. La gravure donnée ici est de Godfrey, d’après Harding.

Granges de Port-Royal. | PI. 28.] On désignait sous ce nom, au xvinié siècle, une ferme appartenant à l’abbaye et située sur le plateau qui domine au nord le vallon de Port-Royal. Les solitaires y logeaient, et les Petites Écoles y furent établies. La maison était d’une simplicité rustique; au milieu d’une vaste cour était le puits pour lequel Pascal inventa une machine ingénieuse. L'énorme seau qu'un enfant remontait sans peine est encore dans le grenier des Granges.

GRENET (Claude). — 1605-1684. | PI. 04.] Docteur de Sorbonne et curé de la paroisse Saint-Benoît, Claude Grenet fut quarante ans un des défenseurs d’Arnauld et de Port-Royal. En 1668, il fut nommé supérieur des religieuses, et il conserva quinze ans ces fonctions. Il fut enterré à Port-Royal des Champs.

- Un portrait, gravé par Billette, et de facture médiocre.

GRIMALDI (Jérôme). — 1595 (?)-1685. [ PI. 64.] Gouverneur de Rome, nonce en Allemagne puis en France, cardinal en 1643, et archevêque d'Aix en 1648, Jérôme Grimaldi avait approuvé la Fréquente communion d’Arnauld; il approuva de même la lettre de Pavillon à Louis XIV au sujet du formulaire.

six portraits de valeur médiocre, dont un de Moncornet.

GUÉMÉÈNE (princesse de). — 1608-1685. [ PI. 73.] Anne de Rohan, veuve du prince de Guéméné, est appelée dans le Nécrologe de Port-Royal « particulière amie et bienfaitrice de ce monastère ». Elle s'était mise en 1639 sous la conduite de saint Cyran, qui la dirigeait de Vincennes; elle se fit bâtir un corps de logis à Port- Royal de Paris; enfin elle s’entremit plusieurs fois en faveur des religieuses. Mais l'esprit du monde prit enfin le dessus, et la princesse n’eut point le don de persévérance.

— Les portraits de Mme de Guéméné n’ont pas de valeur. On la représente ici, faute de mieux, d'après Moncornet.

GUÉNÉGAUD (Henri Du Plessis de). —?-1676.[ P1.96.] Le Nécrologe de Port-Royal consacre un article élogieux à cet ancien garde des sceaux qui était, dit-il, « particulièrement attaché à notre maison, et en aimait si fort la solitude, qu'il s’était fait bâtir une chambre dans le corps de logis qui est devant l'Église, à dessein de s’y venir retirer quelquefois ». — Sa veuve, qui mourut en 1677, est également louée comme grande amie du monastère.

— Le portrait qu’on donne ici a été gravé par Nanteuil d’après Philippe de Champaigne.

GUI PATIN, v. PATIN.

HABERT (Isaac). — ?-1668. [ PL. 102.] Avant de devenir évêque de Vabres, Habert était théo-

logal de Notre-Dame de Paris; c’est à ce titre qu'il fit des rmons contre l'Augustinus:; il demeura toute sa vie un

s des plus grands adversaires de Port-Royal.

— Deux portraits, dont un gravé par Michel Lasne. HAMON (Jean). — 1618-1687. [ PL. 57.]

Jean Hamon, docteur en médecine de la Faculté de Paris, devint en 1651 l’un des solitaires de Port-Royal des

HARLAY DE CHANVALLON —

Champs. Il fut le médecin des religieuses, et celui de tous les pauvres du voisinage. La plupart des épitaphes latines de Port-Royal sont de lui. On sait que Racine voulut être enterré « aux pieds de la fosse de M. Hamon ».

— Portraits peints par Philippe de Champaigne (École de Médecine de Paris; musée de Port-Royal), souvent reproduits par la gravure.

HARLAY DE CHANVALLON (François de). —

Archevêque de Rouen de 1651 à 1671, puis archevêque de Paris jusqu’à sa mort, François de Harlay fut constamment mêlé aux affaires de Port-Royal. Porté d’abord à la conciliation, il ne tarda pas à servir la haine de Louis XIV et des Jésuites; il fut, dit Sainte-Beuve, un persécuteur cauteleux et perfide. En 1679, il chassa les novices et les pensionnaires, et depuis il ne cessa point de donner des preuves de son mauvais vouloir.

— Il existe de Harlay de Chanvallon une quinzaine de beaux portraits; les plus célèbres sont ceux de Philippe de Champaigne (1664) et de Nanteuil (1671).

HARLAY (Marguerite de). — ?-1695. [ PL. 100.] Élisabeth-Marguerite de Harlay de Chanvallon, sœur de l’archevêque de Paris, était abbesse dans le diocèse du Mans lorsque son frère la fit nommer abbesse de Port-Royal de Paris à la mort de la Mère Dorothée Perdreau (1685). Elle dilapida les revenus du monastère, et fut remplacée par sa nièce Marie-Anne de Harlay.

— Un portrait, de valeur médiocre.

HARLAY (Nicolas de). — ?-1704. [P1. 40.]

Ce jeune seigneur, qui occupa dans la magistrature une situation très élevée, est mentionné par Racine comme un des « hommes de mérite » qui se sont formés dans les Petites Écoles de Port-Royal.

— Le portrait de Nicolas de Harlay a été dessiné et gravé d’après nature en 1655, alors qu'il était élève des Petites Écoles; son costume devait être, à peu de chose près, celui de ses condisciples.

HASLE (Louis). — 1621-1680. | PI. 89.] Louis Haslé, docteur de Sorbonne, était un saint prêtre, ami particulier de Mathieu Feydeau, qui le présenta à Choart de Buzanval, évêque de Beauvais. A la mort de ce prélat, en 1679, Haslé dut se retirer parce qu’il professait les doctrines de Port-Royal.

— Un portrait, peint par Cuny et gravé par Vermeulen.

HECQUET (Philippe). — 1661-1737. [ PI. 92.] Hecquet fut médecin de Port-Royal de 1688 à 1693, et médecin des Carmélites du Faubourg Saint-Jacques pendant les trente dernières années de sa vie. Il se dévoua au service de ces religieuses, persécutées pour cause de jansénisme aussi cruellement que Port-Royal même.

— Un portrait, gravé par Daullé d’après Le Belle.

HERMANT (Godefroi). — 1617-1690. [ PL. 70.] Godefroi Hermant, docteur de Sorbonne, ancien recteur de l’Université et chanoine de Beauvais, fut ami d’Arnauld et de Pascal; il était en relations constantes avec Port- Royal. Il mourut subitement au retour d’un pélerinage à Port-Royal. Ses Mémoires sur l'Histoire ecclésiastique sont avant tout un plaidoyer en faveur de Port-Royal.

— Trois portraits, de valeur médiocre.

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