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Tougours les trois amis de Job, et les bons amis de Cour

aux Grecs, leur donna la poésie ^ » Dans la querelle des Anciens et des Modernes, les défenseurs tout littéraires des premiers se sont peu avisés d'un argument religieux si transcendant. Mais cette vue, qui devait sembler très-justifiable à M. de Saint-Cyran lorsqu'il comparait le traité des Offi^^es de saint Ambroise à celui de Gicéron, cette vue d'un tel divorce presque légitime entre le règne du libre génie naturel et le chemin du Calvaire, qui pouvait être encore très-spécieuse en France à la date de 1643, chez un théologien pour qui le Polyeucte du théâtre n'existait pas, allait devenir sujette à bien des amendements quelques années après, lorsque tomberaient coup sur coup, et de tout leur poids, dans la balance chrélienne, TOraison funèbre de la reine d'Angleterre, les Pensées de Pascal et Athalie.

M* de Saint-Cyran, une fois sur ce sujet, en vient à parler de la composition des ouvrages et des dispositions qu'on y doit apporter :

* n faut, dit-il k M. Le Maître, se considérer comme c Pinstrument et la plume de Dieu, ne s'élevant point si on c avance, ne se décourageant point si on ne réussit pas ; c car il ne faut pas moins de grâce pour éviter rabattement c que relèvement, puisque l'un et l'autre est un effet de c notre orgueil.... Vous avez vu dans saint Bernard qu'il ff compare Dieu, au regard des hommes, à un écrivain ou à € un peintre qui conduit la main d'un petit enfant, et ne c demande au petit enfant autre chose, sinon qu'il ne remue c point sa main, mais qu'il la laisse conduire : ce que fait c souvent l'homme qui résiste au mouvement de Dieu. C'est c donc, dit ce saint homme, Pécrivain et non Penfant qui ff écrit; et il seroit ridicule que Penfant eût vanité de ce c qu'il auroit fait, puisque, pour écrire toujours de même, M il auroit besoin d'avoir toujours le même maître, et que • sans lui il écriroit ridiculement. Il en est ainsi de Dieu et « des honunes. C'est pourquoi il n'y a rien de si raisonnable

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