‹ Port-Royal au XVIIe siècleChapitre 31 sur 69 · JANSÉNISME FOUDROYÉ · texte numérisé non relu

JANSÉNISME FOUDROYÉ

HORTEMELS (Magdeleine). — 1687-1774. [| PL. 5à 19.]

Fille d’un libraire de Paris d’origine hollandaise, Magdeleine Hortemels grava en 1710, au plus tard, un album de Port-Royal des Champs qui est justement célèbre. C’est la reproduction de quinze compositions de Magdeleine de Boulogne. Le graveur a copié fidèlement son modèle, et c’est ainsi que Port-Royal détruit n’a pas péri tout entier. Les planches de Magdeleine Hortemels furent jugées séditie et saisies par la police en 1710; on ne tarda pourtant pas à les lui rendre et à en tolérer la vente. Quelques-unes d’entre elles furent éditées chez Cochin; Magdeleine Hortemels épousa en 1713 Charles-Nicolas Cochin, et devint mère de Cochin le jeune. — L’album de Magdeleine Hortemels est rare et très recherché. Il est reproduit ici tout entier, à l’exception du plan à vol d'oiseau qui ferait double emploi

avec une grande planche tout à fait semblable. Les gravures de Magdeleine Hortemels ont exactement 116 millimètres de haut sur 156 de large.

— Malgré les recherches les plus minutieuses, il n’a pas été possible de trouver un portrait de Magdeleine Hortemels. On a dit, mais sans preuve, que le charmant portrait de vieille femme au chat, dessiné par Moreau et reproduit dans la collection des Goncourt (Cabinet des Estampes Aa, 80 a) la représente âgée de quatre-vingts ans.

HURE (Charles). — 1639-1717. [ PI. 89.]

Granges de Port-Royal; il y acheva la Bible de Saci

— Un portrait gravé, sans grande valeur.

ISSALT (Jean). — 1619(?)-1707. [ PI. 88.]

Jean Issali, avocat au Parlement, fut le dernier des amis de Port-Royal dont le cœur fut inhumé dans l’église du monastère; et on put dire de lui le jour de ses funérailles : « Il a aimé Port-Royal, il l’a beaucoup aimé, il Pa toujours aimé, il l’a aimé jusqu’à la fin ». De ses deux filles, l’une fut religieuse à Port-Royal, l’autre, chassée en 1679, ne cessa pas de se considérer comme une religieuse du dehors.

— Un seul portrait, gravé d’après Largillière.

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