‹ Port-Royal au XVIIe siècleChapitre 39 sur 69 · MONTPENSIER · texte numérisé non relu

MONTPENSIER

MONTPENSIER (M"e de). — 1627-1693. [PL 71.

La Grande Mademoiselle, fille de Gaston d'Orléans et cousine de Louis XIV, témoigna toujours beaucoup de sympathie aux religieuses de Port-Royal. Devenue dévote, elle composa des Réflexions sur le premier livre de l’/mitation qui sont imprimées dans l'édition donnée par Port-Royal.

Parmi les nombreux portraits de Mile de Montpensier, on a choisi celui de Regnasson, fait d’après nature.

NÉERCASSEL (Jean de). — 1626-1686. [ PI. 95.] Jean de Néercassel, oratorien hollandais, évêque de Castorie et vicaire apostolique, puis archevêque d’Utrecht, était uni à Port-Royal d'esprit et de cœur ; il y vint deux fois, y dit la messe, et fit présent aux religieuses de précieuses reliques. Son livre de l’Amour pénitent fut dénoncé par les Jésuites comme un ouvrage janséniste,

— Un portrait, gravé en Hollande,

NICOLE (Pierre). — 1625-1695. | PI. 56.] Pierre Nicole, simple bachelier en théologie, fut durant vingt-cinq ans (1654-1679) le compagnon et le collaborateur d’Arnauld. Il fut le maître de Racine aux Petites Écoles, et rédigea les Apologies des religieuses en 1665. Neveu de la Mère Marie des Anges, il s'était lié avec Port-Royal dès l’âge de dix-neufans; il voulait y être enterré, mais son vœu ne fut pas exaucé, il repose à Saint-Médard.

— Le portrait de Nicole, a été peint par Champaigne, et aussi par Mie Chéron, qui le crayonna sans qu’il s’en aperçût; inscium pinxit. Un portrait de Nicole, peint par Champaigne, a été gravé au xvir® siècle par Gaucher; une gravure de Habert le représente assis dans un fauteuil.

NOAILLES (Louis-Antoine de). — 1651-1720.

(PEACoTS |]

Antoine de Noaïlles, évêque de Cahors, puis de Chälonssur-Marne, et finalement archevêque de Paris et cardinal, entra en relations avec les religieuses de Port-Royal en 1695. Il était à leur égard dans les meilleures dispositions, et c’est pour l’ÿy maintenir que Racine écrivit son Histoire de Port-Royal. Mais Noailles était l’approbateur des Réflexions morales du Père Quesnel; le jour où il se brouilla avec les Jésuites, le livre qu’il avait approuvé fut attaqué avec fureur. Noaïilles essaya de tenir tête, mais il était d’un caractère faible; il en vint à persécuter les religieuses, comme autrefois Péréfixe, et à les priver de sacrements. Il détruisit Port-Royal, sauf à venir ensuite verser des larmes sur ses ruines.

— Les portraits de Noaiïlles sont nombreux, et la plupart d’entre eux sont beaux. Ils ont été gravés par Vermeulen, par Drevet, par Edelinck, d’après Largillière et Rigaud.

OLIER ou OLLIER (Jean-Jacques). — 1608-1657.

L'abbé Olier, fondateur du séminaire de Saint-Sulpice et curé de cette paroisse, fut un adversaire déclaré de Port- Royal. Il approuva la conduite d’un de ses vicaires qui refusa les sacrements au duc de Liancourt parce que sa petite-fille était pensionnaire à Port-Royal, et l’on sait que ç'a été la cause première des Provinciales.

— Un portrait médiocre, plusieurs fois reproduit.

Paix de l'Église (Médailles), v. Médailles.

Page 1